Les yakuzas aussi font de l’humanitaire au Japon

Face au séisme, l’ensemble de la société japonaise se mobilise. Les mafieux ne dérogent pas à la règle.

On peut être un yakuza et agir pour son peuple. Quelques heures seulement après le séisme, les plus grandes familles de yakuzas se sont mobilisées. La Sumiyoshi-kai, deuxième organisation mafieuse du Japon, a même offert l’hospitalité à des membres de la communauté étrangère, une première.

L’Inagawa-kai, troisième organisation criminelle du pays, a elle envoyé 25 camions remplis de nourriture, boissons, piles et autres lampes de poches dans la région de Tohoku, durement touchée. Cette famille possède des racines très fortes dans les zones endommagées. Au total, elle a envoyé plus de 100 tonnes de provisions.

Ce n’est pas la première fois que les yakuzas se mobilisent. Lors du séisme de Kobe en 1995, le Yamaguchi-gumi avait été l’un des premiers à envoyer des vivres aux populations touchées.

Les éoliennes offshore ont résisté et fonctionnent au Japon

Contrairement à ce que disaient les détracteurs de l’éolien qui prédisaient l’écroulement des mâts et turbines au moindre séisme et leur manque de résistance au Tsunami, les éoliennes (onshore et offshore) installées au Japon ont non seulement résisté au plus fort séisme jamais enregistré dans l’histoire du pays mais aussi au Tsunami de l’ampleur que l’on sait.

Toutes les éoliennes japonaises actuellement en fonction ont survécu au tremblement de terre, y compris les turbines semi-offshore situées à proximité de l’épicentre du séisme comme celle de Kamisu (photo) située à 300 km de l’épicentre.

Ce dernier parc a aussi résisté au tsunami, validant du même coup les normes anti-sismiques qui ont présidé à son élaboration, comme sans doute les plus fiables du monde ! Et cerise sur le gateau, ce sont les parcs éoliens japonais qui pendant la défection de la centrale nucléaire de Fukishima assurent en partie l’alimentation en électricité de la région de Tokyo.

Polémique sur les Français qui sont partis en France

Les Japonais semblent ne pas avoir apprécié que les étrangers soit rentrés dans leur pays respectifs suite aux événements dangereux au Japon et reprochent aux medias étrangers d’avoir fait du sensationnelle pour faire plus d’audimat; ce qui semble un peu vrai quand on regardait ca du Japon. En revanche on peut clairement dire que les medias Japonais étaient muselés par les autorités pour ne pas trop alarmer les gens qui sont sur place, ce que l’on peut comprendre aussi.

Cependant il est normal que les ressortissents Français qui avaient la possibilité de partir en raison de la catastrophe nucléaire civile jamais égalée dans le monde soit rentrés et particulièrement  quand on a des enfants. Vous faites quoi si il y avait eu une panique générale avec vos enfants sous le bras à l’autre bout du monde? Pour rappel, les autorités Japonaise disaient ne plus contrôler les réacteurs… très rassurant !

Ce n’est pas parce que les Japonais ont sacrifié les prises de risques pour une croissance et consommation effrénée pendant 50 ans donc un besoin toujours croissant d’électricité, que l’on doit nous en payer les conséquences. Et pourtant les Japonais on déjà eu une expérience malheureuse avec le nucléaire à Hiroshima, conséquence directe de leur attaque surprise contre les Américains à Pearl-Harbour et déclaration de guerre aux Alliés.

Construire des centrales nucléaires dans un pays comme le Japon est une pure folie… Tremblements de terre, typhons, Tsunamis…. Bref l’improbable est toujours possible et le nucléaire est toujours dangereux pour la vie humaine. Il existe d’autres solutions à mettre en œuvre qui ne sont pas dangereuses et qui ne degradent pas notre planète. Investissons aussi dans la recherche plutôt que de construire de nouvelles centrales pour renouveler le parc vieillissant en France. Un EPR coute 6 milliards d’Euro et il faudra remplacer les 50 centrales soit un cout de 300 milliards d’Euro avec en bonus des déchés radioactifs dont on ne sais pas quoi faire ! Bref ce n’est qu’une volonté politique, alors prenez votre destin en main et réfléchissez bien pour les prochaines élections ! C’est une technologie trop dangereuse et qui peut dépasser l’homme à tout moment comme à Fukushima.

