Parlons kyo-kotoba, le dialecte de l’ancienne capitale

Les habitants de Kyoto utilisent un dialecte, appelé kyo-kotoba. Ils prononcent les voyelles en insistant plus longuement que la langue standard et leurs formules de politesse sont assez particulières. Utilisant des périphrases, ce langage donne une touche gracieuse à la langue. Les Kyotoïtes sont contents lorsque les voyageurs étrangers essayent de le parler. Que diriez-vous d’apprendre quelques mots pour communiquer avec eux à cœur ouvert !

Les termes utiles (accentuer chaque voyelle, surtout la dernière : pour dire ōkini, prononcez ookinii–)

ōkini : merci

ohayōsandosu : bonjour

obandosu : bonsoir

okoshiyasu : bienvenue

okibariyasu : bon courage

sainara ou oyakamassan : au revoir

gomenyasu : excusez-moi ou au revoir

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Le quartier Miyagawacho – Kyoto

Les cinq quartiers traditionnels de Kyoto sont en général appelés hanamachi ou kagai (花街), littéralement quartier des fleurs ; Gion-Kobu (祇園甲部), Gion-Higashi (祇園東), Miyagawacho (宮川町), Pontocho (先斗町) et enfin Kamishichiken (上七軒). Le quartier de la photo ci-dessus, Miyagawacho, se situe près de la station Keihan de Gojo (京阪電車、五条駅).

On peut tomber souvent sur des danseuses en kimono, maiko (舞妓) ou geiko (芸妓), fleurs vivantes. La première est apprentie et plus jeune que la seconde : une maiko a de 16 ans à 20 ans. Elles se maquillent le visage en blanc parce qu’à l’époque où il n’y avait pas encore d’électricité, leur visage blanc se voyait mieux la nuit.

Pour entrer dans ce monde, les filles doivent appartenir à une maison okiya (置屋). Elles y apprennent de leur mère okāsan (おかあさん) le savoir-faire et les manières de parler devant les clients. Il ne faut pas assimiler ces filles aux entraîneuses car elles sont des vraies héritières d’arts traditionnels tel que la danse kyomai (京舞), l’instrument musical shamisen (三味線), l’arrangement floral ikebana (生け花) et la cérémonie du thé sado (茶道). Très stricts, il n’est pas rare que certaines renoncent à poursuivre ces entraînements avant de devenir Maiko : elles doivent s’exercer au moins pendant un an pour débuter. Elles vont ainsi dans une école spéciale et travaillent chez elles gratuitement en rêvant un jour de danser au théâtre.

Ici, l’okāsan joue un rôle important, presque comme si elle était une vraie mère. Pour les filles ayant quitté leur pays natal, c’est la seule personne sur laquelle elles peuvent compter. Parfois sévère, parfois gentille, elle leur enseigne la courtoisie. Lorsque’une de ses filles commence enfin officielement, elle lui donne un éventail en tant que brevet.

Le soir venu, les Maikos vont travailler aux restaurants ochaya (お茶屋), pour rendre le dîner plus agréable avec des jeux traditionnels et avec leur danse. Elles travaillent jusqu’à minuit et rentrent chez elles à minuit passé. Continuer la lecture de « Le quartier Miyagawacho – Kyoto »

Cuisine de Kyoto et soirée avec Maiko et Geiko

Au ryokan japonais Hatanaka (畑中), situé en face de la sortie sud du sanctuaire Yasaka (八坂神社), vous pourrez profiter d’un dîner succulent et d’une occasion d’apprécier la danse traditionnelle de Maiko et Geiko.

Ces dernières sont des femmes en kimono, avec le visage maquillé en blanc, qui vous distraient lors d’une soirée. Tous les jours, elles poursuivent assidûment leurs études pour amuser leurs clients. Elles sont invitées lors des grandes réceptions ou de certaines occasions sociales et c’est pourquoi elles doivent avoir de l’esprit pour accueillir différents genres de clients. Continuer la lecture de « Cuisine de Kyoto et soirée avec Maiko et Geiko »

La Fête de Gion 祇園祭

La Fête d’Aoi (葵祭), la Fête de Gion (祇園祭) et la Fête de Jidai (時代祭) sont les trois grandes fêtes de Kyoto. La Fête de Gion a lieu durant le mois de juillet, et attire chaque année beaucoup de visiteurs. Elle est liée au sanctuaire Yasaka (八坂神社), qui se trouve à l’extrémité est de l’avenue Shijo (四条通り). A l’origine, la Fête avait pour vocation de chasser les esprits mauvais. Durant le mois de juillet, 32 chars sont montés (23 Yama et 9 Hoko), alors qu’il y en avait autrefois 66, représentant le nombre de provinces de l’ancien Japon.

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