45 ans de réparations achevées enfin pour les 1001 statues au Sanjusangendo

Des travaux de préservation et de réparation ont été achevés sur les 1 001 statues de bodhisattva Kannon à 1 000 bras au Sanjusangendo de Kyoto.

Il a fallu 45 ans pour réparer les statues bouddhistes désignées comme biens culturels importants et chacune a été sortie de la salle à tour de rôle.

“Quand il fait beau et que les rayons du soleil arrivent, ils sont plus beaux” a déclaré Seiko Tabuchi, un haut responsable de Myohoin, le temple qui gère le Sanjusangendo. La luminosité est “complètement différente” d’avant le début des travaux de réparation. Continuer la lecture de « 45 ans de réparations achevées enfin pour les 1001 statues au Sanjusangendo »

Le bouddhisme Shingon

Qu’est-ce que le bouddhisme Shingon (真言宗) ? Arrivé au Japon au 6ème siècle, le bouddhisme y compte aujourd’hui une dizaine d’écoles et plus de 160 fractions. Apporté par Kukai (空海) qui avait étudié la doctrine tantrique en Chine, le précepte de Shingon, littéralement « vraie parole » en japonais, consiste à découvrir le bonheur en soi-même : celui-ci est en nous en permanence, même si l’homme le cherche souvent ailleurs.

Il en va de même pour les citadins d’aujourd’hui qui, submergés par leur vie contemporaine, en oublient leurs besoins réels. Par leurs prières et méditations quotidiennes, les disciples se consacrent à une chose primordiale dans leur vie : exprimer leur gratitude. Depuis plus de 1200 ans, ce dogme tient une place significative dans la foi japonaise. D’après ce culte, Kukai, dit Kobo-Daishi (弘法大師), vit toujours dans une partie reculée du mont Kōyasan (高野山) et prie pour la paix dans le monde et le bonheur de chacun.

JSS

 

 

Shintoisme

Les deux religions principales du Japon sont le shintoïsme (神道) et le bouddhisme (仏教). Le shintoïsme est polythéiste et animiste, tandis que le bouddhisme est en général considéré comme une philosophie athée. Dans ce premier, il existe huit millions de divinités, dites Yao-yorozu-no-Kami (八百万の神), qui résident dans la nature ou dans les éléments naturels. Le shintoïsme ressemble donc aux religions indigènes des Indiens ou des Aborigènes d’Australie. Ce n’est pas une religion révélée car elle ne fut pas créée par une personne suite à une révélation divine, à une époque précise. Elle ne s’appuie pas sur des écrits saints et a évolué avec le peuple japonais. C’est pourquoi l’origine du shintoïsme n’est pas exactement élucidée.

Par rapport aux Européens, les Japonais sont souvent plus libre au niveau de la religion. Le shintoïsme marque les étapes importante dans la vie : naissance, études, travail et mariage. Ce culte joue un rôle important au Japon pour apporter la chance ou le succès. Les agriculteurs font leurs vœux pour une bonne récolte et la plupart des Japonais vont au sanctuaire pour le Nouvel an. Suivant les rites de cette religion, ils sont shintoïstes. Cependant, cela dépend des personnes et de leur degré de croyance.

Les Japonais sont la plupart du temps à la fois respectueux des innombrables divinités qui peuplent leur univers et fidèles à l’enseignement de Bouddha. Par conséquent, ils se marient shintoïstes mais ils meurent bouddhistes. Le shintoïsme et le bouddhisme ne sont que les troncs d’où partent une multitude d’écoles d’importance variable. Continuer la lecture de « Shintoisme »

Le Byodo-in 平等院鳳凰堂

À 10 km au sud-ouest de la ville de Kyoto se trouve Uji, une ville renommée pour son paysage pittoresque et pour la qualité de ses thés. La rivière d’Uji, s’écoule du lac Biwako (le plus grand lac du Japon) et traverse Uji. Avec les montagnes embrumées que l’on peut apercevoir en arrière-plan, elle donne son charme à cette ville.