Aujourd’hui j’apprends que TEPCO (Tokyo Electric Power Company) commence à faire des relevés… 10 jours après, rien que ca ! et en prime c’est le pollueur qui fait les relevés, cela fait franchement rire et surtout laisse présager de graves problèmes de contaminations. Tant qu’il n’y aura pas de relevés fait par des organisations indépendantes il est évident que l’on nous cache des choses…. ?

Reste à espérer que les Japonais vont arrêter de jouer aux Bisonours en se mettant la tête dans le sable et affronter les enjeux économiques et écologiques voir peut-être même nous montrer l’exemple…. Bon faudra quand même commencer par créer au moins un parti politique écologie au Japon. Mais en tout cas le Japon nous oblige à repenser notre avenir !

DG

Le tsunami mesurait au moins 23 mètres de haut

Le tsunami qui a dévasté les côtes du nord-est du Japon à la suite d’un violent séisme le 11 mars a atteint une hauteur d’au moins 23 mètres, selon une étude japonaise citée vendredi par le quotidien Yomiuri Shimbun.

L’Institut de recherche sur les ports et aéroports du Japon a mesuré à Ofunato, dans la préfecture d’Iwate, le tsunami qui a rayé de la carte des villes côtières entières, selon le journal. Le plus fort tsunami jamais survenu après un séisme au Japon a été mesuré à 38,2 mètres en 1896, précise le quotidien.

L’étude de l’institut a été menée vendredi grâce au système de positionnement satellitaire GPS et d’autres instruments de mesure, ajoute le Yomiuri Shimbun. L’Autorité d’information géospatiale du Japon a annoncé qu’au moins 400 kilomètres carrés avaient été inondés par le tsunami du 11 mars. Ce chiffre pourrait encore être révisé à la hausse, a indiqué cette autorité, car il lui reste à faire l’analyse des photos aériennes de 20% des zones sinistrées.

Kizuna : lien de s’entraider 絆 助け合うつながり

Le 20 mars 2011, un garçon de seize ans et sa grand-mère, isolés sous des décombres pendant 217 heures, ont été retrouvés sains et saufs. Ils ont été hospitalisés et leur état est maintenant stable.

Les opérations de sauvetage se poursuivent dans les régions sinistrées. Au 22 mars, on dénombre 8 805 morts et 18 335 disparus. Les réfugiés peinent à avoir de la nourriture, des médicaments, de l’électricité, du pétrole et de l’essence. Comme c’est une région froide, les situations sont encore plus difficiles pour les femmes enceintes, les bébés et les personnes âgées ou malades.

Les Japonais se rappellent le grand séisme de Kobe (神戸), qui avait eu lieu il y a seize ans et qui avait fait 6 434 victimes. La ville avait été détruite par des secousses sismiques, tandis que cette fois-ci c’est un tsunami qui a dévasté la région de Tohoku (東北). Les anciens sinistrés de Kobe et de nombreux volontaires dans tout le Japon se sont mobilisés pour venir bénévolement en aide aux réfugiés. Sur les lieux du drame, aucune émeute ni pillage, preuve de la discipline des Japonais.

Le caractère de la photo, 「絆」, se lit ‘kizuna‘ et signifie ‘lien’. Il est composé de deux parties, 「糸」 qui signifie ‘fil’ et 「半」, ‘moitié’. Tous les êtres humains sont unis les uns aux autres par des fils invisibles et ils doivent s’entraider pour maintenir ces liens fragiles.

JSS

 

 

Séisme Japon – Accident nucléaire – Point sur la situation

SEISME – INCIDENTS NUCLEAIRES – MESSAGE DE L’AMBASSADE

Voici le point de situation élaboré par les experts de l’Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire (IRSN).

1. Situation sur le site de Fukushima :

Les efforts continus des autorités japonaises commencent à porter leurs fruits, mais la situation sur le site reste précaire. La connexion de la centrale au réseau électrique est un signe positif, même si la mise sous tension reste une opération délicate.

La radioactivité sur site est toujours très élevée. Les émissions radioactives semblent se poursuivre.

2. Prévisions météorologiques :

Comme annoncé hier, le vent est aujourd’hui orienté vers le Sud-ouest, c’est-à-dire en direction de la région de Tokyo.

