Marché aux puces de Tenjin (北野天満宮杜弘法市)

Le temple Kitano Tenmangu à Kyoto acceuille tous les 25 du mois un grand marché aux puces, plus connu sous le nom du marché de TenjinIl a lieu quatre jours après le marché aux puces de Tōji, si bien qu’un proverbe local dit « Beau temps au marché de Tōji, temps pluvieux au marché de Tenjin », ce qui sous-entend que le temps à Kyoto change rapidement, seulement en l’espace de quelques jours !

Parmi les deux cent stands, les chineurs trouvent forcément leur bonheur au marché de Tenjin.

On y trouve des pièces inédites d’artisanat japonais, des kimonos, des antiquités, des accessoires traditionnels, des tissus, des objets faits main en tous genres.Ainsi bien sûr que de superbes pièces de céramique japonaise, notamment du raku, à des prix très abordables.D’autres stands proposent aussi de quoi se restaurer. Au menu, des takoyaki (ci-dessous) et autres plats salés ou sucrés pour le plaisir des papilles, et à emporter dans sa promenade. 

Torii, le portail japonais vers le monde sacré

Un torii 鳥居 est un portail traditionnel qu’on trouve à l’entrée des sanctuaires Shinto (en japonais jinja 神社) . Le torii a une grande symbolique : c’est la porte d’entrée vers de monde des Kamis (), les dieux du Shintoïsme.

Ce portail délimite donc la frontière précise – qu’on nomme Kekkai en japonais – entre le monde profane et le monde sacré. C’est pourquoi lorsque vous entrez dans un temple Shinto, il vous faut franchir le torii une deuxième fois en sortant, afin de revenir dans le monde des humains. Si vous avez prévu de prendre une autre sortie, vous ne devriez pas passer sous le torii à l’entrée !

Il existe de nombreuses architectures de torii. La plus simple est constituée de deux piliers portant une barre horizontale. D’autres types de torii possèdent plus de piliers ou de barres, et ceux-ci peuvent aussi êtres courbés ou droits.Le torii est fait de pierre, de bois ou de bronze, et parfois recouvert d’une couche de peinture rouge vermillon, comme c’est le cas dans le célèbre sanctuaire Fushimi Imari Taisha (伏見稲荷大社) à Kyoto, qui en abrite plus de dix mille !Ce sanctuaire shintoïste, bâti en 711, est dédié au Dieu du l’agriculture et du riz, Imari. Dix mille toriis y sont alignés sur plusieurs kilomètres, et forment un tunnel dans lequel les visiteurs se promènent. La grande majorité de ces toriis sont en fait des dons de familles fortunées ou d’entreprises. Continuer la lecture de « Torii, le portail japonais vers le monde sacré »

Uji

Uji (宇治市, Uji-shi) est une ville du Japon située au sud de Kyoto dans la préfecture de Kyoto. En 2010, Uji a une population estimée à 189 526 habitants, ce qui en fait la plus grande ville de la préfecture, après la ville de Kyōto.

Uji

La ville se trouve sur la rivière Uji (Ujigawa), qui prend sa source dans le lac Biwa. Située entre les deux anciennes capitales de Nara (奈良) et Kyōto (京都), et étant une des plus anciennes villes du Japon, ses racines vont presque aussi profond dans l’histoire du Japon que celles de ses deux illustres voisines.

Uji a été le théâtre de nombreuses célèbres histoires anciennes ; rare exemple d’une ville japonaise historique dont le développement moderne n’a pas perturbé la beauté traditionnelle de la ville. Il y a des magasins qui sont ouverts depuis des centaines d’années. La ville est également célèbre pour son thé vert (Matcha, Bancha, Sencha ou Gyokurô)

Thé vert - Matcha

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Que voir à Kyoto ?

que voir a Kyoto 1

Si, à Kyoto (京都), vous voulez visiter des monuments et faire des découvertes singulières, n’hésitez pas à me contacter (onglet guide à Kyoto). Ce sera avec grand plaisir que je me rendrai utile à votre voyage en vous proposant des itinéraires qui correspondront à vos demandes et vous feront gagner du temps pendant votre séjour. Je vous propose également mes services de guide et de nombreuses anecdotes intéressantes, qui rendront votre visite inoubliable.

 

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Hiwadabuki, toit de sanctuaire

Les toits couverts d’écorces de hinoki (檜), cyprès du Japon, sont appelés hiwada-buki (檜皮葺). Ce toit traditionnel est utilisé pour les sanctuaires et temples, alors que la plupart des maisons sont couvertes par des tuiles de terre glaise. C’est parce que la terre, que les gens foulent, est considérée impropre aux toits de sanctuaires, où résident les dieux du shintô.

