Sumo – partie 2

Cette lutte comprend aujourd’hui 82 prises portant chacune un nom officiel. La photo montre izori (居反り), une prise rare.

Autre exemple : ami-uchi (網打ち) est la technique de lancement, dont le nom fait référence au geste du pêcheur qui lance son filet (ami = filet, uchi = lancer). Il s’agit de tenir, dans ses bras, le bras de son rival et ensuite de le faire tourner vers l’arrière. Cela ressemble vraiment au lancé du filet des pêcheurs traditionnels.

 

 

Autrefois, les prises de lancement étaient plus courantes car les lutteurs étaient moins grands qu’aujourd’hui. De plus, comme il n’y avait pas les deux traits de cloison au milieu du ring, les lutteurs se mettaient, face-à-face, en se touchant le front au commencement du combat.

 

 

Si vous allez assister au combat, vous saurez à quel point le sumo garde ses aspects rituels et traditionnels. Les lutteurs, les gyouji (行司) ou arbitres, ainsi que les yobidashi (呼び出し), personnels qui appellent les lutteurs, se déplacent juste à temps.

 

L’arène est nettoyée dans l’intervalle entre les combats de manière précise. Les zabuton (座布団, coussins carrés utilisés pour s’asseoir sur la terre) des lutteurs suivants sont préparés et le remplacement des gyouji s’enchaîne selon le programme. Le déroulement ne présente jamais de retard.

 

Vous y verrez aussi des scènes en dehors du cadre de la lutte, qui ne sont pas diffusées à la télévision. Par exemple, les drapeaux de prix défilent sur le ring. Si une entreprise finance dix drapeaux, son nom est annoncé dix fois dans la salle. Certains disent que l’attente entre les combats est ennuyeuse, mais ils doivent comprendre que le rythme des tournois est important pour que les lutteurs aient le temps de préparer leur âme et leur corps.

 

Préservant le style traditionnel, le sumo reste encore très populaire. Ce n’est pas simplement un sport mais une partie d’une grande importance de la culture japonaise.

Voir aussi sumo partie 1

 JSS