Le temple Nobotoke-an (Kyoto)

Si vous êtes en week-end, visitez le monastère bouddhiste Nobotoke-an, à une minute à pied de la Shisendo. C’est un coin superbe et ignoré. En marchant sur les pas japonais, vous verrez diverses nobotoke, statues de Bouddha. Dans ce monastère, on vous offre du thé matcha et vous dominez toute la vue des montagnes est de Kyoto, nommée Higashiyama sanju-roppô (chaîne de trente-six montagnes est). Ouv. le week-end.

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Bouddhisme -partie 1-

Le bouddhisme fut créé en 500 avant Jésus-Christ, après la naissance de l’hindouisme, par un prince qui vivait dans l’actuel Népal. Il s’appelait Bouddha (ブッダ、仏陀). En apercevant la difficulté de vivre dans ce monde, il se demandait comment sauver les gens de l’embarras. Après ses entraînements spirituels, il atteignit enfin l’illumination avec sa propre méthode. Celle-ci, à l’origine du bouddhisme, est composée de quatre vérités nobles et de huit chemins.

Quatre vérités nobles sont : 1. La vie est souffrance. 2. La cause de cette souffrance est notre désir. 3. L’élimination de notre désir est le seul remède à cette souffrance. 4. La poursuite du chemin de Bouddha est requise pour l’éliminer.

En ayant un aperçu clair de la nature, Bouddha s’est rendu compte que toutes les choses de notre monde étaient transitoires et que nous étions tourmentés dès que Continuer la lecture de « Bouddhisme -partie 1- »

Okuno-in (le mont Koyasan, Wakayama)

Plus de 200 000 tombes s’alignent entre les arbres sur un parcours de 2km dans le grand cimetière du mont Koyasan (高野山), Okuno-in (奥の院). Plusieurs personnages historiques y reposent. Le Gobyo (御廟), le mausolée de Kûkai (空海), se situe tout au fond. N’oubliez pas d’incliner la tête chaque fois quand vous traversez les trois ponts et surtout que la prise de photo n’est pas permise au-delà du troisième pont, Gobyo-bashi (御廟橋). À 6h et à 10h30 le matin, après la sonnerie de la cloche, trois bonzes se rendent au fond de la crypte pour apporter le repas à Kûkai, qui vit toujours ici selon la légende.

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Le mont Kôyasan (Wakayama)

Entouré d’une forêt profonde et isolé des bruits de la ville, le mont Koyasan (高野山) est le coeur d’un Japon ésotérique. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2004, cette montagne de 900m d’altitude abrite 117 temples dont 52 sont des shukubo (宿坊) – temples-auberges tenus par des moines – et compte 4 000 habitants dont un millier de bonzes. Les soutras récités dans la salle des prières viennent se joindre aux chants des oiseaux, au bruissement du vent dans les branches de cyprès et au murmure du ruisseau Tamagawa (玉川). Leur harmonie séduit les voyageurs.

L’histoire du mont Kôya-san remonte à 816 où le moine bouddhiste Kûkai (空海), né en 774 dans l’île de Shikoku (四国), fut autorisé à installer un monastère sur la montagne, dans le dessein de propager la doctrine Shingon (真言宗, shin veut dire vrai et gon, parole). Appelé Mantra en sanscrit, ce dogme a pour objectif d’ouvrir le futur en expiant ses péchés dans la pénitence. Nommé Kongôbu-ji (金剛峰寺), son premier monastère tient une place significative dans la foi japonaise.

Après ses études en Chine, Kûkai devient au Japon le maître à penser de la Cour et en 823, le directeur du temple Tô-ji (東寺) à Kyoto (京都). Ce temple est connu pour être la plus haute pagode de cinq étages du Japon (Goju-no-to, 五重塔). Cependant, Kûkai passe la plupart de sa vie à Kôya-san. Même après sa mort en 835, ce saint homme est vénéré par le peuple. Ses disciples étaient parfois des soldats combattant les monastères rivaux de Kyoto, surtout ceux du temple Enyaku-ji (延暦寺) du mont Hiei (比叡山). Malgré tout, le mont Kôya-san reste toujours le centre de dévotion pour les gens à la recherche du bonheur et d’eux-mêmes par l’élévation spirituelle. Selon certains fidèles, Kûkai est toujours vivant en attendant le Miroku (弥勒), le Bouddha du futur.

