Depa-chika

Au Japon, les grands magasins sont concentrés autour des grandes stations parce que ce sont les compagnies ferroviaires qui les dirigent. : SEIBU, TOBU, ISETAN (JR), TOKYU, Keikyu, ODAKYU, Hankyu, Hanshin, Kintetsu, etc. Cela a tendance à réunir les affaires et les transports. D’ailleurs, certains grands magasins ont originairement commencé par la vente de kimonos : Takashimaya, Mitsukoshi, Daimaru, etc.

On est bien accueilli dans les grands magasins car leurs employés offrent les meilleurs services. Avant l’ouverture du magasin, ils effectuent une assemblée du matin pour renforcer l’esprit d’équipe.

Lorsque les Japonais achètent un cadeau de noces, un ochugen (お中元), cadeau de milieu d’année, ou bien un oseibo (お歳暮), cadeau de fin d’année en signe de remerciement pour un service rendu ou à titre respectueux, ils préfèrent aller dans les grands magasins pour acheter des assortiments de savons, de jambons, de fruits, de gâteaux, de bières ou de vinaigrettes pour salade… Après la période des oseibo et des ochugen, les invendus seront débités à prix réduit.

Dans les grands magasins, le rayon des produits de beauté se trouve toujours au rez-de-chaussée car, étant bien aéré, l’odeur de cosmétiques ne s’imprègne pas dans l’immeuble. Par contre, les rayons alimentaires sont présentés au sous-sol. Appelés depa-chika, de departement store (=grand magasin) et chika (=souterrain), ils sont très variés. On trouve de petites boutiques de gâteaux japonais où les pâtisseries sont serrées les unes contre les autres. Il y a évidement des rayons de quatre saisons, une poissonnerie, une boucherie et des traiteurs.

Leurs prix sont en général plus chers qu’en supermarché. Les fruits et la viande de bœufs, surtout, sont chers mais ils sont très bons (le bœuf de Kobe est le plus connu mais il y a plusieurs régions productrices de bœuf au Japon : Ohmi, Tajima, Matsuzaka, etc.). Pourquoi ne pas aller voir les beaux étalages aux depa-chika ? Mais attention à ne pas dépenser trop d’argent.

JSS

Le thé japonais -partie 2-

Pour parvenir à la maison de thé, les pas japonais sont mis délibérément de façon irrégulière et c’est une idée du zen : elles permettent de se concentrer spirituellement, en faisant prendre garde de ne pas faire un faux pas. Ainsi, on s’approche à pied en contemplant le jardin, qui a pour rôle de nous faire oublier la vie quotidienne et de nous introduire dans le monde spirituel (n’oubliez pas de mettre des chaussettes le jour où vous entrez dans une maison japonaise).

À l’origine, le thé fut apporté au Japon de Chine entre le huitième et le neuvième siècle par les moines qui en buvaient comme médicament ou pour rester éveillés durant leur méditation. L’habitude de boire du thé fut désormais répandue dans les classes supérieures comme la famille impériale, les aristocrates et les savants. Le maître du thé du XVIème siècle, Sen-no-Rikyu (千利休. 1522-1591), généralisa le thé dans les classes populaires. Il établit l’importance de la sobriété dans la cérémonie, en anéantissant la conscience de classe. En conséquence, il lui fut ordonné de se faire seppuku, la peine capitale japonaise consistant à s’ouvrir le ventre soi-même, car il s’attira la colère du shogun de Continuer la lecture de « Le thé japonais -partie 2- »

Le thé japonais -partie 1-

Au Japon, le thé est une boisson d’une grande popularité comme le vin en France. Les Japonais en boivent chez eux après le repas ou au moment où ils veulent se détendre un peu. Les cinq genres principaux de thé japonais sont le sencha (煎茶), le matcha (抹茶), le hôjicha (ほうじ茶), le gyokuro (玉露) et le genmai-cha (玄米茶). La plupart des thés japonais se font par infusion dans l’eau chaude mais pas bouillante car elle altère leurs goûts et arômes très fins.

Le sencha est le thé vert classique et il couvre 80 % de la production du thé japonais. Le matcha est le thé en poudre, qui est souvent utilisé pour la cérémonie du thé, chanoyu (茶の湯). Le hôjicha, appelé aussi bancha (番茶), est le thé torréfié. Celui-ci comprend plus de tanin mais moins de caféine que le sencha, et on peut en boire juste avant de dormir. Le gyokuro est le premier cru du thé vert et sa méthode de culture, créée à Uji (宇治) dans la préfecture de Kyoto dans la première moitié du XIXème siècle, demande beaucoup d’efforts : au printemps, deux semaines avant le bourgeonnement, les arbres sont placés sous des voiles noirs pour réduire de 90% l’exposition aux rayons du soleil. Cette étape permet d’augmenter la douceur et d’atténuer l’amertume du thé. Seules les jeunes pousses ramassées à la main au début du printemps peuvent porter l’appellation de gyokuro. Ces feuilles sont ensuite étuvées, séchées et réduites en poudre, donc le matcha contient beaucoup de nutriments. Le genmai-cha est le mélange de feuilles de thé et de genmai (riz complet) torréfiés. Il a un arôme particulier et facilite la décomposition de mets gras. Continuer la lecture de « Le thé japonais -partie 1- »

Shuin-cho : Souvenir du Japon ou livre du bon pèlerin

Vous partez pour le Japon, quels souvenirs allez bien vous pouvoir vous ramener ?

Le Japon ne manque pas d’artisanat traditionnel avec les Kimonos, les poteries, les objets en laques, etc. Mais connaissez vous le shuin-cho…?
C’est un livret de prière ou de pèlerinage qui témoigne de votre passage dans un temple.  Cela peut être pour nous occidentaux un jolie souvenir mais il a une vrai valeur symbolique.

Dans chaque temples ou sanctuaires, contre en moyenne 300 yens (environ 3 €) les moines ornent vos carnets d’une calligraphie à l’encre de chine noire et de tampon rouge. Vous pouvez achetez ce livre dans n’importe quel Temple ou Sanctuaire (tout du moins les temples touristiques pour environs 10 euros), près des nombreux souvenir vendus aux mêmes endroits ou ont fait d’ailleurs signé le livre.

Ensuite le pèlerin que vous êtes se balade de temple en temple avec son shuin-cho et les pages se remplissent à chaque temple. Chacune est différente et le tout donne un ensemble très esthétique et harmonieux.

Si vous vous jetez à l’eau, vous serez donc l’heureux possesseur d’une magnifique page comprenant au centre une calligraphie principale qui peut représenter le nom du temple, la déité des lieux ou une prière, entourée d’autres plus fines qui peuvent être la date, la saison ou d’autres souhaits, voeux ou prières. Continuer la lecture de « Shuin-cho : Souvenir du Japon ou livre du bon pèlerin »