Le temple Otagi-nenbutsuji (Kyoto)

Juste devant le tunnel de Kiyotaki (清滝), au nord du quartier Arashiyama (嵐山), vous pourrez voir le petit temple Otagi-nenbutsuji (愛宕念仏寺), qui possède 1200 statues très souriantes. A la différence de Jizo (地蔵), petite statue pour protéger les enfants, les statues de ce temple s’appellent Rakan (羅漢). Elles représentent les personnes ayant atteint la dernière étape des exercices du bouddhisme. Autrement dit, le Jizo est un enfant et le Rakan, un adulte. Les Japonais croient toujours que ces statues protègent les habitants et les voyageurs qui visitent le temple. Les Rakan rient à gorge déployée. C’est lorsque ce temple a été déménagé ici que des fidèles et des gens locaux ont fabriqué ces 1200 statues : ils voulaient créer un temple unique pouvant accorder aux croyants une paix profonde. Le nom des artisans est gravé au dos des statues. Il n’y a pas deux statues identiques comme il n’y a pas deux humains identiques dans le monde. Le bouddhisme dit : « chacun a son caractère ou sa position, mais si on arrive à respecter les autres avec leurs différences, alors on sera sauvé par Bouddha. » En marchant dans ce petit temple, les statues nous enseignent à quel point il est important de vivre paisiblement avec les autres. Fabriquées au cours du XX siècle, certaines statues tiennent une guitare ou un appareil photo. Elles disent peut-être : « Souriez, vous êtes filmés. »

À propos, pourquoi 1200 statues ? Lors du décès de Çakyamuni (Siddhartha Gautama), fondateur du bouddhisme, 500 disciples sont venus pour les funérailles et un an après, 700 disciples ont assisté à la Continuer la lecture de « Le temple Otagi-nenbutsuji (Kyoto) »

Le temple Matsugasaki-Daikokuten (Kyoto)

Au pied de la montagne qui porte le kanji 法 (hô), le Mont Higashiyama, vous trouverez le temple Matsugasaki-Daikokuten. Daikokuten est le nom de l’un des sept dieux mythologiques qui apportent le bonheur. Si vous touchez sa statue, vous recevrez une bonne fortune. La montagne de hô est l’une des cinq montagnes de la fête du feu le 16 août.

Les sept dieux mythologiques au Japon sont :

Ebisu (恵比寿) : dieu qui porte une canne à pêche. Il apporte la prospérité commerciale, une pêche ou une moisson fructueuse.

Daikokuten (大黒天) : dieu qui porte un marteau et est debout sur des sac de riz en paille (voir la photo). Il apporte les biens ou les aliments en secouant son marteau uchide-no-kozuchi (打ち出の小槌).

Bishamonten (毘沙門天) : guerrier qui protège le monde. Si vous trouvez cette statue dans un temple bouddhiste avec trois autres guerriers, celui-ci s’occupe de garder le nord.

Benzaiten (弁財天) : la seule déesse parmi les sept dieux. Elle symbolise l’art, la musique et la beauté. Elle se trouve souvent le long des rivières pour garder la pureté d’eau.

Fukurokuju (福禄寿) : vieux dieu qui symbolise le bonheur, les biens et la vie.

Juroujin (寿老人) : vieux dieu qui apporte la longévité. Il est  également dieu du taoïsme.

Hotei (布袋) : il représente un bonze bouddhiste qui a vécu en Chine. Il est toujours souriant.

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Le temple Nobotoke-an (Kyoto)

Si vous êtes en week-end, visitez le monastère bouddhiste Nobotoke-an, à une minute à pied de la Shisendo. C’est un coin superbe et ignoré. En marchant sur les pas japonais, vous verrez diverses nobotoke, statues de Bouddha. Dans ce monastère, on vous offre du thé matcha et vous dominez toute la vue des montagnes est de Kyoto, nommée Higashiyama sanju-roppô (chaîne de trente-six montagnes est). Ouv. le week-end.

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Bouddhisme -partie 1-

Le bouddhisme fut créé en 500 avant Jésus-Christ, après la naissance de l’hindouisme, par un prince qui vivait dans l’actuel Népal. Il s’appelait Bouddha (ブッダ、仏陀). En apercevant la difficulté de vivre dans ce monde, il se demandait comment sauver les gens de l’embarras. Après ses entraînements spirituels, il atteignit enfin l’illumination avec sa propre méthode. Celle-ci, à l’origine du bouddhisme, est composée de quatre vérités nobles et de huit chemins.

Quatre vérités nobles sont : 1. La vie est souffrance. 2. La cause de cette souffrance est notre désir. 3. L’élimination de notre désir est le seul remède à cette souffrance. 4. La poursuite du chemin de Bouddha est requise pour l’éliminer.

