Washi, papier japonais

Saviez-vous que les Japonais appellent leur papier traditionnel washi (和紙) ? En japonais, wa veut dire japonais, à la japonaise ou bien produit au Japon. Par exemple la tenue traditionnelle japonaise s’appelle wafuku et la cuisine japonaise washoku. Donc le papier japonais est appelé washi. Le washi n’est pas seulement résistant mais aussi délicat et plaisant à utiliser. Les Japonais utilisent depuis longtemps ces particularités pour fabriquer des petits objets de la vie quotidienne comme les corbeilles ou les assiettes ainsi que pour des plus grands meubles comme les armoires.

Ainsi ces produits fabriqués en bambou, en bois et avec le washi sont légers, solides et agréables au toucher. Parce qu’il rend la lumière chaleureuse et douce, le washi est utilisé pour fabriquer les portes coulissantes et les lampes. On retrouve ces qualités de résistance et de souplesse dans la confection de parapluies et d’éventails qui doivent supporter de nombreuses manipulations.

L’utilisation du washi a continué à se diversifier au fil du temps. Par exemple une nouvelle utilisation a été inventée par les ingénieurs qui se sont servis de sa finesse et de sa robustesse pour fabriquer « le papier condensateur électronique ». Nous utilisons quotidiennement ce fameux papier avec nos télévisions, nos lecteurs DVD, nos téléphones portables et nos ordinateurs. Il est devenu indispensable.

À vrai dire, il est intéressant de remarquer que le mot « 和/wa » veut dire « s’harmoniser » et « se lier avec ». En effet, par ses particularités, le papier japonais a su s’adapter aux techniques modernes et persister dans notre vie quotidienne. En y réfléchissant, n’a-t-on pas l’impression que le washi nous adresse un message d’harmonie ?

La photo ci-dessus montre des lanternes de Suzuki-Shofudo, magasin de produits artisanaux en papier à Kyoto. Vous pouvez aussi fabriquer par vous-même un souvenir, dans son atelier au premier étage sans réservation.

Accès chez Suzuki-Shofudo : marchez vers le nord dans la rue Yanaginobanba (柳馬場通り) depuis le marché de Nishiki (錦市場), 2 min. TEL : +81 (0) 75 231 5003 (magasin) ou + 81 (0) 75 222 8910 (atelier de fabrication, 紙の和雑貨体験工房)

JSS

Bouddhisme -partie 2-

La pagode des temples bouddhiques représente la tombe de Bouddha, et on dit qu’un fragment de ses os est conservé à l’intérieur. C’est comme les monastères européens du Moyen Âge, qui proclamaient posséder des reliques sacrées. Comme substitution aux os, une perle est mise dans les pagodes japonaises.

Au Japon, chaque famille porte son propre blason et celui-ci est gravé sur leur tombe. De plus, on voit des plaquettes installées autour de la tombe, appelées sotoba (卒塔婆), sur lesquelles on écrit le nom du défunt donné par un bonze, afin de prier son repos. Les Japonais se rendent au cimetière plus souvent que les Français. Ils y mettent des fleurs, de l’encens, des bougies et des offrandes. À titre indicatif, on peut les acheter au magasin qui se Continuer la lecture de « Bouddhisme -partie 2- »

Shuin-cho : Souvenir du Japon ou livre du bon pèlerin

Vous partez pour le Japon, quels souvenirs allez bien vous pouvoir vous ramener ?

Le Japon ne manque pas d’artisanat traditionnel avec les Kimonos, les poteries, les objets en laques, etc. Mais connaissez vous le shuin-cho…?
C’est un livret de prière ou de pèlerinage qui témoigne de votre passage dans un temple.  Cela peut être pour nous occidentaux un jolie souvenir mais il a une vrai valeur symbolique.

Dans chaque temples ou sanctuaires, contre en moyenne 300 yens (environ 3 €) les moines ornent vos carnets d’une calligraphie à l’encre de chine noire et de tampon rouge. Vous pouvez achetez ce livre dans n’importe quel Temple ou Sanctuaire (tout du moins les temples touristiques pour environs 10 euros), près des nombreux souvenir vendus aux mêmes endroits ou ont fait d’ailleurs signé le livre.

Ensuite le pèlerin que vous êtes se balade de temple en temple avec son shuin-cho et les pages se remplissent à chaque temple. Chacune est différente et le tout donne un ensemble très esthétique et harmonieux.

Si vous vous jetez à l’eau, vous serez donc l’heureux possesseur d’une magnifique page comprenant au centre une calligraphie principale qui peut représenter le nom du temple, la déité des lieux ou une prière, entourée d’autres plus fines qui peuvent être la date, la saison ou d’autres souhaits, voeux ou prières. Continuer la lecture de « Shuin-cho : Souvenir du Japon ou livre du bon pèlerin »