Bonsaï -partie 1-

Au Japon, l’horticulture est appréciée des personnes de tous âges. En particulier, le bonsaï (盆栽) est très populaire chez environ un million d’amateurs d’âge moyen. En français, ce mot se prononce [bonzaï] mais en japonais, on dit [bonsaï]. Le plaisir du bonsaï consiste à cultiver de petits plants avec beaucoup de minutie et de persévérance, et à les transformer en une œuvre d’art magnifique.

 

Les plus belles œuvres sont le fruit d’un travail de plusieurs années. Certains coûtent quelques millions de yens. De plus, cet art du jardinage est un loisir convivial et facile à pratiquer quotidiennement. Même s’ils n’ont pas de grands jardins, les voisins discutent de jardinage devant leurs étagères de bonsaïs situées sur la rue. Le pin (松) est le plus célèbre des bonsaïs, du fait de sa résistance et sa facilité d’entretien. C’est un arbre persistant à l’écorce patinée.

 

Les arbres à larges feuilles caduques comme l’érable (モミジ, momiji), l’orme ou le zelkova (ケヤキ, keyaki, photo) sont appréciés parce qu’ils changent avec les saisons. Il y a aussi des bonsaïs dont les fleurs sont magnifiques comme le prunier (梅, ume) ou l’azalée (サツキ, satsuki). Ils représentent une exception dans cet art car c’est plutôt les feuilles qui sont considérées d’habitude.

 

Le bonsaï est une véritable miniaturisation des arbres de la Nature. Il s’agit de la reconstitution d’un paysage naturel dans un petit espace. Les bonsaïs dont le tronc tombe au-dessous du pot sont appelés kengai (懸崖). Il sont étranges en apparence mais représentent une véritable scène de la nature : un pin surplombant une falaise et supportant de rudes épreuves.

 

Obligés de tailler un grand arbre dans un petit pot, les spécialistes du bonsaï ont inventé plusieurs techniques. L’une d’elles, la ligature des jeunes plants avec des fils de fer, en japonais harigane (針金), est importante pour donner sa forme au bonsaï.

 

 

J’ajoute que les nouveaux bonsaïs, gokusho-mame-bonsai (極小豆盆栽), sont des bonsaïs miniatures. C’est bonsaïs extravagants partagent pourtant le même concept que le bonsaï classique : il s’agit d’une représentation réduite de la nature. L’esprit de cet art reste inchangé et persiste dans les nouvelles techniques.

Voir bonsaï -partie 2-

JSS