Le quartier Miyagawacho – Kyoto

Les cinq quartiers traditionnels de Kyoto sont en général appelés hanamachi ou kagai (花街), littéralement quartier des fleurs ; Gion-Kobu (祇園甲部), Gion-Higashi (祇園東), Miyagawacho (宮川町), Pontocho (先斗町) et enfin Kamishichiken (上七軒). Le quartier de la photo ci-dessus, Miyagawacho, se situe près de la station Keihan de Gojo (京阪電車、五条駅).

On peut tomber souvent sur des danseuses en kimono, maiko (舞妓) ou geiko (芸妓), fleurs vivantes. La première est apprentie et plus jeune que la seconde : une maiko a de 16 ans à 20 ans. Elles se maquillent le visage en blanc parce qu’à l’époque où il n’y avait pas encore d’électricité, leur visage blanc se voyait mieux la nuit.

Pour entrer dans ce monde, les filles doivent appartenir à une maison okiya (置屋). Elles y apprennent de leur mère okāsan (おかあさん) le savoir-faire et les manières de parler devant les clients. Il ne faut pas assimiler ces filles aux entraîneuses car elles sont des vraies héritières d’arts traditionnels tel que la danse kyomai (京舞), l’instrument musical shamisen (三味線), l’arrangement floral ikebana (生け花) et la cérémonie du thé sado (茶道). Très stricts, il n’est pas rare que certaines renoncent à poursuivre ces entraînements avant de devenir Maiko : elles doivent s’exercer au moins pendant un an pour débuter. Elles vont ainsi dans une école spéciale et travaillent chez elles gratuitement en rêvant un jour de danser au théâtre.

Ici, l’okāsan joue un rôle important, presque comme si elle était une vraie mère. Pour les filles ayant quitté leur pays natal, c’est la seule personne sur laquelle elles peuvent compter. Parfois sévère, parfois gentille, elle leur enseigne la courtoisie. Lorsque’une de ses filles commence enfin officielement, elle lui donne un éventail en tant que brevet.

Le soir venu, les Maikos vont travailler aux restaurants ochaya (お茶屋), pour rendre le dîner plus agréable avec des jeux traditionnels et avec leur danse. Elles travaillent jusqu’à minuit et rentrent chez elles à minuit passé. Continuer la lecture de « Le quartier Miyagawacho – Kyoto »

Kabuki ou le théâtre populaire japonais 歌舞伎

Le Kabuki (歌舞伎) est un théâtre traditionnel qui date du XVIIème siècle, il mélange trois arts : la musique, le danse et le drame. Il est joué uniquement par des hommes.

La participation des femmes a été interdite sous le shogunat et cette pratique n’a pas changé depuis. Un acteur ne jouant que des rôles de femmes, Oyama(女形), est souvent plus juste dans son interprétation et plus coquet que si c’était une femme.

Tout y est exagéré et stylisé : les couleurs des costumes élaborés et voyants, le maquillage original et symbolique (Kumadori, 隈取), les rôles surhumains et les moments d’arrêt dans les gestes de l’acteur aux points culminants de l’action. C’est cet ensemble qui constitue la beauté pittoresque du Kabuki.

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