Situé à côté de la rivière, le temple Byodo-in (平等院) fut construit en 1052 (période Heian) par Fujiwara-no-Yorimichi (藤原頼通). Cette époque fut marquée par l’ascension du clan Fujiwara, une famille aristocratique, qui maintenait son pouvoir en mariant systématiquement ses filles aux jeunes fils de la famille impériale. Grâce à ses relations avec l’Empereur, le clan Fujiwara a connu la prospérité malgré les épidémies, les famines, les séismes et les conflits au cours de l’histoire. Le XIème siècle était considéré comme une période sombre appelée « Mappo (末法) ». En effet, cette période correspond au 2 000ème anniversaire de la mort de Shakyamuni (釈迦)- le grand bouddha ou bouddha suprême Siddhārtha Gautama qui fonda le bouddhisme. Une prédiction disait que, tous les mille ans, le bouddhisme tomberait en désuétude et le pays s’effondrerait si rien n’était fait.

Le seul moyen pour relancer le pays et redonner confiance au peuple était de leur permettre d’accéder au paradis où habitait Amitaabha (Amida 阿弥陀), une sorte de Bouddha (仏陀) éternel.

Yorimichi fit donc construire le pavillon du Byodo-in et fonder une grande statue d’Amida à l’íntérieur. Il a investi beaucoup d’argent dans ce pavillon symétrique qui symbolise l’égalité, notion très importante dans le bouddhisme.

Ce pavillon s’appelle aussi Ho-o-do (鳳凰堂), Pavillon du Phénix, parce qu’il représente un phénix se posant à terre. Le phénix est un oiseau mythologique qui peut renaître plusieurs fois de ses cendres. (Voir aussi le Kinkakuji)

En regardant ce pavillon, vous pourrez imaginer le monde dont les gens d’autrefois rêvaient. Sa disposition est unique au Japon : le pavillon symétrique se place derrière un étang. Le point d’observation correspond à notre monde, le monde des vivants, alors que l’autre côté de l’étang, où se trouve le pavillon, représente l’autre monde, celui où on accède après la mort. Les gens recherchaient ici la tranquillité et venaient prier pour le repos de leur âme. C’est ainsi que ce temple est devenu célèbre au Japon et figure aujourd’hui sur les pièces de dix yens.

À l’intérieur du pavillon, la grande statue de Bouddha réalisée par le sculpteur Jocho trône au centre de la pièce. Autour de lui, accrochées au mur, se trouvaient 52 statues de musiciens sur leur nuage. La moitié d’entre elles est  maintenant exposée au musée Hoshokan (鳳翔館), qui se trouve dans l’enceinte du temple, pour des raisons de conservation. L’ensemble représente le voyage après la mort. En effet, à sa mort, Bouddha et ses accompagnateurs, sous l’apparence de musiciens, viendront chercher l’âme du défunt.

Selon que l’on ait commis des péchés ou non de son vivant, les formations de musiciens descendant sur terre se présentent de neuf façons différentes. Les tableaux peints sur les murs du pavillon représentent Kuhon-raigo-zu (九品来迎図), littéralement « neuf scènes différentes de l’arrivée depuis le paradis ». Les tableaux originaux de l’intérieur du pavillon sont presque effacés, mais vous pourrez voir des répliques dans le musée. Yorimichi mourut à l’âge de 83 ans, dans le pavillon, juste devant la grande statue de Bouddha.

 

 

Mikoshi est le protecteur du quartier

La Photo du Jour : Mikoshi, Kyoto, Japon

Mikoshi (神輿) est un palanquin qui transporte un Kami (divinité ou dieu) du quartier . Chaque Mikoshi est le protecteur d’un quartier différent.

Les fidèles (hommes ou femmes) le transportent dans les rues d’un quartier au cours d’une procession lors d’un Matsuri (fête) une fois par an pour attirer la bénédiction du Kami.

Ce Kami s’appelle Inari et est porté par 5 Mikoshi differents appartenant au sanctuaire de Fushimi-Inari au sud de Kyoto, connu pour la série de Torii vermillon le long du  chemin qui grimpe la montagne sur laquelle le temple est construit.

Fushi Inari étant à 3 km du quartier qu’il protège, les cinq Mikoshi viennent se reposer dans le sanctuaire Fushimi-inari Taisha Otabisyo (伏見稲荷大社御旅所) pendant une semaine puis commence la procession à travers la partie du quartier qui leur a été désigné.