Le Sakura

Quand les hirondelles retournent en France les fleurs de cerisiers font le printemps au Japon. Le Sakura, cerisier du Japon est aimé par les Japonais en tant que fleur nationale mais n’est pas le symbole officiel du Japon. Ses fleurs étant éphémères, les Samouraï d’autrefois ont comparé leur vie à celles des Sakura car ils frôlaient la mort très souvent sur le champ de bataille.

Comme l’année scolaire commence en avril au Japon c’est aussi le symbole d’un nouveau départ, cependant cette image est parfois étrange pour certaines personnes car autrefois les cerisiers fleurissaient plus tôt par rapport à aujourd’hui. Dans la chanson très célèbre « Sakura » il y a les paroles suivantes :

Sakura Sakura
Yayoi no sora wa
Miwatasu kagiri
Kasumi ka kumo ka
Nioi zo izuru
Izaya izaya
Mini yukan

Traduction :

Les cerisiers sont admirables
Sous le ciel de mars
Qui s’étend à perte de vue
Avec l’odeur du printemps
Depuis la brume et les nuages
Partons aller adimirer
La floraison des cerisiers

Donc les cerisiers étaient plutôt le symbole de mars.

Les Japonais ressentent la vitalité de la nature à travers les cerisiers et aiment bien faire le « Ohanami ». C’est un banquet ou pique-nique à l’extérieur pour admirer les fleurs et de préférence sous un cerisier. Il y a beaucoup de monde dans le Parc de Maruyama, le premier parc de Kyoto situé derrière le Sanctuaire de Yasaka. En fait, les pollens de cerisier contiennent l’éphédrine substance qui stimule les nerfs sympathiques donc il est vrai que l’on reçoit l’énergie par les cerisiers.

Au printemps vous pourrez trouver aussi un « Sakuramochi » dans les pâtisseries japonaises. C’est un gâteau traditionnel de pâte de riz enveloppé avec une feuille de cerisier salée.

Sakura…Kimono…

La photo du jour : Temple Bukko-ji à Kyoty, Sakura (cerisier) fleuri à 100%…. Flâner en Kimono dans la ville juste pour se faire plaisir.

Le Kinkakuji

Le Kinkakuji, traduit en français « Pavillon d’or »,  est sans doute le monument le plus célèbre du Japon et aussi classé au patrimoine mondial de l’humanité.

Construit par le shogun Ashikaga Yoshimitsu en 1397, il est très connu pour son paysage plein de luminosité. Cependant, il y a une anecdote cachée dans ce temple.

Au XIVème siècle, Yoshimitsu envisageait de recommencer l’import-export avec la Chine qui était interrompu pendant longtemps. La Chine étant le plus grand pays d’Asie, il pensait qu’il devait construire un bâtiment pour montrer son prestige, sinon il ne pourrait pas rétablir des relations égales. Continuer la lecture de « Le Kinkakuji »

Le Ginkakuji

 

Le mot « gin » veut dire « argent » et le « kaku », « pavillon ». Le Ginkakuji est donc souvent traduit en français le « Pavillon d’argent ». Cependant ce n’est pas exact. La bonne traduction est le « Pavillon dans le jardin d’argent ». Construit à la fin du XVème siècle par le shogun Ashikaga Yoshimasa, le 8ème shogun du clan d’Ashikaga, ce temple zen est le fruit de la beauté fugace.

Yoshimasa aimait l’art dans la solitude. En effet, il a succédé au titre du shogun quand il avait 10 ans. Le XVème siècle, c’est la période qui était marquée par des guerres civiles et la famine qui frappait tout le pays. Donc il a passé son adolescence dans une époque ténèbre et sans aucun doute cette situation a influencé son caractère.

À propos, quand on dit le mot « guerre » parmi les Kyotoïtes, cela ne veut pas dire forcément la Seconde Guerre mondiale mais la Guerre  d’Onin (応仁の乱) entre 1467 et 1477. Elle a tiré son origine d’un conflit de succession du chef de la famille Ashikaga : le fils et le frère cadet de Yoshimasa étaient rivales. La guerre a continué pendant 10 ans et la ville de Kyoto fut réduite en cendre. Yoshimasa était responsable de la guerre et il a pris sa retraite à l’âge de 37 ans. Continuer la lecture de « Le Ginkakuji »