Le maquillage de la Geisha

 Le maquillage de la Geisha (芸者) évolue selon son expérience.

Au fur et à mesure de sa carrière, la Geisha diminue la quantité de maquillage, afin de souligner sa beauté sans artifices.

La peau

La première étape, qu’on appelle « bintsuke-abura » consiste à appliquer une base d’huile sur le visage.

Ensuite, la Geisha se peint le visage en blanc, ainsi que la nuque, le haut de la poitrine, et le haut du dos, à l’aide d’une brosse de bambou, puis elle tamponne l’excédent avec une éponge.

À l’origine, ce fond de teint était composé de plomb, ce qui engendrait des maladies de la peau.

C’est pourquoi on utilise aujourd’hui une base de poudre de riz.

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Location de Kimono

Si vous venez visiter Kyoto, vous allez surement remarquer qu’il y a beaucoup de personnes qui portent le Kimono (着物). Revêtir l’habit traditionnel est une des activités les plus populaires chez les touristes de l’ancienne capitale.

location de kimono a kyoto

Kyoto est la meilleure ville pour la location de Kimono car elle regorge de beaux temples et sanctuaires. Et s’essayer au port du Kimono lors de vos visites permet de sentir l’atmosphère traditionnelle qui émane de la ville.

Pour ce faire, il y a un nombre important de boutiques qui proposent des Kimono pour femmes et hommes en location dans les quatiers touristiques tel que Gion.

En été, du mois de juin au mois d’août, le Yukata (浴衣 Kimono estival beaucoup plus léger) est également disponible. Et à Kyoto, son port donne droit à des réductions grâce au Kimono.

Grand choix de Kimono.
Grand choix de Kimono.

Mais quels sont les critères à prendre en compte pour choisir sa boutique de location de Kimono?

– Si vous ne maîtrisez pas le japonais, privilégiez les boutiques dont le personnel parle l’anglais.

Les prix sont variables et cela va dépendre de la boutique que vous choisissez, ainsi que de la formule que vous prenez. Les prix vont de 2500 à 15000 Yens environs en fonction des prestations et de la qualité des Kimono.

Une professionnelle vous prépare.
Une professionnelle vous prépare.

Certaines boutiques proposent des options et prestations supplémentaires. Elles peuvent enrichir votre expérience, comme des photos en studios par exemple. D’autres vous donne la possibilité de rendre le Kimono le lendemain, ou mieux encore de le laisser à l’accueil de votre hôtel, la boutique se chargera alors de venir le chercher.

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Itinéraire original : l’essentiel de Kyoto en une journée

 

Si c’est votre première visite à Kyoto, je vous recommande cette excursion qui vous permettra de découvrir entre autre le marché couvert Nishiki, des temples, le quartier traditionnel de Gion, le parc Maruyama, un panoramique de la ville ainsi que de rencontrer une maiko. Aiguillé par votre guide, vous ferez de magnifiques découvertes.

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Parlons kyo-kotoba, le dialecte de l’ancienne capitale

Les habitants de Kyoto utilisent un dialecte, appelé kyo-kotoba. Ils prononcent les voyelles en insistant plus longuement que la langue standard et leurs formules de politesse sont assez particulières. Utilisant des périphrases, ce langage donne une touche gracieuse à la langue. Les Kyotoïtes sont contents lorsque les voyageurs étrangers essayent de le parler. Que diriez-vous d’apprendre quelques mots pour communiquer avec eux à cœur ouvert !

Les termes utiles (accentuer chaque voyelle, surtout la dernière : pour dire ōkini, prononcez ookinii–)

ōkini : merci

ohayōsandosu : bonjour

obandosu : bonsoir

okoshiyasu : bienvenue

okibariyasu : bon courage

sainara ou oyakamassan : au revoir

gomenyasu : excusez-moi ou au revoir

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Le quartier Miyagawacho – Kyoto

Les cinq quartiers traditionnels de Kyoto sont en général appelés hanamachi ou kagai (花街), littéralement quartier des fleurs ; Gion-Kobu (祇園甲部), Gion-Higashi (祇園東), Miyagawacho (宮川町), Pontocho (先斗町) et enfin Kamishichiken (上七軒). Le quartier de la photo ci-dessus, Miyagawacho, se situe près de la station Keihan de Gojo (京阪電車、五条駅).

On peut tomber souvent sur des danseuses en kimono, maiko (舞妓) ou geiko (芸妓), fleurs vivantes. La première est apprentie et plus jeune que la seconde : une maiko a de 16 ans à 20 ans. Elles se maquillent le visage en blanc parce qu’à l’époque où il n’y avait pas encore d’électricité, leur visage blanc se voyait mieux la nuit.

Pour entrer dans ce monde, les filles doivent appartenir à une maison okiya (置屋). Elles y apprennent de leur mère okāsan (おかあさん) le savoir-faire et les manières de parler devant les clients. Il ne faut pas assimiler ces filles aux entraîneuses car elles sont des vraies héritières d’arts traditionnels tel que la danse kyomai (京舞), l’instrument musical shamisen (三味線), l’arrangement floral ikebana (生け花) et la cérémonie du thé sado (茶道). Très stricts, il n’est pas rare que certaines renoncent à poursuivre ces entraînements avant de devenir Maiko : elles doivent s’exercer au moins pendant un an pour débuter. Elles vont ainsi dans une école spéciale et travaillent chez elles gratuitement en rêvant un jour de danser au théâtre.