Le vent pourrait souffler demain en direction de l’Ouest, ramenant sur le Japon les émissions qui ont été poussées vers l’Océan ces derniers jours. Compte tenu du temps de séjour au dessus de l’Océan, la radioactivité attendue sur le Japon ne sera vraisemblablement pas élevée.

3. Recommandations de l’IRSN :

Il faut s’attendre dans les prochaines 48 heures à une hausse de la radioactivité sur le Kanto – à des niveaux ne présentant aucun danger pour la santé humaine.

La pluie qui tombe sur le Kanto limite le niveau de radioactivité dans l’air mais précipite la radioactivité au sol.

L’IRSN recommande en conséquence :

•de limiter les sorties au strict nécessaire. Les personnes n’ayant pas de raison particulière de sortir sont invitées à rester à leur domicile. C’est là qu’elles sont le plus protégées et c’est en limitant les sorties que l’on réduit le risque de contamination de son habitation.
•pour les personnes qui devraient sortir malgré tout, il convient de se munir d’un parapluie et d’un imperméable, qui seront laissés à l’extérieur, sur le seuil de l’habitation. Il est également recommandé de changer de chaussures.
Nous rappelons enfin à nos compatriotes qu’il faut suivre en toute circonstance les consignes des autorités japonaises. La prise de comprimés d’iode est notamment à exclure pour l’instant, le niveau de radioactivité dans l’air étant sans danger pour la santé humaine. Les autorités japonaises donneront le signal en cas de besoin.

La consultation du site http://www.bousai.ne.jp/eng/ produit par le Ministère de l’Education, de la Culture, des Sports et de la Science et de la Technologie du Japon (MEXT) vous permet de connaître toutes les 10 minutes le débit de dose radioactive maximal dans votre région, et d’affiner votre recherche à toutes les balises comprises dans le dispositif d’une zone.

SEISME – INCIDENTS NUCLEAIRES – MESSAGE DE L’AMBASSADE

Mesures en faveur de la Communaute francaise – 16 mars 2011 – 14h30

SEISME – INCIDENTS NUCLEAIRES – MESSAGE DE L’AMBASSADE

Le Premier ministre François Fillon s’est exprimé hier à l’Assemblée nationale sur la situation au Japon.

Après avoir rappelé la solidarité de la France dans l’épreuve que traverse le peuple japonais – solidarité qui se manifeste par l’envoi d’une équipe de 114 personnels de la Sécurité civile et de matériel nécessaire à l’assistance aux personnes sans abri – le Premier ministre a insisté sur la gravité de la situation.

Il a proposé à ceux de  nos compatriotes qui ne sont pas astreints à rester à Tokyo de rentrer en France ou de partir vers le Sud du Japon dès maintenant.

Il a enfin indiqué que le Gouvernement avait demandé à Air France de mobiliser des avions se trouvant en Asie pour répondre sans délai à la demande de nos ressortissants.

Par ailleurs, toujours pour faciliter le retour en France de ceux qui le souhaitent, deux appareils sont en route vers le Japon. En fonction du nombre de personnes intéressées, les appareils rejoindront la France directement ou via des rotations par Séoul.

Les premiers décollages sont prévus dès demain, jeudi 17 mars. Les Français intéressés sont donc invités à se signaler dans les meilleurs délais à l’adresse suivante : aideretour.ambafrance@gmail.com. Il faudra préciser dans ce courriel leur adresse e-mail, la composition de la famille (nom, prénom, date de naissance, numéros de passeport) ainsi que l’aéroport préférentiel de départ (Tokyo ou Osaka – la décision sera prise en fonction du nombre de demandes).

SEISME – INCIDENTS NUCLEAIRES – MESSAGE DE L’AMBASSADE

Message et recommandations de l’IRSN sur la situation a Tokyo

Bonjour à tous,

Afin de mieux diffuser les informations de l’Ambassade de France au Japon au plus grands nombres nous avons décidé de mettre en ligne les messages d’informations sur la crise actuelle au Japon:

====== SEISME – INCIDENT NUCLEAIRE – MESSAGE DE L’AMBASSADE ======

Madame, Monsieur,

La situation sur le site de Fukushima s’est plutôt dégradée hier mardi 15 mars. Cependant, une analyse très détaillée des bulletins météo par l’expert de l’Institut de radioprotection et de sureté nucléaire (IRSN) présent à l’Ambassade, montre que le vent soufflera du nord ouest vers le sud-est, c’est-à-dire vers l’Océan Pacifique, ce qui permet de dire que Tokyo est à l’abri pendant les prochaines 48 heures.

