Cérémonie du thé

Histoire de la cérémonie du thé.

Il n’est pas surprenant de découvrir que c’est par la Chine qu’arriva le thé, avec la religion Bouddhiste au VII éme siècle. Le moine Saicho, en 805, fut le premier à cultiver le thé à l’intérieur d’un temple situé à Sakamoto. L’Empereur Saga, 10 ans plus tard, découvrit puis encouragea dans l’aristocratie de Heian, la dégustation du thé selon les rites chinois.

Avec l’arrivée des Bushis au pouvoir en 1185, la tradition du thé disparut dans l’aristocratie Japonaise, dorénavant plus tournée vers les arts typiquement Japonais (littérature). Pourtant les moines Zen continuèrent à cultiver le thé, notamment à Uji près de Kyôto. C’est le moine Zen Eisai qui répandit ce breuvage dans tous les temples de la secte.

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Uji

Uji (宇治市, Uji-shi) est une ville du Japon située au sud de Kyoto dans la préfecture de Kyoto. En 2010, Uji a une population estimée à 189 526 habitants, ce qui en fait la plus grande ville de la préfecture, après la ville de Kyōto.

Uji

La ville se trouve sur la rivière Uji (Ujigawa), qui prend sa source dans le lac Biwa. Située entre les deux anciennes capitales de Nara (奈良) et Kyōto (京都), et étant une des plus anciennes villes du Japon, ses racines vont presque aussi profond dans l’histoire du Japon que celles de ses deux illustres voisines.

Uji a été le théâtre de nombreuses célèbres histoires anciennes ; rare exemple d’une ville japonaise historique dont le développement moderne n’a pas perturbé la beauté traditionnelle de la ville. Il y a des magasins qui sont ouverts depuis des centaines d’années. La ville est également célèbre pour son thé vert (Matcha, Bancha, Sencha ou Gyokurô)

Thé vert - Matcha

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La rivière Uji (Kyoto)

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Rivière à Uji

À 10 km au sud-est de la ville, il y a un site pittoresque qui fascine les visiteurs depuis le moyen âge : Uji. Sa rivière qui prend sa source au lac Biwa, le plus grand lac du Japon, donne un panorama magnifique sur les montagnes brumeuses. Vous ne devez pas manquer le sanctuaire Ujigami, la plus ancienne construction shintoïste datant des années 1060 ainsi que le temple Byodo-in, un pavillon considéré comme une représentation du paradis, figurant sur une des faces de la pièce de 10 yens. De plus, le thé de la ville d’Uji est le plus renommé du Japon car les shoguns d’autrefois buvaient son thé en poudre « matcha ». Le site a également donné naissance au procédé de fabrication du thé « sencha », consommé quotidiennement.

Accès à Uji : Prenez la ligne JR à la gare de Kyoto vers Uji et Nara (quai 8 à 10) et descendez à Uji (17 min. en train rapide). Ou prenez la ligne Keihan et changez à la station  Chushojima puis prenez la correspondance pour la ligne Uji.

Le sanctuaire Fushimi-inari

Au sud-est de la ville de Kyoto (京都), se trouve le sanctuaire Fushimi-inari (伏見稲荷) et ses milliers de portiques rouges : les Torii (鳥居). Il date de 711. Beaucoup de gens viennent prier ici pour la santé de la famille, la prospérité ou bien le succès dans les affaires. Ce sanctuaire a également attiré un grand nombre de paysans qui souhaitaient une bonne récolte, le dieu du riz y étant représenté.

Le riz était d’autant plus important qu’il était, à cette époque, utilisé comme monnaie. Aujourd’hui, ce sanctuaire attire un publique varié : les agriculteurs, bien sûr, mais aussi les ouvriers, les hommes d’affaires et dirigeants d’entreprises, …

Au Japon il y a des milliers de sanctuaires qui portent le nom « Inari (稲荷)». Ce terme signifie la « récolte du riz ». Si vous apercevez un monument qui s’appelle …-inari, cela signifie que c’est un sanctuaire qui fut construit pour souhaiter une bonne récolte et honorer le dieu de la terre. En fait le sanctuaire Fushimi-inari est le siège de tous ces sanctuaires qui sont au nombre de 30 000 dans tout le Japon.

Dans l’enceinte on aperçoit souvent des statues en pierre représentant un renard (en japonais kitsune ; 狐). Au Japon le renard symbolise la moisson : il descend de la montagne pour chercher de la nourriture au printemps et rentre après l’automne. Cette période correspond à celle de la culture du riz : le repiquage à lieu à partir de fin-mai et la récolte entre septembre et novembre.

