Voyager au Japon ne présenterait aucun risque

L’Association internationale du transport aérien s’appuie sur un communiqué de l’ONU publié le 2 avril pour modérer les inquiétudes liées aux risques pour la santé des voyageurs à destination du Japon et sur l’interruption des vols en provenance ou à destination du pays.

L’Association internationale du transport aérien (International Air Transport Association ou IATA), basée à Genève a bien reçu la confirmation par les six agences de l’ONU chargées de surveiller la centrale nucléaire endommagée de Dai-ichi à Fukushima que ni la santé ni les services de transport n’étaient menacés.

Le communiqué de l’ONU, publié le 2 avril, affirme également qu’il est inutile pour les passagers en provenance du Japon de passer un contrôle de radiation à leur arrivée dans les ports et aéroports.

Ces conclusions sont communes à l’Organisation mondiale de la santé, à l’Agence internationale de l’énergie atomique, à l’Organisation météorologique mondiale, à l’Organisation maritime internationale, à l’Organisation de l’aviation civile internationale et à l’Organisation mondiale du tourisme.

Selon les études menées par ces organisations, la surveillance constante des aéroports japonais et leurs environs montre que les niveaux de radiation ne dépassent pas les limites acceptables du point de vue de la santé. Il est conseillé aux voyageurs à destination du Japon de consulter un site Internet dédié, crée par Le Bureau japonais de l’aviation civile.

Il est également souligné que tous les aéroports du Japon, excepté celui de Sendai, gravement endommagé lors du tsunami du 11 mars, fonctionnent normalement pour les vols domestiques comme pour les vols internationaux.

Repartition des sources de production d’electrecité au Japon

Dix grandes entreprises électriques, chacune ayant un monopole régional, se répartissent 85 % du marché de la fourniture d’électricité au Japon. Ces compagnies privées contrôlent à la fois la production et les infrastructures de distribution d’électricité. Des dix électriciens, Tokyo Electric Power (Tepco, l’opérateur de la centrale de Fukushima) est de loin le plus important, avec 27 % de la capacité de production.
L’électricité japonaise repose à 63 % sur les centrales thermiques (charbon, gaz naturel liquéfié, fioul…), ce qui implique, pour un pays disposant de peu de ressources fossiles, un faible niveau d’autosuffisance : 16 %, selon les données de l’Agence d’information sur l’énergie américaine. Le Japon est ainsi le premier importateur au monde de charbon et de gaz naturel liquéfié. L’énergie nucléaire représente la deuxième source d’électricité (27 %). Une faible part (2 %) est fournie par les énergies renouvelables, bien que le Japon soit le troisième producteur mondial d’énergie solaire et que d’importants projets d’éolien en mer soient en cours de discussion.

Conséquence de la politique pionnière de recherche en économies d’énergie, les Japonais consomment par tête moitié moins d’énergie que les Américains, selon des données de l’ONU. Le niveau de consommation d’énergie est équivalent à celui d’il y a quarante ans, malgré la hausse du niveau de vie. Selon les projections officielles, la consommation énergétique ne devrait augmenter que de 0,7 % par an jusqu’en 2018. Après Fukushima, les Japonais vont donc tenter de tirer parti de leur avance en matière d’économies d’énergie pour réduire leur double dépendance au nucléaire et aux importations de matières premières fossiles.

Relance de centrales thermiques: la France offre au Japon des quotas de CO2
La France a proposé au Japon des droits d’émission de CO2 si l’archipel devait remettre en marche des centrales thermiques pour faire face à la pénurie d’électricité à cause de l’arrêt de réacteurs nucléaires dû au séisme et au tsunami du 11 mars, selon la ministre française de l’Ecologie.