 

Pour accéder au mont Kôyasan depuis Kyoto : prenez la ligne JR en direction d’Osaka et descendez à la gare d’Osaka (28min. 540yens), puis prenez le métro de la ligne Midosuji-sen (地下鉄御堂筋線) vers Nakamozu (なかもず) et descendez à Namba (8min. 230yens). Achetez au guichet du train Nankai un Kôyasan-Sekaiisan-kippu (高野山世界遺産きっぷ, 2780yens pour deux jours), qui est un laissez-passer comprenant le train de Namba (難波) à Gokurakubashi (極楽橋, 91min.), le funiculaire (5min.) et le bus au sommet de la montagne.

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Le bouddhisme Shingon

Qu’est-ce que le bouddhisme Shingon (真言宗) ? Arrivé au Japon au 6ème siècle, le bouddhisme y compte aujourd’hui une dizaine d’écoles et plus de 160 fractions. Apporté par Kukai (空海) qui avait étudié la doctrine tantrique en Chine, le précepte de Shingon, littéralement « vraie parole » en japonais, consiste à découvrir le bonheur en soi-même : celui-ci est en nous en permanence, même si l’homme le cherche souvent ailleurs.

Il en va de même pour les citadins d’aujourd’hui qui, submergés par leur vie contemporaine, en oublient leurs besoins réels. Par leurs prières et méditations quotidiennes, les disciples se consacrent à une chose primordiale dans leur vie : exprimer leur gratitude. Depuis plus de 1200 ans, ce dogme tient une place significative dans la foi japonaise. D’après ce culte, Kukai, dit Kobo-Daishi (弘法大師), vit toujours dans une partie reculée du mont Kōyasan (高野山) et prie pour la paix dans le monde et le bonheur de chacun.

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Shintoisme

Les deux religions principales du Japon sont le shintoïsme (神道) et le bouddhisme (仏教). Le shintoïsme est polythéiste et animiste, tandis que le bouddhisme est en général considéré comme une philosophie athée. Dans ce premier, il existe huit millions de divinités, dites Yao-yorozu-no-Kami (八百万の神), qui résident dans la nature ou dans les éléments naturels. Le shintoïsme ressemble donc aux religions indigènes des Indiens ou des Aborigènes d’Australie. Ce n’est pas une religion révélée car elle ne fut pas créée par une personne suite à une révélation divine, à une époque précise. Elle ne s’appuie pas sur des écrits saints et a évolué avec le peuple japonais. C’est pourquoi l’origine du shintoïsme n’est pas exactement élucidée.

Par rapport aux Européens, les Japonais sont souvent plus libre au niveau de la religion. Le shintoïsme marque les étapes importante dans la vie : naissance, études, travail et mariage. Ce culte joue un rôle important au Japon pour apporter la chance ou le succès. Les agriculteurs font leurs vœux pour une bonne récolte et la plupart des Japonais vont au sanctuaire pour le Nouvel an. Suivant les rites de cette religion, ils sont shintoïstes. Cependant, cela dépend des personnes et de leur degré de croyance.

Les Japonais sont la plupart du temps à la fois respectueux des innombrables divinités qui peuplent leur univers et fidèles à l’enseignement de Bouddha. Par conséquent, ils se marient shintoïstes mais ils meurent bouddhistes. Le shintoïsme et le bouddhisme ne sont que les troncs d’où partent une multitude d’écoles d’importance variable. Continuer la lecture de « Shintoisme »

Le temple Toji 東寺

À l’époque du couronnement de Charlemagne, l’ancienne capitale du Japon, Heiankyo (平安京), fut installée à Kyoto. Afin de la protéger, le temple Toji (東寺) fut construit en 796 par le moine Kukai (空海), maître à penser de la Cour et fondateur du bouddhisme Shingon (真言宗). Depuis, ce monastère est vénéré par le peuple comme symbole de la pacification du pays.

Il y a cinq ans, un cerisier de 120 ans fut planté dans l’enceinte (fuji-zakura 不二桜). Il embellit la vue magnifique sur la plus grande pagode de cinq étages du Japon.

