Parfums de glace insolites au Japon

Au Japon, on trouve des parfums de glace insolites, qui connaissent parfois même un grand succès.  Si vous prévoyez une visite au Japon, c’est l’occasion d’expérimenter des saveurs différentes !

Glace au Matcha et glace au haricot AzukiAu Japon, toutes sortes de produits au goût « matcha » (thé vert) sont très populaires: des KitKat, des cheesecakes, des bonbons etc. Alors une glace au thé vert, ce n’est plus vraiment surprenant…

Et à droite, voici une boule de glace à l’haricot Azuki (アズキ). Elle contient des morceaux de haricot rouge qui se mêlent étonnement bien à la texture de la glace.

Glace à la patate douce violettePourquoi pas ? Elle est aussi vendue par la marque Häagen-Dazs.

Glace à la méduseLa glace à la méduse a l’air d’une glace normale à première vue, mais en la mangeant vous sentirez des morceaux de texture gélatineuse.

WasabiOui, une glace au wasabi. Plutôt douce au début, mais qui révèle ensuite un arrière-goût particulièrement piquant.

Isa SumiVous ne rêvez pas. Il est possible de manger au Japon une glace à l’encre de calamar (Ika Sumi). Attention, cette glace laisse des taches noires sur les dents…

Glace au MisoAutrement dit, une glace à la pâte de soja fermentée, qu’on utilise habituellement pour la soupe et les sauces.

Le Aoi Matsuri 葵祭 à Kyoto

Chaque année, le 15 mai à Kyoto, on célèbre le Aoi Matsuri (葵祭), aussi connu sous le nom du Festival Kamo.L’attraction principale du Aoi Matsuri est son grand cortège impérial de plus de 500 personnes richement vêtues dans le style aristocratique de lépoque de Heian (平安時代). Au sein de la parade, on compte aussi 36 chevaux montés, 4 bœufs et  2 chariots tirés par des bœufs.

La procession débute à 10h30 au Palais Impérial de Kyoto, le Kyoto-gosho (京都御所 ), où l’Empereur habitait à l’époque. Elle fait une escale au sanctuaire shinto Shimogamo (下鴨神社) et vers 15h30, la parade arrive à sa destination finale : le sanctuaire shinto Kamigamo (上賀茂神社). C’est là qu’ont lieu une multitude de spectacles de danse, ainsi que des épreuves d’équitation.

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Groupe sanguin et personnalité : croyance populaire au Japon

Au Japon, il existe une croyance populaire selon laquelle le groupe sanguin influence les traits de base de la personnalité. On appelle cette théorie ketsueki-gata (血液型). Ne soyez donc pas surpris qu’un japonais (qui n’est pas médecin !) vous demande votre groupe sanguin.

Même si cette théorie n’est pas du tout scientifique, et ne repose sur aucune preuve empirique, elle est bien ancrée dans la culture japonaise, si bien qu’on peut suivre tous les jours à la télé l’horoscope des groupes sanguins.

On trouve aussi divers produits, déclinés en plusieurs versions « A », « B », « AB » et « O », sensés convenir au groupe sanguin du consommateur :  boissons, chewing-gum…. Ceux-ci sont particulièrement populaires chez les écolières et lycéennes japonaises. De plus, sur les biographies des célébrités et personnages de la culture populaire (manga, anime et jeux vidéos), le groupe sanguin est toujours mentionné. Cela fait partie des caractéristiques essentielles !

Il existe même des agences de rencontres basées sur la compatibilité du groupe sanguin.

Par contre, la culture populaire du groupe sanguin a aussi un côté sombre…En effet, la différence de type sanguin d’une personne dans un groupe peut mener à de la discrimination, voire du harcèlement. Surtout dans le milieu scolaire,on parle de buraddo taipu harasumento (ブラッドタイプハラスメント), ou plus couramment appelé bura-hara (ブラハラ), pour désigner le harcèlement lié au groupe sanguin.

C’est en 1927, avec la publication de l’ouvrage « Étude du caractère selon le groupe sanguin » par Furukawa Takeji, que la croyance populaire prit naissance. D’après les observations de l’auteur, les tempéraments des gens pouvaient être catégorisés selon leur groupe sanguin. Même si ce n’était qu’une pseudoscience, l’idée de l’influence du type sanguin sur la personnalité se répandit rapidement au Japon. Continuer la lecture de « Groupe sanguin et personnalité : croyance populaire au Japon »

Kodomo no Hi, la fête des petits garçons japonais

Le 5 mai, les japonais célèbrent la Kodomo no Hi (子供の日), littéralement la « journée des enfants ». C’est aussi le dernier jour férié de la Golden Week (ゴールデンウィーク).

C’est la fête des enfants, et plus particulièrement la fête des garçons, les filles étant déjà célébrées le 3 mars, lors de la fête des poupées Hina Matsuri (ひな祭り).

