Kawayuka, les terrasses sur pilotis le long de Kamogawa

Chaque année à partir de mai, la rivière Kamogawa (鴨川) de Kyoto voit fleurir le long de ses berges des terrasses sur pilotis, entre les ponts Nijô et Gojô. Ces terrasses provisoires, qu’on appelle en japonais kawayuka, surplombent la rivière et offrent un cadre exceptionnel pour déjeuner ou dîner.

Elles permettent de profiter d’une brise fraiche, tant appréciée au coeur de la chaleur estivale de Kyoto !

On y observe aussi les passants le long de la rivière, ainsi que quelques spécimens de la faune, entre autres, le héron cendré et les canards sauvages, éponymes de la Kamogawa (littéralement kamo signifie canard sauvage).

Par exemple, voici Napoléon, un héron cendré très symparthique, qui aime rendre visite à la terrasse de Kawa Café, restaurant franco-japonais situé au bord de Kamogawa.

 

La construction des terrasses sur pilotis commence bien sûr un peu plus tôt, tandis que leur ouverture officielle se fait le premier mai et leur fermeture est fin septembre.

Donc chaque année on monte est démonte toutes les terrasses.

Les régulations concernant les kamoyuka sont strictement contrôlées par l’association des Yuka de Kamogawa à Kyoto.

L’origine des kawayuka remonte à l’époque Edo (1603 – 1868) ; on les appelait alors les « places fraîches de Kawara ».

Lorsque la rivière était asséchée l’été, des commerçants s’installaient dans le creux de son lit pour y vendre du thé et d’autres marchandises, attirant beaucoup de monde le long de Kamogawa.

De plus, des spectacles étaient organisés sur les terrasses sur pilotis, par exemple le kabuki de la célèbre Izumono Okuni (出雲阿国).Les berges de la rivière Kamogawa étaient ainsi, déjà dans le temps, un lieu à la fois commercial et culturel très prisé.

A noter qu’il y a une charge de Y500 voire plus par personne. Si le menu est au-dessus de Y5000 en général c’est compris dans le tarif.

Si vous avez eu une journée chargée en visite et chaleur Kyotoite, Il est préférable de faire un petit passage à l’hôtel avant d’y allez…  

Takase-gawa, le canal pittoresque de Kyoto

La rivière Takase, appelée en japonais Takase-gawa (高瀬川), est un canal bordant la rue Kiyamachi (木屋町通), au coeur de Kyoto. Elle suit plus ou moins en parallèle le cours de la rivière Kamo-Gawa (鴨川).

Au printemps, Takase-gawa offre un cadre pittoresque, avec près de deux cents cerisiers en fleur le long du canal, de Shijō à Gojo. De plus, lorsque la nuit tombe, les illuminations installées par la ville de Kyoto mettent encore plus en valeur les sakuras. C’est un chemin très apprécié des visiteurs comme des locaux.

La construction de ce canal remonte à la période Edo, mais sa conception remonte même avant, pendant la période Sengoku. En effet, l’histoire commence en 1586 avec le noble Toyotomi Hideyoshi (豊臣秀吉), qui est considéré comme le deuxième grand unificateur du Japon (ci-dessous en photo). Celui-ci ordonna à Suminokura Ryōi (角倉 了以), l’un des plus riches commerçants de l’époque, de trouver un moyen d’approvisionner Kyoto. La capitale impériale était alors isolée, sans port, et manquait de pierre pour la construction de ses bâtiments.

Une vingtaine d’année plus tard, pendant la période Edo, le canal Takase est creusé, reliant Kyoto au port de Fushimi. Le projet fut entièrement financé par Suminokura Ryōi. Le canal devint fonctionnel en 1614 ; une centaine de  bateaux allaient et venaient alors le long de Takase, approvisionnant la capitale impériale en marchandises de toutes sortes. Ci-dessous une réplique des bateaux marchands utilisés à l’époque.

Le canal Takase-gawa contribua grandement au développement économique de Kyoto, jusqu’à ce qu’il fut mis hors service, en 1920.

Un moyen de transport d’origine japonaise : le pousse-pousse (rickshaw)

Le pousse-pousse est une petite voiture légère à deux roues, tirée par un homme, pour le transport d’une ou deux personnes. On l’appelle en anglais « rickshaw », dont le terme est en fait dérivé du japonais jinrikisha 人力車. Littéralement, la combinaison de jin (homme), riki (force) et sha (véhicule) signifie « véhicule à force humaine ».

S’il est certain que le pousse-pousse est originaire du Japon, il existe néanmoins plusieurs versions concernant son invention.

Une première version attribue l’invention au partenariat de trois japonais : Izumi Yosuke, Suzuki Tokujiro et Takayama Kosuke. Ils auraient introduit le pousse-pousse en 1869, inspirés par les calèches de Tokyo.

Selon une autre version, il aurait été inventé par un missionnaire américain du nom de Jonathan Scobie, qui vivait dans la ville de Yokohama. Celui-ci aurait imaginé le pousse-pousse comme un moyen de transport confortable pour sa femme handicapée.

Très rapidement, le pousse-pousse connu un énorme succès au Japon. Trois ans seulement après son invention, en 1872, il devint le mode de transport le plus populaire du pays, avec 40 000 véhicules en utilisation. À cette époque, la main-d’oeuvre humaine coûtait moins cher que les chevaux, utilisés en priorité par l’armée. C’est pourquoi le pousse-pousse était plus économique que la calèche.

