Pompiers acrobates

Les pompiers à Yokohama en 1890 exécutent des cascades acrobatiques sur des échelles en bambou. Les cascades échelle ont été l’événement principal des célébrations du Nouvel An japonais.

Les manifestations, appelées dezome-shiki, visaient à avertir les gens des dangers du feu et à démontrer l’agilité et le courage des pompiers.

Izanagi et Izanami, les Kami importants – 1

Au cours de notre article « Temple ou sanctuaire ? », nous nous étions intéressé au Shintoïsme et sa vénération des kami. Cette religion abritant par essence des milliers voir un nombre infini de kami, nous allons aborder aujourd’hui les kami primordiaux, ceux qui vous permettrons de comprendre telle ou telle référence dans un sanctuaire ou dans la culture japonaise.

Au commencement, les divinités homme, Izanagi, et femme, Izanami, créèrent le Monde et le Japon à l’aide d’une lance ornée de joyaux, Amenonuhoko. Rendu sur le pont entre le Ciel et la Terre (Ame-no-ukihashi), Izanagi agita la mer avec la lance sacrée, et fit émerger des éclaboussures de la lance la 1ere île de l’Archipel : Onogoro-shima. Les deux divinités descendirent alors sur Terre et érigèrent un palais où une immense colonne fut le pilier du Monde. Amoureux l’un de l’autre, les deux divinités mirent au point une cérémonie nuptiale : ils entourèrent le pilier, Izanagi à gauche et Izanami à droite, et une fois retrouvés, Izanami parla la première. Dès lors, elle donna naissance à Awashima la petite ile de 9,78 km2, ainsi qu’ à une énormité, Hiruko ou Ebisu, futur divinité des pêcheurs, des marchands et de la prospérité (que l’on retrouve aujourd’hui sur les bières Yebisu). Le couple renouvela la parade nuptiale si ce n’est qu’Izanagi prit cette fois l’initiative : les 8 principales iles du Japon naquirent, ainsi que de nombreux kami des montagnes, des fleuves, des plaines, du vent

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Chion-in Temple

Situé dans le quartier Higashiyama de Kyoto, Chion-in est relié à Hōnen (1133-1212), le fondateur du Jōdo Shū (bouddhisme pur).

C’est ici à Chion que Hōnen a enseigné le nom d’Amida (Sanskrit: Amitabha) pour atteindre le salut, et c’est ici qu’il a passé ses dernières années.

Aujourd’hui, avec plus de 7 000 temples, les enseignements de Hōnen se sont répandus dans tout le Japon. Depuis 1523, Chion-in a été le temple principal du Jōdo Shū.

En outre, Chion-in est très attrayant d’un point de vue culturel, car il a reçu des dons du shogun Tokugawa (commandant militaire suprême) au début de la période Edo (1600-1867), et a été construit par les maîtres artisans de l’époque.

Au pied de Kachōzan, l’une des trente-six montagnes du quartier Higashiyama de Kyoto, se trouvent les 106 grands et petits bâtiments qui composent le Chion-in.

Les bâtiments sont répartis dans les jardins du temple : au niveau supérieur, le mausolée de Hōnen, le niveau du millieu est occupé par les principaux bâtiments du temple tels que le Mieidō (salle qui abrite l’image de Hōnen) et le Shūedō (hall de l’assemblée).

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Temple ou sanctuaire ?

Todai-ji-temple-Nara

Pour avoir la réponse à cette question, il faut tout simplement avoir à l’esprit que le Japon abrite deux religions principales : le Bouddhisme et le Shintoïsme.  Ce dernier est beaucoup moins connu en Occident, et le profane aura tendance à penser que les japonais sont tous bouddhistes. Ceci s’explique par le caractère intrinsèquement japonais du shinto : il n’existe que sur l’Archipel.

En effet, animiste et polythéiste, le Shinto (神道) est la plus vieille religion connue du Japon (en excluant le koshinto, « l’Ancien Shinto », pratiquée il y a des milliers d’années durant l’ère Jōmon – 縄文時代- par les premiers habitants du Japon, et dont un héritage se retrouverait aujourd’hui dans la religion des Aïnous d’Hokkaido et la religion des Ryūkyū à Okinawa). Le Shinto, ou « la Voie du Divin », déifie et sacralise la Nature, les animaux, et certains personnages importants. Ainsi, une rivière, une cascade, ou un simple rocher peuvent abriter une divinité ou un esprit : ce sont les kami (). Il y aurait aujourd’hui 90 millions de shintoïstes au Japon.

