Féerie de Décembre – Arashiyama Hanatourou - 嵐山花灯路

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Que voir en hiver au Japon ? A Arashiyama, Osaka et Kobe, trois lieux incontournables de la région Kansai, des illuminations sont organisées au mois de décembre. Elles ne sont pas connues des touristes européens mais méritent d’être vues.Voici un reportage sur Arashiyama, campagne pittoresque au nord-ouest de la ville de Kyoto.   Continuer la lecture de « Féerie de Décembre – Arashiyama Hanatourou - 嵐山花灯路 »

Festival d’Arashiyama (Kōyō) à Arashiyama (le deuxième dimanche de novembre)

Le festival a lieu chaque année, à la mi-novembre, sur la rivière Hozu qui traverse Arashiyama. Des personnes en costumes traditionnels jouent de la musique (taiko, koto, shamisen), chantent ou bien dansent avec des éventails, des ombrelles ou des soucoupes, sur des embarcations. Celles-ci sont dirigées par des barreurs et tournent sur la rivière, en amont de l’île de Saganakanoshimacho.

Sur la rive, quelques privilégiés assistent à une cérémonie du thé en présence d’une geiko. Une représentation de théâtre kyōgen est également donnée.

 

Pour vous y rendre, Kyoto City Bus n°11 ou 93, descendre à Arashiyama, Kyoto City Bus n°28, descendre à Arashiyama Koen ou bien ligne Hankyu, station Arashiyama.

 

Cérémonie : gratuite

Le temple Otagi-nenbutsuji (Kyoto)

Juste devant le tunnel de Kiyotaki (清滝), au nord du quartier Arashiyama (嵐山), vous pourrez voir le petit temple Otagi-nenbutsuji (愛宕念仏寺), qui possède 1200 statues très souriantes. A la différence de Jizo (地蔵), petite statue pour protéger les enfants, les statues de ce temple s’appellent Rakan (羅漢). Elles représentent les personnes ayant atteint la dernière étape des exercices du bouddhisme. Autrement dit, le Jizo est un enfant et le Rakan, un adulte. Les Japonais croient toujours que ces statues protègent les habitants et les voyageurs qui visitent le temple. Les Rakan rient à gorge déployée. C’est lorsque ce temple a été déménagé ici que des fidèles et des gens locaux ont fabriqué ces 1200 statues : ils voulaient créer un temple unique pouvant accorder aux croyants une paix profonde. Le nom des artisans est gravé au dos des statues. Il n’y a pas deux statues identiques comme il n’y a pas deux humains identiques dans le monde. Le bouddhisme dit : « chacun a son caractère ou sa position, mais si on arrive à respecter les autres avec leurs différences, alors on sera sauvé par Bouddha. » En marchant dans ce petit temple, les statues nous enseignent à quel point il est important de vivre paisiblement avec les autres. Fabriquées au cours du XX siècle, certaines statues tiennent une guitare ou un appareil photo. Elles disent peut-être : « Souriez, vous êtes filmés. »

À propos, pourquoi 1200 statues ? Lors du décès de Çakyamuni (Siddhartha Gautama), fondateur du bouddhisme, 500 disciples sont venus pour les funérailles et un an après, 700 disciples ont assisté à la Continuer la lecture de « Le temple Otagi-nenbutsuji (Kyoto) »

La rivière Hozu, Oi et Katsura du quartier Arashiyama (Kyoto)

Arashiyama se situe à la limite ouest de la ville et attire un grand nombre de voyageurs. Sa rivière limpide, changeant de nom d’amont en aval (Hozu, Oi et Katsura) coule dans la  montagne. On peut la traverser par le pont « Togetsu-kyo », littéralement « la lune qui traverse le pont ». La pêche aux cormorans se fait en été. Si vous vous avancez vers la montagne, un forêt de bambous vous attendra.

La photo est hozugawa-kudari, bateau descendant dans la rivière Hozu. Dans un voyage d’une heure et demie de barque, vous apercevez le paysage et le panorama d’Arashiyama.

Accès à Arashiyama : À la station JR de Kyoto, prenez la ligne San-in (Sagano) quai 31 à 34 et descendez à Saga-Arashiyama (15min.). Ou empruntez le train Randen (Keifuku-Railway)  et descendez à la station Arashiyama (terminus).

Voir aussi le Tenryuji, le temple Gioji et le temple Otagi-nenbutsuji

JSS

Les trois fêtes traditionnelles du 15 mai (Kyoto)

Le 15 mai est un jour plein de fêtes ici à Kyoto. La fête d’Aoi (葵祭) est l’une des trois grandes fêtes de Kyoto organisée par le sanctuaire Kamigamo (上賀茂神社) et le sanctuaire Shimogamo (下鴨神社). Cette fête de 15  jours dure depuis un millier d’années et commence par le rite de chevaux Yabusame Shinji (流鏑馬神事) le 3 mai, dans la forêt Tadasu-no-mori (糺の森), située au sud du sanctuaire de Shimogamo. Cet événement est important pour purifier le chemin de la procession du 15 mai, point culminant du festival d’Aoi. Le 3 mai, un homme à cheval en costume traditionnel lance une flèche. Le lendemain, le 4 mai,
le rituel Saiodai-Misogi (斎王代禊) se fait dans le même sanctuaire. Saiodai était une femme élue qui a servi les dieux dans les temps anciens. Cette année, une étudiante de l’université Doshisha (同志社大学) a été désignée pour procéder à la cérémonie traditionnelle, en se purifiant les mains à l’eau de la rivière qui s’écoule dans Continuer la lecture de « Les trois fêtes traditionnelles du 15 mai (Kyoto) »

Le temple Gioji

 

Couvert de mousse et entouré de bambou, Gioji (祇王寺), situé à 20 minutes à pied de la fameuse forêt de bambou, est un beau temple du quartier Arashiyama (嵐山). Cet ermitage est en l’honneur d’une femme du XIIème siècle, Gio. Elle habitait à Kyoto et était réputée être une ravissante danseuse. Elle pratiquait le shirabyoshi (白拍子), sorte de danse exécutée exclusivement par des femmes portant un habit masculin tout blanc. Pour sa beauté, Gio était aimée par le gouverneur d’alors, Taira-no-Kiyomori (平清盛). Ils commencèrent à vivre ensemble.

Un jour, une fille frappa la porte de leur maison. Elle s’appelait Hotoke-gozen (仏御前). Alors que le mari refusait son entrée, Gio ouvrit la porte en éprouvant de la pitié pour cette fille. Cette dernière, qui était aussi danseuse de shirabyoshi, montra sa virtuosité à l’homme. Son art étant plus élégant que celui de Gio, le mari, séduit, chassa sa femme de chez lui ; à l’époque, Gio avait 21 ans et Hotoke-gozen 17 ans.

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