Des nouvelles de Fukushima

Le cauchemar de Fukushima perdure au Japon, plus de deux mois après le séisme et le tsunami qui ont déclenché une catastrophe nucléaire sans précédent. Alors qu’un système de refroidissement avait été installé dans le réacteur n°1 de la centrale, dont le cœur est partiellement fusionné, une fuite d’eau radioactive, assez importante pour remplir une piscine olympique, a obligé l’opérateur Tepco à admettre que la situation est loin d’être sous contrôle dans la centrale endommagée.

Le fond de la cuve résistera-t-il?
D’après les dernières mesures, une bonne partie de l’eau injectée dans la cuve aurait fui dans les galeries souterraines jusqu’à la mer, laissant les barres de combustible à l’air. Tepco affirme que les barres se sont simplement «déformées» sous l’effet de la chaleur. Toutefois, la température au fond de la cuve, qui s’élève à 120°C, laisse penser qu’une partie du combustible a fondu, formant un corium, une sorte de boule de combustible concentré. A l’heure actuelle, on ignore si ce corium peut transpercer la cuve, voire la dalle de béton située en dessous. Mais lors d’un point de presse en fin de semaine dernière, Junichi Matsumato, directeur de Tepco, a avoué que le fond de la cuve du réacteur n°1 était percé.

Ce scénario était redouté par les experts, comme Roland Desbordes, le président de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) «Si le refroidissement des réacteurs nucléaires échoue, leur coeur pourrait fondre. Les pastilles d’uranium s’accumuleraient alors au fond de la cuve, formant un corium, sorte de grosse boule de métal en fusion. Ce corium pourrait alors transpercer la cuve, puis la dalle de béton en dessous de la centrale, et enfin la roche et la terre avec des conséquences sur les nappes phréatiques et les sols en général.» Continuer la lecture de « Des nouvelles de Fukushima »

Au pays du soleil, le vent, la géothermie

Le Japon compte aujourd’hui 16 centrales électriques géothermiques, ce nombre reste stable malgré un important potentiel inexploité:  Economiquement, l’investissement est lourd et l’électricité produite reste plus chère que celle produite à partir de gaz, hydrocarbures, hydraulique, nucléaire.

D’un point de vue environnemental, ces centrales sont bien souvent au cœur de parcs naturels et pour faire bref, gâchent le paysage (tuyauterie industrielle rejettant d’énormes nuages de vapeur). Enfin, le Japon a une longue tradition d’utilisation des eaux thermales et exploite ces sources à des fins touristiques (Onsen). On estime ainsi que seul 20% du potentiel électrique géothermique est exploité à l’heure actuelle au Japon.

En effet, paradoxalement, le  Japon a préféré privilégier l’énergie désuète, dangereuse et polluante, qu’est le nucléaire, plutôt que de s’intéresser à cette source gratuite et formidable d’énergie sur laquelle il est assis : la géothermie.

Ces « énormes nuages », que sont-ils face à d’autres nuages qui sont en train de polluer tout le Japon et le monde ?  Quant au prix, quel sera celui à payer pour tenter de réparer la catastrophe en cours de Fukushima ? Alors face aux dégâts humains et financiers, il faudrait peut-être réfléchir à deux fois à la question.

Dans la foulée, le Japon néglige une autre richesse énergétique, gratuite, et inépuisable aussi, le vent. En effet, à la surprise générale, les quelques éoliennes offshore installées au Japon ont remarquablement résisté au séisme et au tsunami lien. Elles ont produit, en 2010, un peu plus de 2300 MW (lien) ce qui place le Japon en 18ème position au rang mondial. lien

Ce chiffre qui semble important, est à relativiser si on le compare avec l’essor de son voisin chinois qui a fait un bond de 232% en 2007, alors que le Japon, quant à lui, n’a progressé que d’un petit 1%. lien

Et pour continuer sur le chapitre des énergies renouvelables disponibles au Japon, le soleil, le pays manie décidément bien le paradoxe: tout en étant le leader mondial de l’énergie photovoltaïque (la moitié des modules solaires produits dans le monde sont fabriqués au Japon) il préfère les vendre plutôt que d’en installer beaucoup plus sur son territoire.

Donc les solutions existent pour le Japon et le monde, les énergies renouvelables sont l’avenir et la sécurité, à vous de jouer !

Hary Gateaux

Ou sont les robots Japonais ?

Le Japon est l’un des leaders en matière de robots, depuis les années 70 il investit énormément et on les croyait très en avance sur le sujet. On peut voir des robots qui courent qui font de la music, parle, cuisine etc.… On aimerai les voir ici réaliser des taches que l‘ homme ne peut faire sans danger.

