Le temple Higashi-honganji (Kyoto)

Fondé il y a 400 ans, le temple Higashi-honganji (東本願寺) est l’un des plus grands temples de Kyoto, ville abritant plus de 1600 monuments bouddhistes. Il se situe à cinq minutes à pied de la gare de Kyoto et l’accès est facile même quand il pleut grâce au passage souterrain.

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Le dieu du manga, Tezuka Osamu

Tezuka Osamu (手塚治虫) est l’auteur de manga le plus connu au Japon. Autrefois, le manga était considéré comme destiné aux enfants, mais l’auteur l’a élevé au rang du roman ou du cinéma en tant que technique de narration. Il a fondé les bases du manga japonais et ses nombreuses œuvres impérissables sont aimées même des adultes.

 

Après la Seconde Guerre mondiale, il a obtenu un doctorat de médecine, mais il est devenu dessinateur de manga. Il laisse à son décès en 1989, à l’âge de 60 ans, plus de 700 œuvres. Alors que son nom « Osamu (治) » ne s’écrit qu’avec un seul idéogramme, il s’est créé le pseudonyme « Osamu (治虫) » en y ajoutant un deuxième idéogramme (虫) signifiant « insectes », parce qu’il les aimait depuis son enfance. Son béret et son nez lui servaient de signes distinctifs et un personnage lui ressemblant apparaît souvent dans ses manga.

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Le temple Nobotoke-an (Kyoto)

Si vous êtes en week-end, visitez le monastère bouddhiste Nobotoke-an, à une minute à pied de la Shisendo. C’est un coin superbe et ignoré. En marchant sur les pas japonais, vous verrez diverses nobotoke, statues de Bouddha. Dans ce monastère, on vous offre du thé matcha et vous dominez toute la vue des montagnes est de Kyoto, nommée Higashiyama sanju-roppô (chaîne de trente-six montagnes est). Ouv. le week-end.

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Bouddhisme -partie 1-

Le bouddhisme fut créé en 500 avant Jésus-Christ, après la naissance de l’hindouisme, par un prince qui vivait dans l’actuel Népal. Il s’appelait Bouddha (ブッダ、仏陀). En apercevant la difficulté de vivre dans ce monde, il se demandait comment sauver les gens de l’embarras. Après ses entraînements spirituels, il atteignit enfin l’illumination avec sa propre méthode. Celle-ci, à l’origine du bouddhisme, est composée de quatre vérités nobles et de huit chemins.

Quatre vérités nobles sont : 1. La vie est souffrance. 2. La cause de cette souffrance est notre désir. 3. L’élimination de notre désir est le seul remède à cette souffrance. 4. La poursuite du chemin de Bouddha est requise pour l’éliminer.

En ayant un aperçu clair de la nature, Bouddha s’est rendu compte que toutes les choses de notre monde étaient transitoires et que nous étions tourmentés dès que Continuer la lecture de « Bouddhisme -partie 1- »

Le temple Tofukuji 東福寺

Le temple Tofukuji est sans doute l’une des plus belles découvertes que vous ferez à Kyoto. Il est au 4ème rang des temples zen de Kyoto (voir aussi le Tenryuji).

Au Japon, vous trouverez beaucoup de petits temples annexes aux alentours d’un grand temple zen. Ils s’appellent Tacchu (塔頭) et c’est une particularité de l’école zen. En effet, après le décès du chef du temple, ses disciples construisaient plusieurs petits temples à proximité pour propager ses préceptes. Chacun de ces tacchu possède une chapelle pour prier, un beau jardin ou des trésors secrets. Dans le quartier du Tofukuji, il y avait autrefois plus d’une centaine de ces temples.

Le Tofukuji fut fondé en 1236. Il est très connu pour sa magnifique architecture et ses milliers d’érables japonais (momiji). L’enceinte étant séparée en deux parties par une vallée, on peut la traverser par le pont Tsuutenkyo (通天橋), littéralement « pont qui traverse le ciel ». Cette vallée arborée qui vous s’ouvre à vous est unique en son genre.

En effet, plus de 2000 érables ont été plantés dans ce temple. Leur flamboiement est remarquable à l’automne. Autrefois, il y avait aussi des cerisiers dans ce temple et leur floraison attirait beaucoup de gens au printemps. Il n’y en a cependant plus aucun aujourd’hui.

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Le Todaiji

L’arrivée du bouddhisme au Japon au VIème siècle a entraîné la construction des temples et des statues de Nara. Fondé par l’Empereur Shomu (聖武天皇), le temple Todaiji (東大寺) avait pour but d’abriter la statue du Grand Bouddha et de devenir la maison mère de tous les temples du Japon.

Terminé en 752, il fut malheureusement détruit deux fois par des incendies puis reconstruit. Il reste, malgré tout, la plus grande construction en bois du monde et l’immense représentation de Bouddha qu’il abrite ne peut qu’impressionner les visiteurs.

Au sud du temple, vous pourrez voir une grande porte en bois qu’on appelle Nandai-mon (南大門). Les deux statues de gardiens sont debout afin d’observer les visiteurs et de garder le temple, on les nomme Kongo-rikishi (金剛力士). Réalisées au XIIème siècle par les sculpteurs Unkei (運慶) et Kaikei (快慶) , elles nécessitèrent l’assemblage de 3000 pièces de bois pour atteindre leur hauteur de 8m.

