Ryōan-ji

ryoanji kyotoLe Ryōan-ji (龍安寺, littéralement Temple du repos du dragon) est un monastère zen situé dans le Nord-Ouest de Kyōto, construit en 1450, durant l’ère Muromachi (室町時代 1336-1573). Il fait partie du Patrimoine mondial de l’UNESCO, étant l’un des monuments historiques de l’ancienne Kyoto. Le temple appartient à l’école Myōshin-ji de la branche rinzai du bouddhisme zen.

Le monastère a été fondé par Hosokawa Katsumoto (細川勝元 1430-1473), un aristocrate au cours de la période Muromachi. Katsumoto reçu une villa en succession d’un ministre impérial japonais, Tokudaiji Saneyoshi, puis pour en faire un temple, invite alors le 5ème abbé de l’école Myōshin-ji, Giten Genshō (1393-1462), pour qu’il devienne le moine fondateur du temple et ainsi soutenir la branche Rinzai du bouddhisme zen.

Hosokawa Katsumoto
Hosokawa Katsumoto

Lors de la guerre civil d’Ōnin (1467-1477), le Ryōan-ji fut en partie détruit par un incendie. Hosokawa Masamoto, (le fils de Hosokawa Katsumoto), lance alors, à partir de 1488, la reconstruction du temple de son défunt père. Suite à un nouvel incendie en 1797 le monastère sera alors ravagé puis profondément remanié. Les tombes de Katsumoto, sa femme, son fils Masamoto, et le prêtre Giten reposent aujourd’hui au Ryōan-ji.

De nos jour, le Ryōan-ji est célèbre pour la somptuosité de son jardin sec (枯山水, karesansui), considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de la culture zen japonaise, il attire par jour plusieurs centaines de visiteurs. Le jardin a été construit entre 1499 et 1507 et sa superficie est d’environ 200 mètres carrés.

La construction sur un terrain plat est une nouveauté à l’époque. Quinze pierres, entourées de mousse, y sont disposées d’est en ouest, en groupe de cinq, de deux, de trois, de deux puis de trois, pour un total de 15 pierres. Depuis les temps anciens, dans le bouddhisme, les chiffres impairs sont porteurs de chance.

ryanji kyoto hojo niwa
Jardin sec

Il à noter que de part son orientation et sa composition, il y aura toujours un rocher de caché aux personnes observant le jardin. Vous ne pouvez donc contempler que 14 pierres en même temps au maximun. Le jardin se compose d’un lit de fins graviers de kaolin harmonieusement ratissés. Le kaolin ratissé symbolise l’océan, les rochers les montagnes.

tsukubai ryoanji kyoto
Tsukubai

À l’arrière du temple on trouve un Tsukubai 蹲踞. Exemple de la mouvance du zen, le bassin de forme carré fait référence au kanji 口 (kuchi) qui signifie « bouche ». Autour il y a 4 autres kanji, composé également du kanji 口, ( 吾, 唯, 足, 知) qui donnent alors la phrase Ware, tada taru wo shiru, qui signifie « Je connais seulement la satisfaction ».

Devant les bâtiments du temple se trouve le Kyôyô-chi « lac-miroir », souvent éclipsé par la renommée du jardin sec. Une île avec un petit autel s’y trouvent à laquelle on accède par un pont en passant sous un Torii.

Pour ce qui est du Hōjō 方丈内部 (le hall principal), il abrite six tableaux du 17ème siècle peints sur des portes coulissantes (fusumae 襖絵). Le Ryōan-ji, souffrant de difficultés financières lors du mouvement d’abolition du Bouddhisme à la fin du 19ème siècle, il fut obligé de vendre ces tableaux en 1895, par l’intermédiaire d’un autre temple. Le temple a retrouvé ces tableaux aux enchères de la Christie’s, entreprise américaine, et ont été rendus au public en décembre 2010. Il semblerait qu’un artiste du clan Kano, grande famille de peintres, ait réalisé ces tableaux au sein du temple Ryōan-ji.

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Fusumae

Les quatre tableaux font partie du « Gunsen-zu », une série de vingt portes coulissantes dessinées sur le modèle des ermites chinois. Les deux autres sont appelés « Kinkishoga-zu ». Après une longue séries de vente, ces magnifiques peintures ont pu finalement retourner à leur monastère d’origine.

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