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Le sanctuaire Yasui-Konpiragû 安井金比羅宮

Dans un coin du quartier de Gion (祇園), au centre-ville de Kyoto (京都), se trouve le sanctuaire Yasui-Konpiragū (安井金比羅宮), renommé pour cette énorme pierre qui régit les liens entre les êtres humains.

Fondée en 794, la ville de Kyoto est riche d’histoire, de culture et de traditions. Le fondateur de l’ancienne capitale, l’Empereur Kanmu (桓武天皇), baptisa la cité Heian-Kyô (平安京), littéralement « capitale de la paix ». Mais elle fut parfois transformée en champ de bataille.

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Le sanctuaire Fushimi-inari

Au sud-est de la ville de Kyoto (京都), se trouve le sanctuaire Fushimi-inari (伏見稲荷) et ses milliers de portiques rouges : les Torii (鳥居). Il date de 711. Beaucoup de gens viennent prier ici pour la santé de la famille, la prospérité ou bien le succès dans les affaires. Ce sanctuaire a également attiré un grand nombre de paysans qui souhaitaient une bonne récolte, le dieu du riz y étant représenté.

Le riz était d’autant plus important qu’il était, à cette époque, utilisé comme monnaie. Aujourd’hui, ce sanctuaire attire un publique varié : les agriculteurs, bien sûr, mais aussi les ouvriers, les hommes d’affaires et dirigeants d’entreprises, …

Au Japon il y a des milliers de sanctuaires qui portent le nom « Inari (稲荷)». Ce terme signifie la « récolte du riz ». Si vous apercevez un monument qui s’appelle …-inari, cela signifie que c’est un sanctuaire qui fut construit pour souhaiter une bonne récolte et honorer le dieu de la terre. En fait le sanctuaire Fushimi-inari est le siège de tous ces sanctuaires qui sont au nombre de 30 000 dans tout le Japon.

Dans l’enceinte on aperçoit souvent des statues en pierre représentant un renard (en japonais kitsune ; 狐). Au Japon le renard symbolise la moisson : il descend de la montagne pour chercher de la nourriture au printemps et rentre après l’automne. Cette période correspond à celle de la culture du riz : le repiquage à lieu à partir de fin-mai et la récolte entre septembre et novembre.

Le sanctuaire Fushimi 2

Regardez aussi les objets dans la gueule de ces statues. Certaines ont des épis de riz, d’autres une clef et d’autres encore une balle. La clef est celle du dépôt dans lequel on conservait autrefois le riz. La balle représente l’âme ou la parole de dieu. En japonais la clef se dit kagi (鍵) et la balle tama (玉). Continuer la lecture de « Le sanctuaire Fushimi-inari »

La Fête de Gion 祇園祭

La Fête d’Aoi (葵祭), la Fête de Gion (祇園祭) et la Fête de Jidai (時代祭) sont les trois grandes fêtes de Kyoto. La Fête de Gion a lieu durant le mois de juillet, et attire chaque année beaucoup de visiteurs. Elle est liée au sanctuaire Yasaka (八坂神社), qui se trouve à l’extrémité est de l’avenue Shijo (四条通り). A l’origine, la Fête avait pour vocation de chasser les esprits mauvais. Durant le mois de juillet, 32 chars sont montés (23 Yama et 9 Hoko), alors qu’il y en avait autrefois 66, représentant le nombre de provinces de l’ancien Japon.

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Le pont Tatsumi bashi

Marcher cinq minutes vers le nord depuis le quartier de Gion… Il y a beaucoup de maisons en bois près du pont Tatsumi-bashi (巽橋) qui traverse la petite rivière Shirakawa. Vous aurez sûrement l’impression que c’est un paysage du 17ème siècle. C’est un endroit charmant et les Kyotoites veulent transmettre ce quartier à la postérité. Situé à la limite nord de Gion, c’est là que la culture traditionnelle a commencé à s’épanouir.

Ce quartier est composé de deux rues, Gion-Shinbashi et Shirakawa-Minami. À l’intersection des rues se trouve le petit sanctuaire « Tatsumi-Daimyojin ». Il abrite la déesse  « Benzaiten », la Déesse qui symbolise l’art et l’eau. De bon matin, des Maiko viennent ici prier pour maitriser les arts traditionnels.

La rivière Shirakawa (littéralement rivière blanche) est vraiment magnifique avec ses cerisiers et ses saules. Le poète du XXème siècle, Yoshii Isamu, adorait ce quartier et lui a dédié ce poème :

Kanikaku ni     Gion wa koishi     neru toki mo  makura no shita no     mizu no nagaruru (Gion est tellement adorable que j’entends le son de sa rivière au chevet.)

Ce poème est écrit sur la pierre au milieu de la rue Shirakawa-Minami. Continuer la lecture de « Le pont Tatsumi bashi »