Ryōan-ji

ryoanji kyotoLe Ryōan-ji (龍安寺, littéralement Temple du repos du dragon) est un monastère zen situé dans le Nord-Ouest de Kyōto, construit en 1450, durant l’ère Muromachi (室町時代 1336-1573). Il fait partie du Patrimoine mondial de l’UNESCO, étant l’un des monuments historiques de l’ancienne Kyoto. Le temple appartient à l’école Myōshin-ji de la branche rinzai du bouddhisme zen.

Le monastère a été fondé par Hosokawa Katsumoto (細川勝元 1430-1473), un aristocrate au cours de la période Muromachi. Katsumoto reçu une villa en succession d’un ministre impérial japonais, Tokudaiji Saneyoshi, puis pour en faire un temple, invite alors le 5ème abbé de l’école Myōshin-ji, Giten Genshō (1393-1462), pour qu’il devienne le moine fondateur du temple et ainsi soutenir la branche Rinzai du bouddhisme zen. Continuer la lecture de « Ryōan-ji »

Shintoisme

Les deux religions principales du Japon sont le shintoïsme (神道) et le bouddhisme (仏教). Le shintoïsme est polythéiste et animiste, tandis que le bouddhisme est en général considéré comme une philosophie athée. Dans ce premier, il existe huit millions de divinités, dites Yao-yorozu-no-Kami (八百万の神), qui résident dans la nature ou dans les éléments naturels. Le shintoïsme ressemble donc aux religions indigènes des Indiens ou des Aborigènes d’Australie. Ce n’est pas une religion révélée car elle ne fut pas créée par une personne suite à une révélation divine, à une époque précise. Elle ne s’appuie pas sur des écrits saints et a évolué avec le peuple japonais. C’est pourquoi l’origine du shintoïsme n’est pas exactement élucidée.

Par rapport aux Européens, les Japonais sont souvent plus libre au niveau de la religion. Le shintoïsme marque les étapes importante dans la vie : naissance, études, travail et mariage. Ce culte joue un rôle important au Japon pour apporter la chance ou le succès. Les agriculteurs font leurs vœux pour une bonne récolte et la plupart des Japonais vont au sanctuaire pour le Nouvel an. Suivant les rites de cette religion, ils sont shintoïstes. Cependant, cela dépend des personnes et de leur degré de croyance.

Les Japonais sont la plupart du temps à la fois respectueux des innombrables divinités qui peuplent leur univers et fidèles à l’enseignement de Bouddha. Par conséquent, ils se marient shintoïstes mais ils meurent bouddhistes. Le shintoïsme et le bouddhisme ne sont que les troncs d’où partent une multitude d’écoles d’importance variable. Continuer la lecture de « Shintoisme »