En ayant un aperçu clair de la nature, Bouddha s’est rendu compte que toutes les choses de notre monde étaient transitoires et que nous étions tourmentés dès que Continuer la lecture de « Bouddhisme -partie 1- »

Okuno-in (le mont Koyasan, Wakayama)

Plus de 200 000 tombes s’alignent entre les arbres sur un parcours de 2km dans le grand cimetière du mont Koyasan (高野山), Okuno-in (奥の院). Plusieurs personnages historiques y reposent. Le Gobyo (御廟), le mausolée de Kûkai (空海), se situe tout au fond. N’oubliez pas d’incliner la tête chaque fois quand vous traversez les trois ponts et surtout que la prise de photo n’est pas permise au-delà du troisième pont, Gobyo-bashi (御廟橋). À 6h et à 10h30 le matin, après la sonnerie de la cloche, trois bonzes se rendent au fond de la crypte pour apporter le repas à Kûkai, qui vit toujours ici selon la légende.

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Le mont Kôyasan (Wakayama)

Entouré d’une forêt profonde et isolé des bruits de la ville, le mont Koyasan (高野山) est le coeur d’un Japon ésotérique. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2004, cette montagne de 900m d’altitude abrite 117 temples dont 52 sont des shukubo (宿坊) – temples-auberges tenus par des moines – et compte 4 000 habitants dont un millier de bonzes. Les soutras récités dans la salle des prières viennent se joindre aux chants des oiseaux, au bruissement du vent dans les branches de cyprès et au murmure du ruisseau Tamagawa (玉川). Leur harmonie séduit les voyageurs.

L’histoire du mont Kôya-san remonte à 816 où le moine bouddhiste Kûkai (空海), né en 774 dans l’île de Shikoku (四国), fut autorisé à installer un monastère sur la montagne, dans le dessein de propager la doctrine Shingon (真言宗, shin veut dire vrai et gon, parole). Appelé Mantra en sanscrit, ce dogme a pour objectif d’ouvrir le futur en expiant ses péchés dans la pénitence. Nommé Kongôbu-ji (金剛峰寺), son premier monastère tient une place significative dans la foi japonaise.

Après ses études en Chine, Kûkai devient au Japon le maître à penser de la Cour et en 823, le directeur du temple Tô-ji (東寺) à Kyoto (京都). Ce temple est connu pour être la plus haute pagode de cinq étages du Japon (Goju-no-to, 五重塔). Cependant, Kûkai passe la plupart de sa vie à Kôya-san. Même après sa mort en 835, ce saint homme est vénéré par le peuple. Ses disciples étaient parfois des soldats combattant les monastères rivaux de Kyoto, surtout ceux du temple Enyaku-ji (延暦寺) du mont Hiei (比叡山). Malgré tout, le mont Kôya-san reste toujours le centre de dévotion pour les gens à la recherche du bonheur et d’eux-mêmes par l’élévation spirituelle. Selon certains fidèles, Kûkai est toujours vivant en attendant le Miroku (弥勒), le Bouddha du futur.

 

Pour accéder au mont Kôyasan depuis Kyoto : prenez la ligne JR en direction d’Osaka et descendez à la gare d’Osaka (28min. 540yens), puis prenez le métro de la ligne Midosuji-sen (地下鉄御堂筋線) vers Nakamozu (なかもず) et descendez à Namba (8min. 230yens). Achetez au guichet du train Nankai un Kôyasan-Sekaiisan-kippu (高野山世界遺産きっぷ, 2780yens pour deux jours), qui est un laissez-passer comprenant le train de Namba (難波) à Gokurakubashi (極楽橋, 91min.), le funiculaire (5min.) et le bus au sommet de la montagne.

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Le bouddhisme Shingon

Qu’est-ce que le bouddhisme Shingon (真言宗) ? Arrivé au Japon au 6ème siècle, le bouddhisme y compte aujourd’hui une dizaine d’écoles et plus de 160 fractions. Apporté par Kukai (空海) qui avait étudié la doctrine tantrique en Chine, le précepte de Shingon, littéralement « vraie parole » en japonais, consiste à découvrir le bonheur en soi-même : celui-ci est en nous en permanence, même si l’homme le cherche souvent ailleurs.

Il en va de même pour les citadins d’aujourd’hui qui, submergés par leur vie contemporaine, en oublient leurs besoins réels. Par leurs prières et méditations quotidiennes, les disciples se consacrent à une chose primordiale dans leur vie : exprimer leur gratitude. Depuis plus de 1200 ans, ce dogme tient une place significative dans la foi japonaise. D’après ce culte, Kukai, dit Kobo-Daishi (弘法大師), vit toujours dans une partie reculée du mont Kōyasan (高野山) et prie pour la paix dans le monde et le bonheur de chacun.

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