Les avertissements des ancêtres

Les villes touchées par le tsunami n’ont pas écouté les avertissements des ancêtres et les digues modernes n’ont pas réussi à protéger les villes côtières. Dans le hameau de Aneyoshi (Préfecture d’Iwate), une pierre vieille de plusieurs siècles prévient déjà du danger des tsunamis.

Il est écrit de ne pas construire de maisons en dessous du niveau indiqué par la borne.  Des centaines de ces indicateurs parsèment le littoral, certains datant de plus de 600 ans. Ils forment un système d’alerte le long des côtes correspondant à des lignes de failles majeures où se produisent de très nombreux séismes et tsunamis.

«Si un tremblement de terre survient, méfiez-vous des tsunamis», peut-on y lire. Dans l’agitation de la vie moderne, beaucoup oublient…

 

Education

Les parents japonais sont souvent passionnés d’éducation. Les lycéens et les collégiens vont au cours privés juku (塾) après leur école. Au Japon, les enfants vont à l’école primaire pour six ans, de 7 à 12 ans, au collège pour trois ans, de 13 à 15 ans et au lycée pour trois ans, de 16 à 18 ans. Après, la moitié des jeunes entre à l’université pour quatre ans, à l’école professionnelle ou à l’institut universitaire pour deux ans, tandis que l’autre moitié commence à travailler. L’école primaire et le collège sont obligatoires. Le lycée n’est pas obligatoire mais plus de 90% des enfants y vont.

Quand j’étais petit, il y avait une quarantaine d’élèves par classe mais de nos jours, le nombre d’enfants diminue selon les régions ou les quartiers. L’école commence à 8h30 et une leçon dure 45 minutes à l’école primaire et 50 minutes au collège ou au lycée. Les cours finissent à 15h mais on a ensuite le club sportif ou culturel si on y appartient. Le baseball est au Japon aussi populaire que le football même si les joueurs de baseball Continuer la lecture de « Education »

Des nouvelles de Fukushima

Le cauchemar de Fukushima perdure au Japon, plus de deux mois après le séisme et le tsunami qui ont déclenché une catastrophe nucléaire sans précédent. Alors qu’un système de refroidissement avait été installé dans le réacteur n°1 de la centrale, dont le cœur est partiellement fusionné, une fuite d’eau radioactive, assez importante pour remplir une piscine olympique, a obligé l’opérateur Tepco à admettre que la situation est loin d’être sous contrôle dans la centrale endommagée.

Le fond de la cuve résistera-t-il?
D’après les dernières mesures, une bonne partie de l’eau injectée dans la cuve aurait fui dans les galeries souterraines jusqu’à la mer, laissant les barres de combustible à l’air. Tepco affirme que les barres se sont simplement «déformées» sous l’effet de la chaleur. Toutefois, la température au fond de la cuve, qui s’élève à 120°C, laisse penser qu’une partie du combustible a fondu, formant un corium, une sorte de boule de combustible concentré. A l’heure actuelle, on ignore si ce corium peut transpercer la cuve, voire la dalle de béton située en dessous. Mais lors d’un point de presse en fin de semaine dernière, Junichi Matsumato, directeur de Tepco, a avoué que le fond de la cuve du réacteur n°1 était percé.

Ce scénario était redouté par les experts, comme Roland Desbordes, le président de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) «Si le refroidissement des réacteurs nucléaires échoue, leur coeur pourrait fondre. Les pastilles d’uranium s’accumuleraient alors au fond de la cuve, formant un corium, sorte de grosse boule de métal en fusion. Ce corium pourrait alors transpercer la cuve, puis la dalle de béton en dessous de la centrale, et enfin la roche et la terre avec des conséquences sur les nappes phréatiques et les sols en général.» Continuer la lecture de « Des nouvelles de Fukushima »

Les trois fêtes traditionnelles du 15 mai (Kyoto)

Le 15 mai est un jour plein de fêtes ici à Kyoto. La fête d’Aoi (葵祭) est l’une des trois grandes fêtes de Kyoto organisée par le sanctuaire Kamigamo (上賀茂神社) et le sanctuaire Shimogamo (下鴨神社). Cette fête de 15  jours dure depuis un millier d’années et commence par le rite de chevaux Yabusame Shinji (流鏑馬神事) le 3 mai, dans la forêt Tadasu-no-mori (糺の森), située au sud du sanctuaire de Shimogamo. Cet événement est important pour purifier le chemin de la procession du 15 mai, point culminant du festival d’Aoi. Le 3 mai, un homme à cheval en costume traditionnel lance une flèche. Le lendemain, le 4 mai,
le rituel Saiodai-Misogi (斎王代禊) se fait dans le même sanctuaire. Saiodai était une femme élue qui a servi les dieux dans les temps anciens. Cette année, une étudiante de l’université Doshisha (同志社大学) a été désignée pour procéder à la cérémonie traditionnelle, en se purifiant les mains à l’eau de la rivière qui s’écoule dans Continuer la lecture de « Les trois fêtes traditionnelles du 15 mai (Kyoto) »

Le sanctuaire Yasui-Konpiragû 安井金比羅宮

Dans un coin du quartier de Gion (祇園), au centre-ville de Kyoto (京都), se trouve le sanctuaire Yasui-Konpiragū (安井金比羅宮), renommé pour cette énorme pierre qui régit les liens entre les êtres humains.