 Le Japon ne dispose pas de robots d’intervention dans les centrales nucléaires, Rodolphe Gélin, responsable du programme de robot humanoïde Roméo chez le fabricant français Aldebaran Rototics, est bien placé pour l’affirmer. Il a en effet travaillé au CEA pour développer de tels robots et il connaît donc bien les contraintes particulières posées par les environnements irradiés. « Un robot classique ne résiste pas aux forts rayonnements car ses composants électroniques, ses capteurs, tout comme ses caméras qui s’obscurcissent, ne peuvent travailler dans un tel environnement », explique-t-il. Il faut donc développer des robots dits « durcis » dont les composants résistent aux fortes radiations.

 L’explication d’un tel dénuement des Japonais est probablement à chercher du coté de l’économie. Le développement de robots d’intervention dans les centrales nucléaires est coûteux et de tels engins ne semblent pas faire partie des marchés porteurs en matière de robotique. C’est peut-être la raison du désintérêt nippon pour ce domaine d’application de la robotique. A Fukushima, ils auraient pourtant pu se révéler précieux pour économiser les doses de radiations reçues par les opérateurs humains.

Les autorités japonaises ont déjà décliné l’offre française d’envoi de robots spécialisés pour intervenir dans la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, jugeant ces engins « inadaptés » à la situation, a indiqué l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASF). La réaction japonaise a de quoi surprendre quand même. Fierté nationale mal placée? Refus justifié par l’état de la centrale? Il est étonnant que ce rejet se produise a priori, sans même avoir reçu et tenté d’utiliser les robots français spécialement conçu pour fonctionner en milieu irradié.

Malgré l’incompréhension manifeste de certains, qui continuent à dire que le nucléaire est l’avenir, nous n’avons pas le choix, il faut des énergies de substitution! Et si on y met les montants astronomiques de la recherche nucléaire, on y arrivera sans problème, petit rappel : le premier EPR en Finlande le Top de la nouvelle technologie à déjà couté 6 milliards d’Euro et ne fonctionne toujours pas sans parler des années de retard… Bref le vrai problème, c’est que nos pétroliers, EDF et autres fournisseurs y perdront leurs bénéfices, car qui dit nouvelle énergie dit surtout solutions individuelles! Apres les images que l’on a vu du Japon et les répercutions nocives possibles sur toute la planète il est temps de changer de comportement pour notre santé, celle de nos enfants et celle de l’humanité ainsi que pour tout les êtres ou choses qui nous entourent sur cette belle planète bleu, à vous de jouer !

Kentaro

Une fissure découverte sur la structure en béton du réacteur numéro 2

Une nouvelle fissure a été observée ce samedi matin dans le réacteur n°2 de la centrale de Fukushima au Japon. Autre élément inquiétant : de l’eau radioactive s’écoule directement dans l’océan, conséquence directe d’une brèche apparue dans un puits de récupération. Le premier ministre japonais Naoto Kan s’est rendu samedi pour la première fois en trois semaines dans la région dévastée.

Les liquidateurs japonais pensent qu’ils vont mourir dans quelques semaines

«Ils sont arrivés à la conclusion qu’il est inévitable que certains d’entre eux meurent d’ici quelques semaines, ou quelques mois. Ils savent que c’est impossible qu’ils n’aient pas été exposés à des doses létales de radiation.» C’est ainsi que la mère d’un des liquidateurs de la Fukushima 50, cette équipe d’ouvriers qui tente d’empêcher la fonte des quatre réacteurs endommagés lors du tremblement de terre et du tsunami du 11 mars, rapporte les propos de son fils.

«Il m’a dit qu’ils ont tous accepté le fait qu’ils vont probablement mourir des suites des radiations, soit dans le court terme, soit d’un cancer sur le long terme.»

La mère du liquidateur s’est exprimée sous anonymat: d’après elle, on aurait demandé aux liquidateurs de ne pas communiquer avec les médias et avec leurs familles, afin de ne pas déclencher la panique. Elle n’a pas pu indiquer si les liquidateurs souffrent déjà de malaises en raison des radiations auxquelles ils sont exposés.

La situation est toujours très critique au Japon

Yukiya Amano, le directeur de l’AIEA, a annoncé le 1er avril que la situation de la centrale nucléaire N°1 de Fukushima reste très grave et que la communauté internationale doit rester aux côtés du Japon pour surmonter avec le pays cette crise.

Yukiya Amano a souligné que la participation et la publication des informations jouent un rôle majeur dans la crise, et que cela contribue à la stabilité sociale et à éviter la panique du public.

