Le tatouage au Japon

En Occident, le tatouage est un phénomène de mode, très répandu et qu’on affiche sans pudeur. Au Japon, c’est tout l’inverse.

Le tatouage a une connotation négative ; il est associé à la mafia ou tout simplement perçu comme ringard. En effet, aux yeux de la société japonaise, le tatouage n’est pas du tout « cool » mais témoigne au contraire d’un style médiocre.

Bref, le tatouage est très mal accepté au Japon. À l’entrée des bains publics (onsen), vous verrez d’ailleurs des panneaux interdisant l’admission aux personnes tatouées.

Dans le quotidien, il est vivement recommandé de couvrir vos tatouages afin de respecter les coutumes des japonais.

L’histoire du tatouage au Japon:

On appelle irezumi (入れ墨) l’art du tatouage japonais traditionnel. Il recouvre une large portion du corps, généralement tout le dos, le torse et les bras.

L’irezumi prend donc beaucoup de temps à réaliser, souvent plusieurs années.Dans ses motifs, on retrouve souvent la carpe Koï, qui symbolique la force et le courage, ainsi que des dragons ou autres créatures folkloriques.

Parmi les fleurs tatouées, on voit souvent le sakura, qui représente le caractère éphémère de la vie ; la chrysanthème qui symbolise la détermination ; et la pivoine qui représente la richesse. Continuer la lecture de « Le tatouage au Japon »

Ikebana

Si la culture japonaise vous intéresse vous devez déjà avoir entendu parler de l’Ikebana. Mais savez vous exactement ce que c’est ?

Le mot Ikebana (生花) ou Kadô (la voie des fleurs – 華道) vient du japonais «ikeru 生ける» qui signifie «faire vivre», et de « hana » qui signifie «fleur». L’Ikebana est l’art japonais de la composition florale, un art dans lequel la disposition des éléments du bouquet est réglée par une symbolique précise. Au delà de la recherche d’un certain esthétisme, l’Ikebana demande une certaine concentration, dans le but de s’unir à ce que les Japonais appellent «le cœur des fleurs». Il est à noter que au Japon l’étude de l’Ikebana est pris très au sérieux, et qu’ils peuvent commencer à l’étudier dès le plus jeune âge, la parfaite maitrise de l’Ikebana demande des années de pratique.

ikebana a tous les ages

Il est important de prendre en compte l’aspect extérieur de votre œuvre, en jouant avec les couleurs, la courbe, les formes, la matière, l’espace. Du choix de vos plantes jusqu’au vase, il vous faut visualiser votre création pour marier équilibre et harmonie. L’Ikebana est directement relié à votre caractère, alors laissez le s’exprimer.

Depuis peu, cette discipline suscite un grand intérêt à l’international. Au-delà de la conception d’un arrangement floral: lorsque l’on pratique l’Ikebana, on comprend combien le dialogue avec les végétaux amène à la connaissance de soi-même, et que la concentration demandée pour l’élaboration d’un bouquet engendre le calme et la sérénité chez la personne qui créé l’œuvre.

Le Japon a reçu l’art floral de la Chine au début du 6ème « siècle » et été réservé exclusivement aux hommes. Avec le bouddhisme les ambassadeurs japonais ramenèrent cette discipline par la coutume des offrandes florales appelé «Kuge 供花» en japonais.

Exemple de Kuge
Exemple de Kuge

Les compositions florales de l’époque ne portent pas encore le nom d’’Ikebana et cet art en devenir n’est pas encore codifié. Le terme alors employé est celui de Mitsu-gusoku (三具足 terme bouddhique dont la composition utilisé 3 instruments pour le culte: un vase, un bruleur d’encens et un porte bougie, que l’on dépose souvent devant les 3 Hotoke (divinités bouddhistes, à savoir Amida-nyorai (Amithaba) toujours placé au centre au centre, Kannon-bosatsu à sa gauche et Seishi-bosatsu à sa droite ) ou devant une image bouddhique). Continuer la lecture de « Ikebana »

L’indice Machiya

L’indice Machiya.

Mais qu’est ce que c’est que ce nouvel indice ?

C’est une pure invention de ma part, c’est mon nouvel indice en lien direct avec la reprise économique Japonaise et la destruction des vielles maisons traditionnelles de Kyoto, pour les remplacer par des maisons plastiques ou immeubles affreux comme on en trouve partout dans toutes les villes du Japon.

J’ai référencé 23 maisons traditionnelles détruites en deux mois juste en circulant dans Kyoto à vélo…. Bref l’indice Machiya est au vert en ce moment!

Le Zen

Le Zen a été introduit et répandu par Eisai (Rinzai-Shu) à la fin du 12e siècle et par Dogen (Soto-shu) au début du 13e siècle. Tandis que les croyants des autres sectes bouddhiques ont recours à la récitation des invocations ou à la récitation par les moines de sûtras pour se ménager la faveur de Bouddha, ceux du zen cherche à parvenir à l’illumination au moyen de la méditation assise et silencieuse, le Zazen.

A la différence de la prière chrétienne, cette méditation consiste en une communication interne avec soi-même. Les moines Zen essaient à travers de longues années de Zen est une vie austère, de se débarrasser l’esprit de toute préoccupation et de saisir intuitivement la vérité absolue, le satori.

On s’assoit les jambes croisées, les yeux légèrement ouverts, le dos parfaitement droit et les mains posées, l’une sur l’autre, paume ouvertes. Le jeune est souvent observé pendant la pratique du Zazen. Il y a des temples Zen ouverts aux gens qui désirent se livrer à des pratiques de Zazen pendant une période limitée.

Au 14e siècle, des activités artistiques comme la littérature chinoise, le chanoyu, l’art des jardins ou la peinture se sont développées chez les moines Zen du Rinzai-shu; depuis, le zen a exercé une influence considérable sur la culture japonaise.