La maison japonaise

Dans la pièce japonaise, la place d’honneur est celle devant le tokonoma (床の間), alcôve ménagée dans le mur où sont présentés une peinture et un arrangement de fleurs. Le bas bout de la table est celui qui est le plus proche de la porte. Pourquoi le supérieur s’assoit-il dos à la jolie niche ? Parce qu’autrefois cette place était la plus sûre contre les attaques surprises et la position à côté de l’entrée, la plus dangereuse. Quand on propose à un de ses invités de s’asseoir à la place d’honneur, il commence normalement par refuser avec humilité. Il est probable qu’ils se font des concessions mutuelles au début, et cette Continuer la lecture de « La maison japonaise »

Bouddhisme -partie 2-

La pagode des temples bouddhiques représente la tombe de Bouddha, et on dit qu’un fragment de ses os est conservé à l’intérieur. C’est comme les monastères européens du Moyen Âge, qui proclamaient posséder des reliques sacrées. Comme substitution aux os, une perle est mise dans les pagodes japonaises.

Au Japon, chaque famille porte son propre blason et celui-ci est gravé sur leur tombe. De plus, on voit des plaquettes installées autour de la tombe, appelées sotoba (卒塔婆), sur lesquelles on écrit le nom du défunt donné par un bonze, afin de prier son repos. Les Japonais se rendent au cimetière plus souvent que les Français. Ils y mettent des fleurs, de l’encens, des bougies et des offrandes. À titre indicatif, on peut les acheter au magasin qui se Continuer la lecture de « Bouddhisme -partie 2- »

Mochi-bana

 

A Kyoto, on fait un grand nettoyage de la maison avant la fête du nouvel an, car si on fait le nettoyage en début d’année, on risque de balayer le dieu en visite chez soi. Les diverses décorations sont ensuite mises à l’entrée et à l’intérieur de l’immeuble. La mochi-bana (餅花), littéralement, fleur de mochi (pâte de riz)’ est un ornement traditionnel de saule et de fleurs artificielles de riz.

Kadomatsu

Kadomatsu (門松) : c’est une décoration placée devant les maisons pour le nouvel an. Faite de branches de pin et de bambou, elle sert à inviter un dieu bénéfique chez soi.

Machiya Maison traditionnelle japonaise

Les Machiya (maison de ville) ont été construites avant la Deuxième Guerre mondiale et définissent l’atmosphère architecturale et historique du centre-ville de Kyoto jusqu’à l’arrivé des structures modernes en béton et plastique.

De plain-pied ou de un à deux étages elles sont généralement étroites, profondes et construites très près du bord de la rue. L’origine de la Machiya (町家) vient de l’époque de Héïan (A.D.794~), elle a changé petit à petit au fil de l’histoire, sa forme actuelle a été déterminée à l’époque d’Edo (1603~1868) et presque toutes les Machiya que l’on peut découvrir aujourd’hui ont été construites au début du 20e siècle. Certaines ont donc plus que 100 ans ce qui est rare pour ce genre de construction en bois avec un climat aussi éprouvant que celui du Japon.

Elle sont faites de bois, de murs en bambou et de terre avec parfois du plâtre en finition ainsi qu’un toit en tuiles cuites, elles sont donc très écologiques et très agréable avec du charme ce qui apporte un sentiment de bien être. Combinant l’espace commerçant de celui résidentiels, elles expriment la culture de la classe des marchands urbains et le style traditionnel du travail et des affaires.

On y trouve des petits jardins intérieur qui sont des espaces ouverts appelés Tsubo-Niwa (坪庭) et c’est une caractéristique des Machiya qui introduisent un sentiment de nature et de saisons à l’intérieur de la zone résidentielle.

En appréciant les nombreux aspects des Kyo-Machiya (京町家)  nous arrivons à comprendre la sagesse du peuple de Kyoto. Aussi voici une nouvelle rubrique sur les Machiya. On y trouvera des photos, des informations, des conseils et un soutient pour tout ce qui se lance dans la restauration de celle-ci.

Pour plus d’information, n’hésitez pas à nous contacter.

Kabuki ou le théâtre populaire japonais 歌舞伎

Le Kabuki (歌舞伎) est un théâtre traditionnel qui date du XVIIème siècle, il mélange trois arts : la musique, le danse et le drame. Il est joué uniquement par des hommes.

La participation des femmes a été interdite sous le shogunat et cette pratique n’a pas changé depuis. Un acteur ne jouant que des rôles de femmes, Oyama(女形), est souvent plus juste dans son interprétation et plus coquet que si c’était une femme.

Tout y est exagéré et stylisé : les couleurs des costumes élaborés et voyants, le maquillage original et symbolique (Kumadori, 隈取), les rôles surhumains et les moments d’arrêt dans les gestes de l’acteur aux points culminants de l’action. C’est cet ensemble qui constitue la beauté pittoresque du Kabuki.

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