Torii, le portail japonais vers le monde sacré

Un torii 鳥居 est un portail traditionnel qu’on trouve à l’entrée des sanctuaires Shinto (en japonais jinja 神社) . Le torii a une grande symbolique : c’est la porte d’entrée vers de monde des Kamis (), les dieux du Shintoïsme.

Ce portail délimite donc la frontière précise – qu’on nomme Kekkai en japonais – entre le monde profane et le monde sacré. C’est pourquoi lorsque vous entrez dans un temple Shinto, il vous faut franchir le torii une deuxième fois en sortant, afin de revenir dans le monde des humains. Si vous avez prévu de prendre une autre sortie, vous ne devriez pas passer sous le torii à l’entrée !

Il existe de nombreuses architectures de torii. La plus simple est constituée de deux piliers portant une barre horizontale. D’autres types de torii possèdent plus de piliers ou de barres, et ceux-ci peuvent aussi êtres courbés ou droits.Le torii est fait de pierre, de bois ou de bronze, et parfois recouvert d’une couche de peinture rouge vermillon, comme c’est le cas dans le célèbre sanctuaire Fushimi Imari Taisha (伏見稲荷大社) à Kyoto, qui en abrite plus de dix mille !Ce sanctuaire shintoïste, bâti en 711, est dédié au Dieu du l’agriculture et du riz, Imari. Dix mille toriis y sont alignés sur plusieurs kilomètres, et forment un tunnel dans lequel les visiteurs se promènent. La grande majorité de ces toriis sont en fait des dons de familles fortunées ou d’entreprises. Continuer la lecture de « Torii, le portail japonais vers le monde sacré »

Amaterasu

 

 

 

 

Amaterasu (天照) est la déesse shintoïste du Soleil et la reine des hautes plaines célestes (Takama no hara). Son nom est généralement suivi du qualificatif ōkami (大神) ou ōmikami (大御神), grande déesse. Elle est la plus honorée des kami. Elle serait l’ancêtre des empereurs japonais et aurait introduit la riziculture, la céréaliculture et la sériciculture ainsi que l’art du tissage au métier à tisser. Elle est représentée par un disque solaire sur le drapeau japonais (日の丸の旗, hinomaru no hata, drapeau au disque solaire). Elle apparaît dans le Kojiki (古事記, chronique des faits anciens) et le Nihon Shoki (日本書紀, annales du Japon). Elle est vénérée dans le temple shinto d’Ise.

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