Cérémonie du thé

Histoire de la cérémonie du thé.

Il n’est pas surprenant de découvrir que c’est par la Chine qu’arriva le thé, avec la religion Bouddhiste au VII éme siècle. Le moine Saicho, en 805, fut le premier à cultiver le thé à l’intérieur d’un temple situé à Sakamoto. L’Empereur Saga, 10 ans plus tard, découvrit puis encouragea dans l’aristocratie de Heian, la dégustation du thé selon les rites chinois.

Avec l’arrivée des Bushis au pouvoir en 1185, la tradition du thé disparut dans l’aristocratie Japonaise, dorénavant plus tournée vers les arts typiquement Japonais (littérature). Pourtant les moines Zen continuèrent à cultiver le thé, notamment à Uji près de Kyôto. C’est le moine Zen Eisai qui répandit ce breuvage dans tous les temples de la secte.

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Le thé japonais -partie 2-

Pour parvenir à la maison de thé, les pas japonais sont mis délibérément de façon irrégulière et c’est une idée du zen : elles permettent de se concentrer spirituellement, en faisant prendre garde de ne pas faire un faux pas. Ainsi, on s’approche à pied en contemplant le jardin, qui a pour rôle de nous faire oublier la vie quotidienne et de nous introduire dans le monde spirituel (n’oubliez pas de mettre des chaussettes le jour où vous entrez dans une maison japonaise).

À l’origine, le thé fut apporté au Japon de Chine entre le huitième et le neuvième siècle par les moines qui en buvaient comme médicament ou pour rester éveillés durant leur méditation. L’habitude de boire du thé fut désormais répandue dans les classes supérieures comme la famille impériale, les aristocrates et les savants. Le maître du thé du XVIème siècle, Sen-no-Rikyu (千利休. 1522-1591), généralisa le thé dans les classes populaires. Il établit l’importance de la sobriété dans la cérémonie, en anéantissant la conscience de classe. En conséquence, il lui fut ordonné de se faire seppuku, la peine capitale japonaise consistant à s’ouvrir le ventre soi-même, car il s’attira la colère du shogun de Continuer la lecture de « Le thé japonais -partie 2- »