Le sanctuaire Fushimi 2

Regardez aussi les objets dans la gueule de ces statues. Certaines ont des épis de riz, d’autres une clef et d’autres encore une balle. La clef est celle du dépôt dans lequel on conservait autrefois le riz. La balle représente l’âme ou la parole de dieu. En japonais la clef se dit kagi (鍵) et la balle tama (玉). Continuer la lecture de « Le sanctuaire Fushimi-inari »

Le Byodo-in 平等院鳳凰堂

À 10 km au sud-ouest de la ville de Kyoto se trouve Uji, une ville renommée pour son paysage pittoresque et pour la qualité de ses thés. La rivière d’Uji, s’écoule du lac Biwako (le plus grand lac du Japon) et traverse Uji. Avec les montagnes embrumées que l’on peut apercevoir en arrière-plan, elle donne son charme à cette ville.

Situé à côté de la rivière, le temple Byodo-in (平等院) fut construit en 1052 (période Heian) par Fujiwara-no-Yorimichi (藤原頼通). Cette époque fut marquée par l’ascension du clan Fujiwara, une famille aristocratique, qui maintenait son pouvoir en mariant systématiquement ses filles aux jeunes fils de la famille impériale. Grâce à ses relations avec l’Empereur, le clan Fujiwara a connu la prospérité malgré les épidémies, les famines, les séismes et les conflits au cours de l’histoire. Le XIème siècle était considéré comme une période sombre appelée « Mappo (末法) ». En effet, cette période correspond au 2 000ème anniversaire de la mort de Shakyamuni (釈迦)- le grand bouddha ou bouddha suprême Siddhārtha Gautama qui fonda le bouddhisme. Une prédiction disait que, tous les mille ans, le bouddhisme tomberait en désuétude et le pays s’effondrerait si rien n’était fait.

Le seul moyen pour relancer le pays et redonner confiance au peuple était de leur permettre d’accéder au paradis où habitait Amitaabha (Amida 阿弥陀), une sorte de Bouddha (仏陀) éternel.

Yorimichi fit donc construire le pavillon du Byodo-in et fonder une grande statue d’Amida à l’íntérieur. Il a investi beaucoup d’argent dans ce pavillon symétrique qui symbolise l’égalité, notion très importante dans le bouddhisme.

Ce pavillon s’appelle aussi Ho-o-do (鳳凰堂), Pavillon du Phénix, parce qu’il représente un phénix se posant à terre. Le phénix est un oiseau mythologique qui peut renaître plusieurs fois de ses cendres. (Voir aussi le Kinkakuji)

En regardant ce pavillon, vous pourrez imaginer le monde dont les gens d’autrefois rêvaient. Sa disposition est unique au Japon : le pavillon symétrique se place derrière un étang. Le point d’observation correspond à notre monde, le monde des vivants, alors que l’autre côté de l’étang, où se trouve le pavillon, représente l’autre monde, celui où on accède après la mort. Les gens recherchaient ici la tranquillité et venaient prier pour le repos de leur âme. C’est ainsi que ce temple est devenu célèbre au Japon et figure aujourd’hui sur les pièces de dix yens.

À l’intérieur du pavillon, la grande statue de Bouddha réalisée par le sculpteur Jocho trône au centre de la pièce. Autour de lui, accrochées au mur, se trouvaient 52 statues de musiciens sur leur nuage. La moitié d’entre elles est  maintenant exposée au musée Hoshokan (鳳翔館), qui se trouve dans l’enceinte du temple, pour des raisons de conservation. L’ensemble représente le voyage après la mort. En effet, à sa mort, Bouddha et ses accompagnateurs, sous l’apparence de musiciens, viendront chercher l’âme du défunt.

Selon que l’on ait commis des péchés ou non de son vivant, les formations de musiciens descendant sur terre se présentent de neuf façons différentes. Les tableaux peints sur les murs du pavillon représentent Kuhon-raigo-zu (九品来迎図), littéralement « neuf scènes différentes de l’arrivée depuis le paradis ». Les tableaux originaux de l’intérieur du pavillon sont presque effacés, mais vous pourrez voir des répliques dans le musée. Yorimichi mourut à l’âge de 83 ans, dans le pavillon, juste devant la grande statue de Bouddha.