Lors de la Kodomo no Hi, vous ne manquerez pas de voir flotter à l’air, dans les jardins, les rues et au dessus des rivières, des banderoles de carpes multicolores : les koinobori (鯉幟). Il s’agit de manches à air en forme de carpe Koï, le symbole de la force et le courage. En effet, d’après une légende chinoise, les carpes sont capables de nager vigoureusement à contre-courant, si bien qu’elles peuvent remonter le fleuve et même, s’envoler vers le ciel et devenir des dragons ! Tout comme les carpes, les petits garçons japonais doivent se montrer persévérants et affronter les obstacles avec un esprit positif ! Continuer la lecture de « Kodomo no Hi, la fête des petits garçons japonais »

KYOTOGRAPHIE, le festival international de photographie 2017

En ce moment a lieu à Kyoto la 5ème édition du festival international de photographie, « KYOTOGRAPHIE » (ウィキペディア). C’est le grand rendez-vous des amoureux de la photo. Il attire plus de 250 000 visiteurs du monde entier depuis 2013.Cette année, KYOTOGRAPHIE se tient donc à Kyoto pour quatre semaines de ravissement, du 15 avril au 14 mai 2017.

Au programme, de nombreuses expositions, des ateliers artistiques et des événements uniques autour de … l’amour !

En effet, le thème choisi pour cette 5ème édition printanière n’est autre que « LOVE ».Crédit Photo : 吉田亮人「Falling Leaves」 2017年 Akihito Yoshida « Falling Leaves » 2017 © Akihito Yoshida

Travaillé sous toutes ses formes, l’amour est célébré dans des lieux à la fois traditionnels et modernes de Kyoto, au fil d’expositions de photos toutes plus surprenantes les unes que les autres.Crédit Photo : フランス国立ギメ東洋美術館・写真コレクションより 山茂堂「結婚式」1870 年代 Guimet Nation al Museum of Asian Arts, Photographic collections Theater of Love © MNAAG.

Ainsi, le but du festival KYOTOGRAPHIE est de toucher un public de tous les âges et de tous horizons, réuni pour ce festival d’envergure artistique hors du commun.

Au-delà de l’amour qui transparait dans tout le festival, de nombreux autres thèmes liés à la culture japonaise sont aussi investis, comme les Machiya, la cérémonie de thé, la tradition et l’innovation… visant à susciter un débat chez les visiteurs déambulant dans les galleries. 

Comme le suggère le photographe américain Burk Uzzle, cité sur le site de KYOTOGRAPHIE :

« La photographie est une histoire d’amour avec la vie. ».

Le site officiel du festival : http://www.kyotographie.jp/

Kawayuka, les terrasses sur pilotis le long de Kamogawa

Chaque année à partir de mai, la rivière Kamogawa (鴨川) de Kyoto voit fleurir le long de ses berges des terrasses sur pilotis, entre les ponts Nijô et Gojô. Ces terrasses provisoires, qu’on appelle en japonais kawayuka, surplombent la rivière et offrent un cadre exceptionnel pour déjeuner ou dîner.

Elles permettent de profiter d’une brise fraiche, tant appréciée au coeur de la chaleur estivale de Kyoto !

On y observe aussi les passants le long de la rivière, ainsi que quelques spécimens de la faune, entre autres, le héron cendré et les canards sauvages, éponymes de la Kamogawa (littéralement kamo signifie canard sauvage).

Par exemple, voici Napoléon, un héron cendré très symparthique, qui aime rendre visite à la terrasse de Kawa Café, restaurant franco-japonais situé au bord de Kamogawa.

 

La construction des terrasses sur pilotis commence bien sûr un peu plus tôt, tandis que leur ouverture officielle se fait le premier mai et leur fermeture est fin septembre.

Donc chaque année on monte est démonte toutes les terrasses.

Les régulations concernant les kamoyuka sont strictement contrôlées par l’association des Yuka de Kamogawa à Kyoto.

L’origine des kawayuka remonte à l’époque Edo (1603 – 1868) ; on les appelait alors les « places fraîches de Kawara ».

Lorsque la rivière était asséchée l’été, des commerçants s’installaient dans le creux de son lit pour y vendre du thé et d’autres marchandises, attirant beaucoup de monde le long de Kamogawa.

De plus, des spectacles étaient organisés sur les terrasses sur pilotis, par exemple le kabuki de la célèbre Izumono Okuni (出雲阿国).Les berges de la rivière Kamogawa étaient ainsi, déjà dans le temps, un lieu à la fois commercial et culturel très prisé.

A noter qu’il y a une charge de Y500 voire plus par personne. Si le menu est au-dessus de Y5000 en général c’est compris dans le tarif.

Si vous avez eu une journée chargée en visite et chaleur Kyotoite, Il est préférable de faire un petit passage à l’hôtel avant d’y allez…  

Le tatouage au Japon

En Occident, le tatouage est un phénomène de mode, très répandu et qu’on affiche sans pudeur. Au Japon, c’est tout l’inverse.

Le tatouage a une connotation négative ; il est associé à la mafia ou tout simplement perçu comme ringard. En effet, aux yeux de la société japonaise, le tatouage n’est pas du tout « cool » mais témoigne au contraire d’un style médiocre.

Bref, le tatouage est très mal accepté au Japon. À l’entrée des bains publics (onsen), vous verrez d’ailleurs des panneaux interdisant l’admission aux personnes tatouées.

