Sûreté nucléaire le parc Français n’est que « assez satisfaisant »

Ce qui se passe au Japon préoccupe beaucoup, mais ce qui pourrait se passer en France aussi. N’oublions pas que la France compte 58 réacteurs nucléaires, dont des réacteurs 900 MGW qui atteignent 30 ans de fonctionnement…

L ‘Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a donné son feu vert, en 2010, pour la poursuite, limitée à 10 ans, du réacteur 1 du site de Tricastin. L’ASN doit maintenant donner son accord sur la poursuite du réacteur 1 du site de Fessenheim. Et le remplacement tardif des générateurs de vapeur du réacteur 3 de la centrale nucléaire du Buget, après la découverte d’une corrosion importante de l’un d’entre eux, a conduit à un arrêt du réacteur pendant 20 mois…

Personne ne peut garantir qu’il n’y aura jamais d’accident nucléaire en France sauf si on l’arrête définitivement ! Le président de l’ASN, André Claude Lacoste a par ailleurs déclaré que « Nous ne sommes pas assis sur des certitudes figées » et que personne ne pouvait garantir « qu’il n’y aurait jamais d’accident nucléaire en France »…

 Un audit tenant compte des nouveaux risques constatés au Japon. L’audit demandé à l’ASN par le Premier ministre tirait les leçons de la crise japonaise en demandant que soit évalué le risque sismique, le risque d’inondation, le risque de perte d’alimentation électrique, celui d’un arrêt du système de refroidissement, et la gestion de crise. L’autorité de sûreté va se pencher sur le « cumul » des agressions naturelles qui « n’a jamais été vraiment étudié ». De même, les modalités d’évacuation des populations vont être étudié.

 En 2010, déjà, une alerte, le centre de crise de l’ASN a été activé, la centrale du Blayais étant menacée par la tempête Xynthia et les inondations qu’elle a provoquées. Cette fois là, la catastrophe avait été évitée, mais les spécialistes des tremblements de terre se divisent « en chapelles avec des oppositions qui peuvent être sanglantes » selon les mots de André Claude Lacoste.

Les EPR sont plus sûrs. Seuls les réacteurs EPR dits de la troisième génération, sont considérés beaucoup plus sûrs que les anciennes centrales. Ces réacteurs tirent les leçons des accidents de Tree Mile Island, en 1979, et de Tchernobyl, en 1986. Un EPR est d’ailleurs en construction à Flamanville et l’ASN doit étudier le projet d’EDF d’en construire un autre à Penly, en Seine maritime…

 En 2010, plus de 1000 incidents ont été signalés dans les centrales françaises. Mais seulement trois classés au niveau 2 et aucun au-delà, sur une échelle de 0 à 7. Ces incidents de niveau 2 concernaient des erreurs de manipulations ayant entraîné l’exposition de travailleurs à des doses de radioactivité…

En conclusion, peut mieux faire…Voilà pourquoi l’appréciation portée par l’Autorité de sûreté nucléaire sur le parc français, aujourd’hui, mercredi 30 avril 2011, n’est « que » « Assez satisfaisant ». Un « peut mieux faire » déguisé, en quelque sorte, qui s’adresse d’abord à EDF, épinglé pour son « manque d’anticipation en matière de maintenance »….

Bref on ne changera pas la nature de l’homme alors pourquoi garder cette technologie dangereuse et qui nous dépasse, sortons de cet enfer sur 30 ans et investissons dans les solutions plus sages, Energies renouvelables : éolien, solaire, biomasse, géothermie, hydraulique….