Ici, l’okāsan joue un rôle important, presque comme si elle était une vraie mère. Pour les filles ayant quitté leur pays natal, c’est la seule personne sur laquelle elles peuvent compter. Parfois sévère, parfois gentille, elle leur enseigne la courtoisie. Lorsque’une de ses filles commence enfin officielement, elle lui donne un éventail en tant que brevet.

Le soir venu, les Maikos vont travailler aux restaurants ochaya (お茶屋), pour rendre le dîner plus agréable avec des jeux traditionnels et avec leur danse. Elles travaillent jusqu’à minuit et rentrent chez elles à minuit passé. Continuer la lecture de « Le quartier Miyagawacho – Kyoto »

Cuisine de Kyoto et soirée avec Maiko et Geiko

Au ryokan japonais Hatanaka (畑中), situé en face de la sortie sud du sanctuaire Yasaka (八坂神社), vous pourrez profiter d’un dîner succulent et d’une occasion d’apprécier la danse traditionnelle de Maiko et Geiko.

Ces dernières sont des femmes en kimono, avec le visage maquillé en blanc, qui vous distraient lors d’une soirée. Tous les jours, elles poursuivent assidûment leurs études pour amuser leurs clients. Elles sont invitées lors des grandes réceptions ou de certaines occasions sociales et c’est pourquoi elles doivent avoir de l’esprit pour accueillir différents genres de clients.

Elles sont hautement appréciées. À Kyoto, on n’utilise jamais le mot ‘Geisha’ pour les appeler car ce terme signifie la ‘personne qui s’occupe de l’art’ et c’est surtout une appellation de Tokyo. Il faut faire attention, car ici, ce mot peut être considéré comme impoli. La Maiko est l’apprentie de la Geiko, celle-ci est une danseuse accomplie.

En général, il est difficile d’arranger un banquet avec elles sans l’invitation d’un connaisseur ou à l’occasion d’un diner d’affaires. Çela coûte assez cher : entre 50 000 et 100 000 yens pour deux heures avec une Maiko, un repas kaiseki et des boissons.

Au ryokan Hatanaka, vous pouvez profiter d’une soirée avec Maiko et Geiko sans vous ruiner. Cette auberge traditionnelle propose un dîner avec un rendez-vous de Maiko et Geiko quatre fois par semaine, les lundi, mercredi, vendredi et samedi, à 18H. De nombreuses explications sont données en japonais puis en anglais sur leur danse, motif de kimono, différence entre Maiko et Geiko, leur coiffure, épingle à cheveux et on peut aussi participer à des jeux traditionnels lors de la soirée…et si on perd contre elles…on devra boire un verre… Continuer la lecture de « Cuisine de Kyoto et soirée avec Maiko et Geiko »

La Fête de Gion 祇園祭

La Fête d’Aoi (葵祭), la Fête de Gion (祇園祭) et la Fête de Jidai (時代祭) sont les trois grandes fêtes de Kyoto. La Fête de Gion a lieu durant le mois de juillet, et attire chaque année beaucoup de visiteurs. Elle est liée au sanctuaire Yasaka (八坂神社), qui se trouve à l’extrémité est de l’avenue Shijo (四条通り). A l’origine, la Fête avait pour vocation de chasser les esprits mauvais. Durant le mois de juillet, 32 chars sont montés (23 Yama et 9 Hoko), alors qu’il y en avait autrefois 66, représentant le nombre de provinces de l’ancien Japon.

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Le pont Tatsumi bashi

Marcher cinq minutes vers le nord depuis le quartier de Gion… Il y a beaucoup de maisons en bois près du pont Tatsumi-bashi (巽橋) qui traverse la petite rivière Shirakawa. Vous aurez sûrement l’impression que c’est un paysage du 17ème siècle. C’est un endroit charmant et les Kyotoites veulent transmettre ce quartier à la postérité. Situé à la limite nord de Gion, c’est là que la culture traditionnelle a commencé à s’épanouir.

Ce quartier est composé de deux rues, Gion-Shinbashi et Shirakawa-Minami. À l’intersection des rues se trouve le petit sanctuaire « Tatsumi-Daimyojin ». Il abrite la déesse  « Benzaiten », la Déesse qui symbolise l’art et l’eau. De bon matin, des Maiko viennent ici prier pour maitriser les arts traditionnels.

La rivière Shirakawa (littéralement rivière blanche) est vraiment magnifique avec ses cerisiers et ses saules. Le poète du XXème siècle, Yoshii Isamu, adorait ce quartier et lui a dédié ce poème :

Kanikaku ni     Gion wa koishi     neru toki mo  makura no shita no     mizu no nagaruru (Gion est tellement adorable que j’entends le son de sa rivière au chevet.)

Ce poème est écrit sur la pierre au milieu de la rue Shirakawa-Minami. Continuer la lecture de « Le pont Tatsumi bashi »