Visiter un Temple Zen

Dans les temples zen, on pratique le « Zazen », ça veut dire la méditation en position assise avec les jambes croisées et le dos droit. C’est un moyen pour atteindre l’illumination.

Mais dans l’école Zen, il y a une chose encore plus importante que la pratique du Zazen.

Pouvez vous imaginer ce que c’est ?

C’est le nettoyage ! En effet, avant de commencer toute méditation, il faut d’abord rendre propre l’espace autour de soi. Nettoyer permet de garder le cœur propre, ce qui est très important dans le bouddhisme Zen. Nettoyer son environnement signifie « travailler », ce qui correspond au « mouvement », alors que la méditation équivaut à la « tranquillité ». L’équilibre entre le mouvement et l’immobilité est la quintessence du Zen.

La pratique de la méditation ne suffit pas à atteindre l’illumination. Donc, n’oubliez pas de bien nettoyer votre maison avant de venir au Japon !

À Kyoto, on vous recommande de visiter les temples Zen tels que le Tenryuji, le Nanzenji, le Kenninji et le Tofukuji.

L’important dans les temples Zen, est de pouvoir ressentir ce qui est nécessaire pour soi-même.

Du XIIème au XIVème siècle (appelé l’époque de Kamakura), le zen a été accepté par la classe des guerriers. Sur le champ de bataille, ils frôlaient la mort très souvent et devaient se préparer à mourir. Afin d’éviter ce sort, ils devaient avoir un très bon jugement et aiguiser leur esprit pour survivre. Ainsi la pratique du zen était nécessaire pour eux.

Les jardins de temple zen expriment plus particulièrement l’ « esprit zen », qui a pour but de saisir la beauté des choses simples et éphémères. Le sable, les pierres, la rivière, la cascade, les arbres et les bâtiments sont savamment disposés afin de donner plusieurs interprétations aux visiteurs. Ils vous permetteront de laisser libre cours à votre imagination et de retrouver votre calme. C’est à vous de décider le sens que vous souhaitez donner à chacun des éléments.

C’est lorsque l’on arrive à mettre la subjectivité en concordance avec l’objectivité que l’on peut parvenir à saisir le charme de ces endroits.

Selon le célèbre jardinier du XIVème siècle, Muso Soseki, « la valeur des jardins ne dépend pas de ses rivières ni de ses montagnes, mais de son âme ».