Fondée en 794, la ville de Kyoto est riche d’histoire, de culture et de traditions. Le fondateur de l’ancienne capitale, l’Empereur Kanmu (桓武天皇), baptisa la cité Heian-Kyô (平安京), littéralement « capitale de la paix ». Mais elle fut parfois transformée en champ de bataille.

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Le temple Daitoku-ji (Kyoto)

Le temple zen Daitokuji (大徳寺) est situé au nord de la ville de Kyoto. Dans sa grande enceinte à l’atmosphère tranquille, une dizaine de temples s’élèvent.

Vous pouvez vous y promener librement et comme dans d’autres temples zen, la visite des petits monastères tacchu (塔頭) est intéressante car ils possèdent des jardins différents.

La photo ci-dessus est l’entrée du temple Kôto-in (高桐院), qui est renommé pour son paysage reposant. Vous pouvez apprécier le changement des saisons.

D’ailleurs, dans le temple Ryogen-in (龍源院), le Daisen-in (大仙院) ou le Zuihô-in (瑞峯院), vous pouvez admirer des jardins secs, kare-sansui en japonais (枯山水. kare = sec, san = montagne, sui = eau), composés de sable blanc, représentant les courants d’eau et de pierres représentant la terre. Continuer la lecture de « Le temple Daitoku-ji (Kyoto) »

Au pays du soleil, le vent, la géothermie

Le Japon compte aujourd’hui 16 centrales électriques géothermiques, ce nombre reste stable malgré un important potentiel inexploité:  Economiquement, l’investissement est lourd et l’électricité produite reste plus chère que celle produite à partir de gaz, hydrocarbures, hydraulique, nucléaire.

D’un point de vue environnemental, ces centrales sont bien souvent au cœur de parcs naturels et pour faire bref, gâchent le paysage (tuyauterie industrielle rejettant d’énormes nuages de vapeur). Enfin, le Japon a une longue tradition d’utilisation des eaux thermales et exploite ces sources à des fins touristiques (Onsen). On estime ainsi que seul 20% du potentiel électrique géothermique est exploité à l’heure actuelle au Japon.

En effet, paradoxalement, le  Japon a préféré privilégier l’énergie désuète, dangereuse et polluante, qu’est le nucléaire, plutôt que de s’intéresser à cette source gratuite et formidable d’énergie sur laquelle il est assis : la géothermie.

Ces « énormes nuages », que sont-ils face à d’autres nuages qui sont en train de polluer tout le Japon et le monde ?  Quant au prix, quel sera celui à payer pour tenter de réparer la catastrophe en cours de Fukushima ? Alors face aux dégâts humains et financiers, il faudrait peut-être réfléchir à deux fois à la question.

Dans la foulée, le Japon néglige une autre richesse énergétique, gratuite, et inépuisable aussi, le vent. En effet, à la surprise générale, les quelques éoliennes offshore installées au Japon ont remarquablement résisté au séisme et au tsunami lien. Elles ont produit, en 2010, un peu plus de 2300 MW (lien) ce qui place le Japon en 18ème position au rang mondial.

Ce chiffre qui semble important, est à relativiser si on le compare avec l’essor de son voisin chinois qui a fait un bond de 232% en 2007, alors que le Japon, quant à lui, n’a progressé que d’un petit 1%. lien

Et pour continuer sur le chapitre des énergies renouvelables disponibles au Japon, le soleil, le pays manie décidément bien le paradoxe: tout en étant le leader mondial de l’énergie photovoltaïque (la moitié des modules solaires produits dans le monde sont fabriqués au Japon) il préfère les vendre plutôt que d’en installer beaucoup plus sur son territoire.

Donc les solutions existent pour le Japon et le monde, les énergies renouvelables sont l’avenir et la sécurité, à vous de jouer !

Hary Gateaux

Bouddhisme -partie 2-

La pagode des temples bouddhiques représente la tombe de Bouddha, et on dit qu’un fragment de ses os est conservé à l’intérieur. C’est comme les monastères européens du Moyen Âge, qui proclamaient posséder des reliques sacrées. Comme substitution aux os, une perle est mise dans les pagodes japonaises.

Au Japon, chaque famille porte son propre blason et celui-ci est gravé sur leur tombe. De plus, on voit des plaquettes installées autour de la tombe, appelées sotoba (卒塔婆), sur lesquelles on écrit le nom du défunt donné par un bonze, afin de prier son repos. Les Japonais se rendent au cimetière plus souvent que les Français. Ils y mettent des fleurs, de l’encens, des bougies et des offrandes. À titre indicatif, on peut les acheter au magasin qui se Continuer la lecture de « Bouddhisme -partie 2- »