Le même jour, le ministère de la santé, du travail et des affaires sociales a confirmé que la viande de boeuf produite au village Tianrong de Fukushima ne contient pas de traces de radioactivité. Le ministère a confirmé que les tests précédents sur la viande de boeuf avaient mis en lumière des problèmes.

A la date du 2 avril à 10h, le séisme suivi d’un tsunami au Japon avait fait plus de 11 800 morts et 15 540 disparus

Le Japon, la planète…et le nucléaire!

L’article de Jacques Attali sur son blog résume bien la situation grave au Japon et pour le monde, à lire et réveillons nous !

Une fois de plus, un problème qu’on pensait local devient planétaire: vous avez aimé les subprimes californiens?  Vous adorerez les déchets nucléaires japonais.

L’heure est tres grave. Un scenario mettant en cause  l’intégrité  à moyen terme  de l’humanité ne peut plus être exclu. Si les cuves ou les piscines stockant les combustibles  irradiés des réacteurs de Fukushima cèdent sous l’effet de la chaleur, d’une explosion ou d’une réplique  sismique,    on verra se dégager, sous forme liquide ou gazeux, dans la mer, dans l’air ou en sous sol,  des quantités immenses de matériaux radioactifs. Et même, s’il  s’agit de  l’enceinte de confinement  du troisième réacteur, des quantités considérables de plutonium. Avec, alors, des conséquences certaines sur la contamination d’une partie du  Japon, devenant largement inhabitable ;  et avec d’autres implications, moins certaines, sur   la contamination de la planète entière.

Tout cela parce que les   autorités nucléaires  japonaises ont, pour des raisons de pure rentabilité financière,  construit cette centrale où il ne fallait pas et  refusé d’y mettre toutes les sécurités qu’on leur a proposé. Et parce, que depuis le début de la catastrophe, ces mêmes autorités  ont accumulé erreurs sur erreurs dans la gestion des secours, laissant pendant des jours les réacteurs sans   refroidissement, causant des dommages irréparables à ceux des systèmes de protection encore intacts.  Et même, par un mélange d’orgueil et de gout du secret, refusant l’aide internationale et ne communiquant pas la réalité de ce qu’ils savaient sans doute,  depuis le début,  être une catastrophe méritant une mobilisation planétaire.

En agissant ainsi, ces autorités ont d’abord mis en danger le magnifique peuple japonais, qu’ils ont sous informé ; et en particulier des travailleurs, sous payés, employés à des taches extrêmement dangereuses pour lesquelles ils n’étaient pas formés.

Désormais, pour ne pas avouer qu’ils ont menti, ces mêmes responsables  refusent la coopération des spécialistes étrangers ;  et  c’est la planète toute entière  qu’ils mettent en danger.

Il est ahurissant que la « communauté internationale », désormais, (et c’est heureux),  si prompte à réagir, à s’indigner à la moindre violation des droits de l’homme,  reste,  dans ce cas,  totalement impavide : On demande poliment aux responsables japonais ce qu’ils font ; on n’insiste pas lorsqu’ils refusent notre aide ; on évacue , ce qui est sage, lorsqu’ils le souhaitent, nos propres ressortissants ; on fait des communiqués  plus ou moins lénifiants. Pour ne pas paniquer les populations.  Pour sauver l’industrie nucléaire. Pour dormir encore quelques jours tranquilles.

Tout cela est absurde. L’industrie nucléaire ne pourra être, éventuellement,  sauvée que si cette catastrophe est enrayée au plus vite.  Il faut donc  d’urgence mettre en place un consortium mondial de toutes les compétences. Il faut que nos amis japonais acceptent au plus vite, sans se considérer comme offusqués ou humiliés par notre insistance,   la venue sur place des meilleurs  spécialistes  mondiaux de  la gestion de l’après accident.    Ce qui sera, d’ailleurs, le seul moyen de savoir vraiment ce qui se passe vraiment  à l’intérieur de cette centrale.

Sans attendre les conclusions de ces spécialistes, il faut aussi  d’ores et déjà envoyer sur place, par avion, tous les hélicoptères, lances à incendie, robots, bétonneuses, qu’on pourra trouver pour organiser un confinement efficace de ces réacteurs  et  mettre fin à ce désastre. Il n’est plus temps de s’interroger sur le droit ou le devoir d ingérence.   Mais d’agir.              J.Attali

Polémique sur les Français qui sont partis en France

Les Japonais semblent ne pas avoir apprécié que les étrangers soit rentrés dans leur pays respectifs suite aux événements dangereux au Japon et reprochent aux medias étrangers d’avoir fait du sensationnelle pour faire plus d’audimat; ce qui semble un peu vrai quand on regardait ca du Japon. En revanche on peut clairement dire que les medias Japonais étaient muselés par les autorités pour ne pas trop alarmer les gens qui sont sur place, ce que l’on peut comprendre aussi.

