Japon, les nouvelles du 09 Avril 2011

Le Japon n’a pas fini de régler la facture
On ne connaît pas encore l’ampleur réelle des destructions causées par le séisme du 11 mars au Japon. Le montant des dommages a été estimé par la Banque mondiale entre 120 et 240 milliards de dollars (85 à 170 milliards d’euros), mais sans tenir compte des conséquences de l’accident nucléaire de la centrale de Fukushima, ni des interruptions d’activité dues au terrible bilan humain, aux coupures de courant, aux ruptures des chaînes d’approvisionnement.

Air France reprend les vols directs vers le Japon
La compagnie aérienne Air France a annoncé la reprise à partir de ce soir de ses vols directs entre Paris – Charles de Gaulle et Tokyo – Narita, qui faisaient escale à Séoul.
A compter duvendredi 8 avril au soir, la compagnie nationale supprime l’escale technique de Séoul – Incheon entre Roissy et Narita, qu’elle avait instauré afin de permettre à ses équipages d’éviter de dormir dans la capitale japonaise.Air France rappelle qu’elle n’a jamais interrompu sa desserte du Japon, et précise son programme de vol, avec un aller simple depuis et vers Tokyo qui reste au tarif spécial de 700 euros jusqu’au 17 avril

Une nouvelle centrale nucléaire touchée à Onagawa
Le jeudi 7 avril, le Japon a été touché par un nouveau séisme de magnitude 7,4 , qui a secoué le nord-est du pays. Le bilan de cette dernière secousse a fait trois morts et une centaine de blessés. La centrale de Fukushima n’a pas subi de dommages supplémentaires, mais une fuite d’eau a été déclarée dans une autre centrale du pays, à Onagawa. “En raison des secousses, plusieurs anomalies ont été relevées dans les bâtiments des réacteurs” a expliqué un responsable de Tepco. Il souligne “De l’eau a notamment débordé de la piscine de désactivation du réacteur 2.”
Cette centrale possède trois réacteurs et pour l’instant seul le réacteur 2 est touché. De l’eau découverte aussi à plusieurs étages des bâtiments constituant la centrale. Mais pour l’instant la thèse d’une fuite d’eau radioactive est écartée. Mais selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), les centrales se situant à l’abord de l’épicentre de ce nouveau séisme ont été fermées et le risque est nul.

La Chine s’inquiète des rejets radioactifs de Fukushima en mer
Le ministère chinois des Affaires étrangères a exprimé ce vendredi ses inquiétudes concernant la persistance des fuites radioactives qui s’échappent de la centrale nucléaire de Fukushima. Celle-ci est toujours gravement endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars dernier.
Le gouvernement de Pékin a appelé Tokyo à prendre des mesures pour assurer la protection de l’environnement marin. L’océan Pacifique, s’il constitue un «réservoir» où les produits radioactifs devraient se diluer, est fragile. Toute la biodiversité marine subit, aux abords de la centrale, une très forte contamination dont les conséquences à moyen et long termes sont toujours inconnues.

Tepco utilise de l’azote pour éviter une explosion à Fukushima
Les techniciens ont commencé jeudi à injecter de l’azote pour prévenir une explosion dans un réacteur endommagé. Des volutes de fumée blanche continuent de s’échapper de trois des quatre réacteurs endommagés.

 Pénurie d’électricité au Japon: l’Etat fixe des objectifs d’économie en été
Le gouvernement japonais a annoncé vendredi des objectifs chiffrés d’économie d’électricité pour particuliers et entreprises, afin de faire face à la pénurie lors des pics estivaux, plusieurs centrales ayant été stoppées après le séisme du 11 mars.
Selon les calculs de la compagnie d’électricité Tokyo Electric Power (Tepco), si les foyers et organismes consomment comme d’habitude cet été, la demande pourrait excéder l’offre de 15 millions de kilowatts (kW).
Fukushima Daiichi (N°1), victime d’une série d’accidents, ne devrait jamais redémarrer. Ce site, qui compte six réacteurs, alimentait en partie les quelque 35 millions d’habitants et entreprises de la conurbation de Tokyo, poumon économique du pays.

Les éoliennes offshore ont résisté et fonctionnent au Japon

Contrairement à ce que disaient les détracteurs de l’éolien qui prédisaient l’écroulement des mâts et turbines au moindre séisme et leur manque de résistance au Tsunami, les éoliennes (onshore et offshore) installées au Japon ont non seulement résisté au plus fort séisme jamais enregistré dans l’histoire du pays mais aussi au Tsunami de l’ampleur que l’on sait.

Toutes les éoliennes japonaises actuellement en fonction ont survécu au tremblement de terre, y compris les turbines semi-offshore situées à proximité de l’épicentre du séisme comme celle de Kamisu (photo) située à 300 km de l’épicentre.

Ce dernier parc a aussi résisté au tsunami, validant du même coup les normes anti-sismiques qui ont présidé à son élaboration, comme sans doute les plus fiables du monde ! Et cerise sur le gateau, ce sont les parcs éoliens japonais qui pendant la défection de la centrale nucléaire de Fukishima assurent en partie l’alimentation en électricité de la région de Tokyo.