Dernières nouvelles du Japon et Fukushima

Le Japon en état d’alerte maximale :

Le premier ministre japonais Naoto Kan a affirmé, mardi, que son pays était en « état d’alerte maximale » pour tenter de contrôler la situation à la centrale nucléaire de Fukushima, fortement endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars dernier.
La situation est très grave a commenté mardi devant la presse le secrétaire général du gouvernement, Yukio Edano. « Nous faisons tout notre possible pour limiter les dégâts ».

La France appelée à l’aide à Fukushima :

C’est l’épopée du pire au Japon. La situation est toujours instable dans quatre des six réacteurs de la centrale de Fukushima Daïchi. Dépassé par les événements, ne parvenant pas à stopper les fuites, Tepco a demandé lundi une aide qui reste à définir à EDF et Areva.

Plutonium détecté dans le sol de la centrale nucléaire de Fukushima :

Des traces de plutonium ont été détectées, mardi, dans le sol de la centrale nucléaire de Fukushima (nord-est du Japon), faisant craindre une pollution massive autour de la centrale accidentée.

Tepco n’a pas tenu compte de mises en garde internes :

« Les concepteurs de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi avaient envisagé qu’un tsunami excède les capacités de résistance du centre de production nucléaire mais Tokyo Power Electric (Tepco) n’a pas retenu ces conclusions soulignées dans un rapport datant de 2007.

Du fait des incertitudes qui entourent le phénomène des tsunamis, la probabilité existe toujours que l’amplitude d’un tsunami excède la hauteur retenue pour la conception (de la centrale) », peut-on lire dans ce rapport présenté une première fois en juillet 2007 lors d’une conférence sur l’ingénierie nucléaire à Miami. Mais Tepco n’a pas tenu compte de cette mise en garde.

Tepco plonge en Bourse

L’action de la compagnie exploitant la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, Tokyo Electric Power (Tepco), a de nouveau plongé mardi de 18,67% à la Bourse de Tokyo, les investisseurs doutant de sa capacité à gérer la crise nucléaire. Sa nationalisation n’est pas à l’étude pour le moment mais serait une option possible, selon des membres du gouvernement cités mardi par les médias