===== Ambassade de France au Japon =====

Message et recommandations de l’IRSN sur la situation à Tokyo

Mercredi 16 mars à 2 heures

Les autorités japonaises font face à une situation grave sur le site nucléaire de Fukushima. Malgré l’éloignement, un accroissement des niveaux de radioactivité a déjà été constaté au niveau de l’agglomération de Tokyo, et reste attendu dans les prochaines heures en fonction de l’évolution de la météorologie (direction des vents dominants et chutes de pluie). Ces niveaux resteront probablement faibles, mais pourraient s’amplifier ultérieurement en fonction de l’évolution des réacteurs accidentés, avec un décalage de l’ordre de 20 à 30 heures compte tenu des conditions météorologiques actuelles.

Plusieurs précautions peuvent être prises, compte tenu de cette situation, par les membres de la communauté française au Japon :

A titre préventif, mais aussi afin de faciliter la tâche des autorités japonaises, dans l’hypothèse d’une aggravation importante de la situation, un éloignement de Tokyo (et plus généralement des régions relativement proches de la centrale de Fukushima) vers le sud du pays, ou un retour en France est recommandé à tous ceux dont la présence n’est pas indispensable sur leur lieu de résidence et de travail.

S’agissant des personnes qui resteront présentes, il convient de suivre les consignes diffusées par les autorités japonaises en cas d’annonce d’une aggravation de la situation. Il convient notamment d’éviter autant que possible des déplacements sous la pluie, l’eau de pluie pouvant être contaminée par des particules radioactives, et plus généralement de limiter les déplacements ainsi que les aérations des logements et bureaux. Les autorités japonaises procéderont en cas de nécessité à la distribution de comprimés d’iode aux populations. Il est aussi possible de se procurer des comprimés d’iode auprès de l’ambassade. Ces comprimés sont surtout importants pour les femmes enceintes et allaitantes, les enfants et jeunes adultes. En raison de leur durée d’effet limité, la prise de ces comprimés ne doit impérativement s’effectuer que sur les consignes données par les autorités nipponnes ou l’ambassade, qui agit en étroite relation avec les experts et médecins de l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

SEISME – INCDENTS NUCLEAIRE – MESSAGE DE L’AMBASSADE

Mardi 15 mars à 20 heures

1. Le point de la journée :

Suite aux explosions constatées aujourd’hui, on peut dire que la situation sur le site de Fukushima s’est plutôt dégradée aujourd’hui.

2. Quels effets ?

La situation reste à l’heure qu’il est tout à fait saine sur Tokyo. Une très légère hausse de radioactivité a été enregistrée. Elle ne présente aucun danger sur la santé humaine.

L’air s’est chargé en éléments radioactifs au fil des bouffées radioactives rejetées par les réacteurs. Le vent très faible a permis de circonscrire cette masse au dessus de la centrale.

Une analyse très détaillée des bulletins météo par l’expert de l’Institut de radioprotection et de sureté nucléaire (IRSN) présent à l’Ambassade montre que le vent soufflera du nord ouest vers le sud-est, c’est-à-dire vers l’Océan Pacifique, ce qui permet de dire que Tokyo est à l’abri pendant les prochaines 48 heures.

3. Quelles recommandations :

Il convient de suivre les consignes des autorités japonaises : en dehors d’un rayon de 30 km autour de la centrale, c’est-à-dire notamment à Tokyo (qui est à plus de 250 km), la situation ne nécessite pas de se protéger particulièrement pour la journée. A titre préventif, nous vous conseillons de faire des provisions d’eau et de nourriture et de vous tenir prêt pour un éventuel calfeutrage de votre habitation.
Compte tenu du fait que Tokyo est, selon les prévisions météorologiques, à l’abri pour 48 heures, nous pensons à nouveau raisonnable de conseiller aux personnes qui n’ont pas de raison essentielle de rester à Tokyo de s’éloigner de la région du Kanto