Cependant il est normal que les ressortissents Français qui avaient la possibilité de partir en raison de la catastrophe nucléaire civile jamais égalée dans le monde soit rentrés et particulièrement  quand on a des enfants. Vous faites quoi si il y avait eu une panique générale avec vos enfants sous le bras à l’autre bout du monde? Pour rappel, les autorités Japonaise disaient ne plus contrôler les réacteurs… très rassurant !

Ce n’est pas parce que les Japonais ont sacrifié les prises de risques pour une croissance et consommation effrénée pendant 50 ans donc un besoin toujours croissant d’électricité, que l’on doit nous en payer les conséquences. Et pourtant les Japonais on déjà eu une expérience malheureuse avec le nucléaire à Hiroshima, conséquence directe de leur attaque surprise contre les Américains à Pearl-Harbour et déclaration de guerre aux Alliés.

Construire des centrales nucléaires dans un pays comme le Japon est une pure folie… Tremblements de terre, typhons, Tsunamis…. Bref l’improbable est toujours possible et le nucléaire est toujours dangereux pour la vie humaine. Il existe d’autres solutions à mettre en œuvre qui ne sont pas dangereuses et qui ne degradent pas notre planète. Investissons aussi dans la recherche plutôt que de construire de nouvelles centrales pour renouveler le parc vieillissant en France. Un EPR coute 6 milliards d’Euro et il faudra remplacer les 50 centrales soit un cout de 300 milliards d’Euro avec en bonus des déchés radioactifs dont on ne sais pas quoi faire ! Bref ce n’est qu’une volonté politique, alors prenez votre destin en main et réfléchissez bien pour les prochaines élections ! C’est une technologie trop dangereuse et qui peut dépasser l’homme à tout moment comme à Fukushima.

Aujourd’hui j’apprends que TEPCO (Tokyo Electric Power Company) commence à faire des relevés… 10 jours après, rien que ca ! et en prime c’est le pollueur qui fait les relevés, cela fait franchement rire et surtout laisse présager de graves problèmes de contaminations. Tant qu’il n’y aura pas de relevés fait par des organisations indépendantes il est évident que l’on nous cache des choses…. ?

Reste à espérer que les Japonais vont arrêter de jouer aux Bisonours en se mettant la tête dans le sable et affronter les enjeux économiques et écologiques voir peut-être même nous montrer l’exemple…. Bon faudra quand même commencer par créer au moins un parti politique écologie au Japon. Mais en tout cas le Japon nous oblige à repenser notre avenir !

DG

Message et recommandations de l’IRSN sur la situation a Tokyo

Bonjour à tous,

Afin de mieux diffuser les informations de l’Ambassade de France au Japon au plus grands nombres nous avons décidé de mettre en ligne les messages d’informations sur la crise actuelle au Japon:

====== SEISME – INCIDENT NUCLEAIRE – MESSAGE DE L’AMBASSADE ======

Madame, Monsieur,

La situation sur le site de Fukushima s’est plutôt dégradée hier mardi 15 mars. Cependant, une analyse très détaillée des bulletins météo par l’expert de l’Institut de radioprotection et de sureté nucléaire (IRSN) présent à l’Ambassade, montre que le vent soufflera du nord ouest vers le sud-est, c’est-à-dire vers l’Océan Pacifique, ce qui permet de dire que Tokyo est à l’abri pendant les prochaines 48 heures.

===== Ambassade de France au Japon =====

Message et recommandations de l’IRSN sur la situation à Tokyo

Mercredi 16 mars à 2 heures

Les autorités japonaises font face à une situation grave sur le site nucléaire de Fukushima. Malgré l’éloignement, un accroissement des niveaux de radioactivité a déjà été constaté au niveau de l’agglomération de Tokyo, et reste attendu dans les prochaines heures en fonction de l’évolution de la météorologie (direction des vents dominants et chutes de pluie). Ces niveaux resteront probablement faibles, mais pourraient s’amplifier ultérieurement en fonction de l’évolution des réacteurs accidentés, avec un décalage de l’ordre de 20 à 30 heures compte tenu des conditions météorologiques actuelles.