Dans le quotidien, il est vivement recommandé de couvrir vos tatouages afin de respecter les coutumes des japonais.

L’histoire du tatouage au Japon:

On appelle irezumi (入れ墨) l’art du tatouage japonais traditionnel. Il recouvre une large portion du corps, généralement tout le dos, le torse et les bras.

L’irezumi prend donc beaucoup de temps à réaliser, souvent plusieurs années.Dans ses motifs, on retrouve souvent la carpe Koï, qui symbolique la force et le courage, ainsi que des dragons ou autres créatures folkloriques.

Parmi les fleurs tatouées, on voit souvent le sakura, qui représente le caractère éphémère de la vie ; la chrysanthème qui symbolise la détermination ; et la pivoine qui représente la richesse. Continuer la lecture de « Le tatouage au Japon »

Marché aux puces de Tenjin (北野天満宮杜弘法市)

Le temple Kitano Tenmangu à Kyoto acceuille tous les 25 du mois un grand marché aux puces, plus connu sous le nom du marché de TenjinIl a lieu quatre jours après le marché aux puces de Tōji, si bien qu’un proverbe local dit « Beau temps au marché de Tōji, temps pluvieux au marché de Tenjin », ce qui sous-entend que le temps à Kyoto change rapidement, seulement en l’espace de quelques jours !

Parmi les deux cent stands, les chineurs trouvent forcément leur bonheur au marché de Tenjin.

On y trouve des pièces inédites d’artisanat japonais, des kimonos, des antiquités, des accessoires traditionnels, des tissus, des objets faits main en tous genres.Ainsi bien sûr que de superbes pièces de céramique japonaise, notamment du raku, à des prix très abordables.D’autres stands proposent aussi de quoi se restaurer. Au menu, des takoyaki (ci-dessous) et autres plats salés ou sucrés pour le plaisir des papilles, et à emporter dans sa promenade. 

Le Mont Fuji


On l’appelle Fuji-san (富士山), Fujiyama ou tout simplement le Mont Fuji. Le célèbre volcan japonais se trouve au sud de l’île de Honshū, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Tokyo. Il culmine à 3776 mètres d’altitude, ce qui en fait le plus haut point du Japon.

Le Mont Fuji est non seulement un symbole national du Japon, mais aussi un lieu de culte et de pèlerinage et une grande source d’inspiration pour les artistes du monde entier.

D’ailleurs, il a été à ce titre inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO : « Fuji-san, lieu sacré et source d’inspiration artistique ».

Le mont Fuji serait né, il y a plus de 600 000 ans, de la formation successive de trois volcans qui se seraient rejoint au fil des éruptions. Il s’agit d’un volcan de type explosif, c’est-à-dire que ses éruptions dégagent des panaches de cendres et des nuées ardentes (et non pas des coulées de lave). Sa dernière éruption remonte à 1707, suite au tremblement de terre qui secoua le Japon le 28 octobre 1707. On la nomma l’éruption de l’ère Hōei (宝永大噴火)Aujourd’hui, le mont Fuji est toujours considéré comme un volcan actif, bien que le risque d’éruption soit jugé très faible.

Depuis le VIIème siècle, plusieurs croyances religieuses sont associées à Fuji-san.

Une légende Shinto raconte qu’un empereur japonais détenait un élixir d’immortalité, qu’il ordonna un jour de détruire au sommet du Mont Fuji. Ce serait l’origine de la fumée qui s’en dégage parfois. Continuer la lecture de « Le Mont Fuji »

Torii, le portail japonais vers le monde sacré

Un torii 鳥居 est un portail traditionnel qu’on trouve à l’entrée des sanctuaires Shinto (en japonais jinja 神社) . Le torii a une grande symbolique : c’est la porte d’entrée vers de monde des Kamis (), les dieux du Shintoïsme.

Ce portail délimite donc la frontière précise – qu’on nomme Kekkai en japonais – entre le monde profane et le monde sacré. C’est pourquoi lorsque vous entrez dans un temple Shinto, il vous faut franchir le torii une deuxième fois en sortant, afin de revenir dans le monde des humains. Si vous avez prévu de prendre une autre sortie, vous ne devriez pas passer sous le torii à l’entrée !

Il existe de nombreuses architectures de torii. La plus simple est constituée de deux piliers portant une barre horizontale. D’autres types de torii possèdent plus de piliers ou de barres, et ceux-ci peuvent aussi êtres courbés ou droits.Le torii est fait de pierre, de bois ou de bronze, et parfois recouvert d’une couche de peinture rouge vermillon, comme c’est le cas dans le célèbre sanctuaire Fushimi Imari Taisha (伏見稲荷大社) à Kyoto, qui en abrite plus de dix mille !Ce sanctuaire shintoïste, bâti en 711, est dédié au Dieu du l’agriculture et du riz, Imari. Dix mille toriis y sont alignés sur plusieurs kilomètres, et forment un tunnel dans lequel les visiteurs se promènent. La grande majorité de ces toriis sont en fait des dons de familles fortunées ou d’entreprises. Continuer la lecture de « Torii, le portail japonais vers le monde sacré »