Repartition des sources de production d’electrecité au Japon

Dix grandes entreprises électriques, chacune ayant un monopole régional, se répartissent 85 % du marché de la fourniture d’électricité au Japon. Ces compagnies privées contrôlent à la fois la production et les infrastructures de distribution d’électricité. Des dix électriciens, Tokyo Electric Power (Tepco, l’opérateur de la centrale de Fukushima) est de loin le plus important, avec 27 % de la capacité de production.
L’électricité japonaise repose à 63 % sur les centrales thermiques (charbon, gaz naturel liquéfié, fioul…), ce qui implique, pour un pays disposant de peu de ressources fossiles, un faible niveau d’autosuffisance : 16 %, selon les données de l’Agence d’information sur l’énergie américaine. Le Japon est ainsi le premier importateur au monde de charbon et de gaz naturel liquéfié. L’énergie nucléaire représente la deuxième source d’électricité (27 %). Une faible part (2 %) est fournie par les énergies renouvelables, bien que le Japon soit le troisième producteur mondial d’énergie solaire et que d’importants projets d’éolien en mer soient en cours de discussion.

Conséquence de la politique pionnière de recherche en économies d’énergie, les Japonais consomment par tête moitié moins d’énergie que les Américains, selon des données de l’ONU. Le niveau de consommation d’énergie est équivalent à celui d’il y a quarante ans, malgré la hausse du niveau de vie. Selon les projections officielles, la consommation énergétique ne devrait augmenter que de 0,7 % par an jusqu’en 2018. Après Fukushima, les Japonais vont donc tenter de tirer parti de leur avance en matière d’économies d’énergie pour réduire leur double dépendance au nucléaire et aux importations de matières premières fossiles.

Relance de centrales thermiques: la France offre au Japon des quotas de CO2
La France a proposé au Japon des droits d’émission de CO2 si l’archipel devait remettre en marche des centrales thermiques pour faire face à la pénurie d’électricité à cause de l’arrêt de réacteurs nucléaires dû au séisme et au tsunami du 11 mars, selon la ministre française de l’Ecologie.