Le premier dimanche et chaque 21 du mois, se tient un marché aux puces dans ce temple.

Accès : à 15 minutes à pied à l’ouest de la gare de Kyoto. Vous pouvez également prendre la ligne 208 depuis la gare, arrêt Toji Minamimonmae.

 

Le temple Gioji

Couvert de mousse et entouré de bambou, Gioji (祇王寺), situé à 20 minutes à pied de la fameuse forêt de bambou, est un beau temple du quartier Arashiyama (嵐山).

 Cet ermitage est en l’honneur d’une femme du XIIème siècle, Gio. Elle habitait à Kyoto et était réputée être une ravissante danseuse. 

Elle pratiquait le shirabyoshi (白拍子), sorte de danse exécutée exclusivement par des femmes portant un habit masculin tout blanc. Pour sa beauté, Gio était aimée par le gouverneur d’alors, Taira-no-Kiyomori (平清盛). Ils commencèrent à vivre ensemble. Continuer la lecture de « Le temple Gioji »

Le temple Tofukuji 東福寺

Le temple Tofukuji est sans doute l’une des plus belles découvertes que vous ferez à Kyoto. Il est au 4ème rang des temples zen de Kyoto (voir aussi le Tenryuji).

Au Japon, vous trouverez beaucoup de petits temples annexes aux alentours d’un grand temple zen. Ils s’appellent Tacchu (塔頭) et c’est une particularité de l’école zen. En effet, après le décès du chef du temple, ses disciples construisaient plusieurs petits temples à proximité pour propager ses préceptes. Chacun de ces tacchu possède une chapelle pour prier, un beau jardin ou des trésors secrets. Dans le quartier du Tofukuji, il y avait autrefois plus d’une centaine de ces temples.

Le Tofukuji fut fondé en 1236. Il est très connu pour sa magnifique architecture et ses milliers d’érables japonais (momiji). L’enceinte étant séparée en deux parties par une vallée, on peut la traverser par le pont Tsuutenkyo (通天橋), littéralement « pont qui traverse le ciel ». Cette vallée arborée qui vous s’ouvre à vous est unique en son genre.

En effet, plus de 2000 érables ont été plantés dans ce temple. Leur flamboiement est remarquable à l’automne. Autrefois, il y avait aussi des cerisiers dans ce temple et leur floraison attirait beaucoup de gens au printemps. Il n’y en a cependant plus aucun aujourd’hui.

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Le Todaiji

L’arrivée du bouddhisme au Japon au VIème siècle a entraîné la construction des temples et des statues de Nara. Fondé par l’Empereur Shomu (聖武天皇), le temple Todaiji (東大寺) avait pour but d’abriter la statue du Grand Bouddha et de devenir la maison mère de tous les temples du Japon.

Terminé en 752, il fut malheureusement détruit deux fois par des incendies puis reconstruit. Il reste, malgré tout, la plus grande construction en bois du monde et l’immense représentation de Bouddha qu’il abrite ne peut qu’impressionner les visiteurs.

Au sud du temple, vous pourrez voir une grande porte en bois qu’on appelle Nandai-mon (南大門). Les deux statues de gardiens sont debout afin d’observer les visiteurs et de garder le temple, on les nomme Kongo-rikishi (金剛力士). Réalisées au XIIème siècle par les sculpteurs Unkei (運慶) et Kaikei (快慶) , elles nécessitèrent l’assemblage de 3000 pièces de bois pour atteindre leur hauteur de 8m.

Une des statues, bouche ouverte, prononce le mot « a (阿)», premier mot du sanskrit et l’autre bouche fermée, prononce le mot « un (吽)», dernier mot du sanskrit, symbolisant ainsi l’ensemble de la création dans le monde ésotérique. Cela signifie également l’expiration et l’inspiration, ou bien la cause et le résultat. Tout comme les recto et verso d’une même médaille, ces deux actions sont inséparables. Certains disent que la statue avec la bouche ouverte représente un bébé qui naît dans ce monde. L’autre ferme la bouche comme un mort. Certains considèrent donc qu’elles représentent le début et la fin de la vie.

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