Les Japonais, partie 4 : prise de conscience après le tremblement de terre

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Selon un sondage effectué en 2004 par la station de Kobe de la NHK, la seule chaîne publique de télévision au Japon, 60% des sinistrés sentaient que le souvenir et les leçons du tremblement de terre du 17 janvier 1995 avaient plus ou moins été oubliées par la société. A peine deux ans ont passé depuis le grand tremblement de terre du Tohoku, mais les sinistrés ont toujours cette même inquiétude.

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Le Japon

 

Le pays du Soleil Levant, en japonais 日本国 (Nihon-koku), est un archipel de 8645 îles situé à l’Est du continent asiatique. L’archipel s’étend sur environ trois mille kilomètres, des îles Kouriles (administrées par la Russie) au nord, à Taïwan au sud. Les quatre principales îles sont du nord au sud Hokkaidō, Honshū, Shikoku et Kyūshū.

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Un an après le grand tremblement de terre du Tohoku

Un an a passé depuis le grand tremblement de terre du Tohoku (東日本大震災). Les afflictions des sinistrés sont gravées dans les mémoires. Alors, que pouvons-nous faire maintenant ?

 

Le Japon va bientôt accueillir la saison des cerisiers. La plupart des Japonais aiment cette fleur éphémère. Très beaux, ses pétales évoquent la tristesse pour ceux qui viennent de perdre leurs proches et c’était exactement le cas l’année dernière. Autrefois, cette fleur à cinq pétales était aussi le symbole des kamikazes, avions-suicide de l’armée de l’air. Aujourd’hui, les Japonais trouvent une valeur esthétique dans cette fleur qui s’épanouit et tombe aussitôt.

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Chantons Furusato, espérons que les sinistrés regagnent leur terre natale

Onze mois ont passé depuis le grand tremblement de terre du Tohoku (東日本大震災). Saviez-vous que, désormais, les sinistrés utilisaient une chanson enfantine intitulée Furusato comme hymne ? : Furusato (故郷) veut dire petite patrie.

Le 11 mars 2011, le séisme a frappé le Japon alors même que le pays était déjà en difficultés du fait de la hausse du yen et de la déflation. Même si la reprise économique est observée en ville, ce n’est pas le cas en province, surtout à cause de la difficile possibilité d’augmentation de salaire. Les fonds et les jeunes talents convergeant vers la capitale, le déclin rural est difficile à enrayer. Après la catastrophe du 11 mars et la crise nucléaire qui a suivi, divers problèmes ont été mis en avant : le déclin des provinces, l’inefficacité des mesures proposées contre le chômage, l’insuffisance de la politique mise en place et le risque de chute excessive des prix qui entraîne la délocalisation des lieux de production. Le Japon se trouve à un tournant décisif de son histoire.

 

Ce qui donne du courage aux sinistrés obligés de fuir leurs ville et village natals, c’est la chanson intitulée Furusato. Elle a été créée à l’époque de Taisho (大正, 1912-1926) et était souvent chantée par des travailleurs migrants qui devaient quitter leur pays natal, et par les sinistrés aujourd’hui. Voici les paroles :

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Kizuna : lien de s’entraider 絆 助け合うつながり

Le 20 mars 2011, un garçon de seize ans et sa grand-mère, isolés sous des décombres pendant 217 heures, ont été retrouvés sains et saufs. Ils ont été hospitalisés et leur état est maintenant stable.

Les opérations de sauvetage se poursuivent dans les régions sinistrées. Au 22 mars, on dénombre 8 805 morts et 18 335 disparus. Les réfugiés peinent à avoir de la nourriture, des médicaments, de l’électricité, du pétrole et de l’essence. Comme c’est une région froide, les situations sont encore plus difficiles pour les femmes enceintes, les bébés et les personnes âgées ou malades.

Les Japonais se rappellent le grand séisme de Kobe (神戸), qui avait eu lieu il y a seize ans et qui avait fait 6 434 victimes. La ville avait été détruite par des secousses sismiques, tandis que cette fois-ci c’est un tsunami qui a dévasté la région de Tohoku (東北). Les anciens sinistrés de Kobe et de nombreux volontaires dans tout le Japon se sont mobilisés pour venir bénévolement en aide aux réfugiés. Sur les lieux du drame, aucune émeute ni pillage, preuve de la discipline des Japonais.

Le caractère de la photo, 「絆」, se lit ‘kizuna‘ et signifie ‘lien’. Il est composé de deux parties, 「糸」 qui signifie ‘fil’ et 「半」, ‘moitié’. Tous les êtres humains sont unis les uns aux autres par des fils invisibles et ils doivent s’entraider pour maintenir ces liens fragiles.

JSS