À l’aube du XXème siècle, plus de 250 000 pousse-pousses arpentaient les rues des grandes villes japonaises !

Le Japon commença aussi à exporter au-delà de ses frontières, en Chine, en Birmanie et à Singapour. La popularité du pousse-pousse continua ainsi de s’étendre massivement en Asie et même en Afrique du Sud. Toutefois, après la seconde guerre mondiale, le Japon lui préféra bien sûr les modes de transport motorisés.

Aujourd’hui, il est cependant encore possible de se faire transporter en pousse-pousse dans certaines villes japonaises, par exemple à Kyoto dans les quartiers Arashiyama et Higashiyama !

Où et quand admirer les cerisiers en fleurs à Kyoto ?


C’est bientôt la floraison des cerisiers au Japon !

Au début du printemps, les cerisiers sakura en japonais – colorent le paysage de leurs milliers de pétales roses.

Commence alors la période du Hanami (花見), qui fait référence au rituel annuel de contemplation des sakura en fleurs.

En famille, en amoureux ou entre amis, les japonais se baladent et se posent dans les parcs pour apprécier ensemble le Hanami.
Où et quand admirer les cerisiers en fleurs à Kyoto ?

À Kyoto, le début de la floraison des cerisiers est prévu le 28 mars 2017, mais leur pleine floraison est prévue du 3 au 11 avril 2017.

Ci-dessous les quatres meilleurs spots pour profiter de l’occasion à Kyoto !

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Hon’ami Kōetsu : Le Léonard de Vinci Japonais

Né à Kyoto, Honami Koetsu était un artiste pluridisciplinaire :  artisan, un calligraphe, un peintre, un éditeur, un jardinier et un fabricant de masques No.

Il a laissé de nombreux chefs-d’œuvre dans toutes les disciplines artistiques. Dans le monde de la calligraphie, Honami est considéré comme l’un des trois grands calligraphes de l’ère Kanei. Il est le fondateur du style Koetsu.

La famille Honami était une famille d’entrepreneur de haut rang. Réputée pour son savoir-faire dans la fabrication de sabres depuis l’époque d’Ashikaga Takauji, ils ont servi la cour impériale ainsi que Tokugawa Ieyasu et Oda Nobunaga, leur principal patron était Maeda Toshiie.

Dès son plus jeune âge Koetsu maîtrisait les techniques de nombreux métiers, notamment le travail du bois, le travail des métaux, la laque, l’artisanat du cuir, la teinture, le tissage, la nacre, la fabrication des colliers et des gaines pour les épées.

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Cérémonie du thé

Histoire de la cérémonie du thé

Il n’est pas surprenant de découvrir que c’est par la Chine qu’arriva le thé, avec la religion Bouddhiste au VII éme siècle. Le moine Saicho, en 805, fut le premier à cultiver le thé à l’intérieur d’un temple situé à Sakamoto. L’Empereur Saga, 10 ans plus tard, découvrit puis encouragea dans l’aristocratie de Heian, la dégustation du thé selon les rites chinois.

Avec l’arrivée des Bushis au pouvoir en 1185, la tradition du thé disparut dans l’aristocratie Japonaise, dorénavant plus tournée vers les arts typiquement Japonais (littérature). Pourtant les moines Zen continuèrent à cultiver le thé, notamment à Uji près de Kyôto. C’est le moine Zen Eisai qui répandit ce breuvage dans tous les temples de la secte.

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Le pont de Sanjo à Kyoto

Sanjo Ohasi est un des ponts de Kyoto qui enjambe la rivière Kamogawa, célèbre pour avoir à la fois servi de terminus pour le Nakasendo et le Tokaido.

Lorsque l’on visite Kyoto on passe forcément sur ce pont qui est au cœur de la ville.

La date de construction du pont n’est pas connue mais des documents prouvent que Toyotomi Hideyoshi donnera l’ordre de faire des réparations en 1590.

La construction est reconnaissable à ses giboshi originels qui sont des poteaux en forme d’oignons. Le pont à ce jour mesure 74 mètres de long et quinze mètres de large.

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Louer une maison à Kyoto

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Une des choses les plus agréables à faire c’est de louer une maison typique traditionnelle japonaise, Machiya.

Machiya : Ancienne maison traditionnelle de Kyoto en bois, murs en terre, pierres de taille et dater en générale de 80 à 120 ans.

C’est une chance que Kyoto est encore ces maisons dans toute la ville, l’avantage est de ressentir et de voir comment les Japonais vivaient tout en participant à la sauvegarde de la culture japonaise. C’est aussi que l’on peut les louer à deux ou même pour une famille et ainsi on est comme chez soi !

Néanmoins il n’y a pas de label du coup il y a pas mal d’arnaques, souvent ces maisons n’ont rien de traditionnelles elles sont récentes ou ont été complètement désossé, les murs sont en placo-plâtre, le sol en béton et la salle de bain 100 % plastique, c’est comme si vous étiez dans un hôtel ou un vulgaire studio. Plutôt pour une clientèle chinoise et anglo-saxonne (vrai maison pour Mickey !).

Bref renseignez-vous en demandant de quand dates la maison, les travaux et la rénovation car les loueurs jouent sur l’ambiguïté entre maison qui ressemble vaguement à une maison traditionnelle et une vrai maison rénover ancienne traditionnelle. Continuer la lecture de « Louer une maison à Kyoto »