Le Bouddhisme, originaire d’Inde et ayant pour aboutissement la quête de l’Éveil, est arrivé sur l’Archipel par le biais de la Chine et de la Corée à partir du VIe siècle. Adopté dès lors par de puissants clans japonais, le Bouddhisme se développa rapidement. Aujourd’hui, il y aurait 89 millions de bouddhistes au Japon….

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Daimonj est le festival des montagnes enflammées à Kyoto

Une fois par an au mois d’août au beau milieu de la saison des Obon (festival japonais des morts) vénérant les ancêtres, le flanc de la montagne situé près du Pavillon d’Argent, à Kyoto est en feu. Pendant la majeure partie de la nuit du 16 août, le feux se voit à des kilomètres à la ronde.

Cependant, loin d’un embrasement sauvage et incontrôlable, les gens s’aperçoivent bientôt que le feu contient un message en caractères japonais: 大 (grand) sur le mont Daimonji. Il y a aussi d’autres signes en feux sur les montagnes voisines tout autours de Kyoto.

Ce feu représente la culture religieuse japonaise complexe, cela marque le moment où les esprits ancestraux qui sont supposés visiter le royaume terrestre pendant Obon retournent dans le monde des esprits.

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Le parc de Nara

Sur l’île d’Honshū (本州), la principale île du Japon, le Kansai (関西地方), situé à l’ouest, est réputé pour être le centre historique et culturel de l’archipel. Ce n’est donc pas un hasard si nous y trouvons la deuxième ville la plus visitée par les élèves japonais lors de voyages scolaires : Nara, 奈良市 (la 1ere étant bien sûr Tokyo Kyoto et ses 2 000 temples). Prononcée « Nala », elle fut la capitale du Japon, sous le nom de Heijō-kyō (平城京), lors de la courte période dite de Nara (710-794), soit durant « l’Antiquité » japonaise, Kodai (古代).

A l’instar de notre article précédent sur la Montagne des singes, Nara est célèbre pour abriter un autre sanctuaire animalier dédié cette fois aux cerfs shika : le parc de Nara (奈良公園). Telle la vache en Inde, le cerf était considéré comme divin au Japon, et le chasser était puni de la peine de mort jusqu’en 1637. Ce statut découle d’une légende selon laquelle en 768, le Dieu du Tonnerre, Takemikazuchi (建御雷/武甕槌), se rendit à Nara, alors capitale, monté sur un cerf blanc, pour offrir sa protection à la cité et au Japon, contre les séismes notamment. Depuis, les habitants de Nara eurent pour coutume de s’incliner au passage de cerfs, considérés alors comme messagers des Dieux. Suite à la séparation du Divin et de l’Etat enclenchée à l’issue de la 2nd Guerre Mondiale, les cerfs de Nara devinrent un Trésor Naturel en 1957.

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Le Château d’Osaka

Le château d’Osaka est l’un des châteaux les plus célèbres de l’archipel. Notamment grâce à son intérêt historique puisque ce n’est pas moins de 435 ans que nous contemplons depuis ses remparts. Enfin bien entendu si nous mettons de côté que l’édifice fut détruit et reconstruit de nombreuses fois, au gré des nombreuses guerres qui déchirèrent le pays pendant des siècles.

Son propriétaire n’est autre que Toyotomi Hideyoshi (豊臣秀吉 1537-1598) qui en décida l’édification en 1583, mais ne put en profiter que peu de temps : achevé en 1597, il mourut un an plus tard. Passé aux mains du fils, Toyotomi Hideyori , le château sera le théâtre d’un des évènements majeurs dans l’histoire du Japon : le siège d’Osaka par la puissante famille Tokogawa et leur deux campagnes militaires de 1614 à 1615 qui aboutirent à la prise du château et sa destruction complète, et l’unification du Japon féodal par les Tokogawa. Une stèle en pierre fut placée dans la partie nord du château, à l’endroit même où Toyotomi Hideyori, et sa mere, Yodo-dono, se suicidèrent par seppuku, faisant ainsi disparaitre le clan Toyotomi.

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