Plusieurs précautions peuvent être prises, compte tenu de cette situation, par les membres de la communauté française au Japon :

A titre préventif, mais aussi afin de faciliter la tâche des autorités japonaises, dans l’hypothèse d’une aggravation importante de la situation, un éloignement de Tokyo (et plus généralement des régions relativement proches de la centrale de Fukushima) vers le sud du pays, ou un retour en France est recommandé à tous ceux dont la présence n’est pas indispensable sur leur lieu de résidence et de travail.

S’agissant des personnes qui resteront présentes, il convient de suivre les consignes diffusées par les autorités japonaises en cas d’annonce d’une aggravation de la situation. Il convient notamment d’éviter autant que possible des déplacements sous la pluie, l’eau de pluie pouvant être contaminée par des particules radioactives, et plus généralement de limiter les déplacements ainsi que les aérations des logements et bureaux. Les autorités japonaises procéderont en cas de nécessité à la distribution de comprimés d’iode aux populations. Il est aussi possible de se procurer des comprimés d’iode auprès de l’ambassade. Ces comprimés sont surtout importants pour les femmes enceintes et allaitantes, les enfants et jeunes adultes. En raison de leur durée d’effet limité, la prise de ces comprimés ne doit impérativement s’effectuer que sur les consignes données par les autorités nipponnes ou l’ambassade, qui agit en étroite relation avec les experts et médecins de l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

SEISME – INCDENTS NUCLEAIRE – MESSAGE DE L’AMBASSADE

Mardi 15 mars à 20 heures

1. Le point de la journée :

Suite aux explosions constatées aujourd’hui, on peut dire que la situation sur le site de Fukushima s’est plutôt dégradée aujourd’hui.

2. Quels effets ?

La situation reste à l’heure qu’il est tout à fait saine sur Tokyo. Une très légère hausse de radioactivité a été enregistrée. Elle ne présente aucun danger sur la santé humaine.

L’air s’est chargé en éléments radioactifs au fil des bouffées radioactives rejetées par les réacteurs. Le vent très faible a permis de circonscrire cette masse au dessus de la centrale.

Une analyse très détaillée des bulletins météo par l’expert de l’Institut de radioprotection et de sureté nucléaire (IRSN) présent à l’Ambassade montre que le vent soufflera du nord ouest vers le sud-est, c’est-à-dire vers l’Océan Pacifique, ce qui permet de dire que Tokyo est à l’abri pendant les prochaines 48 heures.

3. Quelles recommandations :

Il convient de suivre les consignes des autorités japonaises : en dehors d’un rayon de 30 km autour de la centrale, c’est-à-dire notamment à Tokyo (qui est à plus de 250 km), la situation ne nécessite pas de se protéger particulièrement pour la journée. A titre préventif, nous vous conseillons de faire des provisions d’eau et de nourriture et de vous tenir prêt pour un éventuel calfeutrage de votre habitation.
Compte tenu du fait que Tokyo est, selon les prévisions météorologiques, à l’abri pour 48 heures, nous pensons à nouveau raisonnable de conseiller aux personnes qui n’ont pas de raison essentielle de rester à Tokyo de s’éloigner de la région du Kanto

Demain, peut-être chez vous!

 

 

 

 

 

 

 

 

Je voudrai attirer votre attention sur les gens qui nous enferment dans cette technologie nucléaire dangereuse, ce sont des fous que l’on devrait enfermer avant que se soit nous dans des cercueils à cause d’eux !

De plus si ce n’est pas aussi dangereux ils devraient venir ici au Japon maintenant nous montrer ca et venir arrêter rapidement cet enfer…. Ou sont ils ??

 Ne votez pas pour des gens qui prônent le tout nucléaire et le tout pétrole, renseignez vous et regardez les autres solutions et investissons massivement dans la recherche !

C’est une question de bon sens, regardez l’état de la planète et regarder la direction et les enjeux qui nous attendent, l’humanité est confrontée à des défis écologiques énormes que nous devrons affronter d’une manière ou d’une autre.

 C’est à nous à chacun de prendre le destin de la planète en mains et d’ouvrir les yeux ! Chacun à son petit niveau peut faire quelques choses… les petits ruisseaux font les grands fleuves qui font….

 Etant actuellement au Japon, vivant ces moments difficiles secondes après secondes et peu importe l’issu de cette catastrophe, je me dois de faire passer ce message :

Il faut travailler sur d’autres énergies alternatives, le scenario improbable comme celui de Fukushima est toujours possible ! Sortons de l’énergie nucléaire et du pétrole progressivement !

 Je veux aussi témoigner de l’exemplarité du peuple Japonais devant tant de difficultés et de peur à affronter.

DG