Une des statues, bouche ouverte, prononce le mot « a (阿)», premier mot du sanskrit et l’autre bouche fermée, prononce le mot « un (吽)», dernier mot du sanskrit, symbolisant ainsi l’ensemble de la création dans le monde ésotérique. Cela signifie également l’expiration et l’inspiration, ou bien la cause et le résultat. Tout comme les recto et verso d’une même médaille, ces deux actions sont inséparables. Certains disent que la statue avec la bouche ouverte représente un bébé qui naît dans ce monde. L’autre ferme la bouche comme un mort. Certains considèrent donc qu’elles représentent le début et la fin de la vie.

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Le Byodo-in 平等院鳳凰堂

À 10 km au sud-ouest de la ville de Kyoto se trouve Uji, une ville renommée pour son paysage pittoresque et pour la qualité de ses thés. La rivière d’Uji, s’écoule du lac Biwako (le plus grand lac du Japon) et traverse Uji. Avec les montagnes embrumées que l’on peut apercevoir en arrière-plan, elle donne son charme à cette ville.

Situé à côté de la rivière, le temple Byodo-in (平等院) fut construit en 1052 (période Heian) par Fujiwara-no-Yorimichi (藤原頼通). Cette époque fut marquée par l’ascension du clan Fujiwara, une famille aristocratique, qui maintenait son pouvoir en mariant systématiquement ses filles aux jeunes fils de la famille impériale. Grâce à ses relations avec l’Empereur, le clan Fujiwara a connu la prospérité malgré les épidémies, les famines, les séismes et les conflits au cours de l’histoire. Le XIème siècle était considéré comme une période sombre appelée « Mappo (末法) ». En effet, cette période correspond au 2 000ème anniversaire de la mort de Shakyamuni (釈迦)- le grand bouddha ou bouddha suprême Siddhārtha Gautama qui fonda le bouddhisme. Une prédiction disait que, tous les mille ans, le bouddhisme tomberait en désuétude et le pays s’effondrerait si rien n’était fait.

Le seul moyen pour relancer le pays et redonner confiance au peuple était de leur permettre d’accéder au paradis où habitait Amitaabha (Amida 阿弥陀), une sorte de Bouddha (仏陀) éternel.

Yorimichi fit donc construire le pavillon du Byodo-in et fonder une grande statue d’Amida à l’íntérieur. Il a investi beaucoup d’argent dans ce pavillon symétrique qui symbolise l’égalité, notion très importante dans le bouddhisme.

Ce pavillon s’appelle aussi Ho-o-do (鳳凰堂), Pavillon du Phénix, parce qu’il représente un phénix se posant à terre. Le phénix est un oiseau mythologique qui peut renaître plusieurs fois de ses cendres. (Voir aussi le Kinkakuji)

En regardant ce pavillon, vous pourrez imaginer le monde dont les gens d’autrefois rêvaient. Sa disposition est unique au Japon : le pavillon symétrique se place derrière un étang. Le point d’observation correspond à notre monde, le monde des vivants, alors que l’autre côté de l’étang, où se trouve le pavillon, représente l’autre monde, celui où on accède après la mort. Les gens recherchaient ici la tranquillité et venaient prier pour le repos de leur âme. C’est ainsi que ce temple est devenu célèbre au Japon et figure aujourd’hui sur les pièces de dix yens.

À l’intérieur du pavillon, la grande statue de Bouddha réalisée par le sculpteur Jocho trône au centre de la pièce. Autour de lui, accrochées au mur, se trouvaient 52 statues de musiciens sur leur nuage. La moitié d’entre elles est  maintenant exposée au musée Hoshokan (鳳翔館), qui se trouve dans l’enceinte du temple, pour des raisons de conservation. L’ensemble représente le voyage après la mort. En effet, à sa mort, Bouddha et ses accompagnateurs, sous l’apparence de musiciens, viendront chercher l’âme du défunt.

Selon que l’on ait commis des péchés ou non de son vivant, les formations de musiciens descendant sur terre se présentent de neuf façons différentes. Les tableaux peints sur les murs du pavillon représentent Kuhon-raigo-zu (九品来迎図), littéralement « neuf scènes différentes de l’arrivée depuis le paradis ». Les tableaux originaux de l’intérieur du pavillon sont presque effacés, mais vous pourrez voir des répliques dans le musée. Yorimichi mourut à l’âge de 83 ans, dans le pavillon, juste devant la grande statue de Bouddha.

 

 

Le Zen

Le Zen a été introduit et répandu par Eisai (Rinzai-Shu) à la fin du 12e siècle et par Dogen (Soto-shu) au début du 13e siècle. Tandis que les croyants des autres sectes bouddhiques ont recours à la récitation des invocations ou à la récitation par les moines de sûtras pour se ménager la faveur de Bouddha, ceux du zen cherche à parvenir à l’illumination au moyen de la méditation assise et silencieuse, le Zazen.

A la différence de la prière chrétienne, cette méditation consiste en une communication interne avec soi-même. Les moines Zen essaient à travers de longues années de Zen est une vie austère, de se débarrasser l’esprit de toute préoccupation et de saisir intuitivement la vérité absolue, le satori.

On s’assoit les jambes croisées, les yeux légèrement ouverts, le dos parfaitement droit et les mains posées, l’une sur l’autre, paume ouvertes. Le jeune est souvent observé pendant la pratique du Zazen. Il y a des temples Zen ouverts aux gens qui désirent se livrer à des pratiques de Zazen pendant une période limitée.

Au 14e siècle, des activités artistiques comme la littérature chinoise, le chanoyu, l’art des jardins ou la peinture se sont développées chez les moines Zen du Rinzai-shu; depuis, le zen a exercé une influence considérable sur la culture japonaise.