Machiya Maison traditionnelle japonaise

Les Machiya (maison de ville) ont été construites avant la Deuxième Guerre mondiale et définissent l’atmosphère architecturale et historique du centre-ville de Kyoto jusqu’à l’arrivé des structures modernes en béton et plastique.

De plain-pied ou de un à deux étages elles sont généralement étroites, profondes et construites très près du bord de la rue. L’origine de la Machiya (町家) vient de l’époque de Héïan (A.D.794~), elle a changé petit à petit au fil de l’histoire, sa forme actuelle a été déterminée à l’époque d’Edo (1603~1868) et presque toutes les Machiya que l’on peut découvrir aujourd’hui ont été construites au début du 20e siècle. Certaines ont donc plus que 100 ans ce qui est rare pour ce genre de construction en bois avec un climat aussi éprouvant que celui du Japon.

Elle sont faites de bois, de murs en bambou et de terre avec parfois du plâtre en finition ainsi qu’un toit en tuiles cuites, elles sont donc très écologiques et très agréable avec du charme ce qui apporte un sentiment de bien être. Combinant l’espace commerçant de celui résidentiels, elles expriment la culture de la classe des marchands urbains et le style traditionnel du travail et des affaires.

On y trouve des petits jardins intérieur qui sont des espaces ouverts appelés Tsubo-Niwa (坪庭) et c’est une caractéristique des Machiya qui introduisent un sentiment de nature et de saisons à l’intérieur de la zone résidentielle.

En appréciant les nombreux aspects des Kyo-Machiya (京町家)  nous arrivons à comprendre la sagesse du peuple de Kyoto. Aussi voici une nouvelle rubrique sur les Machiya. On y trouvera des photos, des informations, des conseils et un soutient pour tout ce qui se lance dans la restauration de celle-ci.

Pour plus d’information, n’hésitez pas à nous contacter.

Miss Mai 2010

Demoiselle de compagnie à la cour regardant les carpes et les Kakitsubata (iris) dans le palais impérial de Kyoto fin 18e siècle.

Nouvelle rubrique, chaque mois la Beauté du mois.

Le Kanji du Jour : Voyage

Le Kanji du Jour : Voyage – Soldats rassemblés en rang sous un drapeau ou fanion qui avancent et devient la signification de voyage et du verbe voyager.

Kabuki ou le théâtre populaire japonais 歌舞伎

Le Kabuki (歌舞伎) est un théâtre traditionnel qui date du XVIIème siècle, il mélange trois arts : la musique, le danse et le drame. Il est joué uniquement par des hommes.

La participation des femmes a été interdite sous le shogunat et cette pratique n’a pas changé depuis. Un acteur ne jouant que des rôles de femmes, Oyama(女形), est souvent plus juste dans son interprétation et plus coquet que si c’était une femme.

Tout y est exagéré et stylisé : les couleurs des costumes élaborés et voyants, le maquillage original et symbolique (Kumadori, 隈取), les rôles surhumains et les moments d’arrêt dans les gestes de l’acteur aux points culminants de l’action. C’est cet ensemble qui constitue la beauté pittoresque du Kabuki.

Continuer la lecture de « Kabuki ou le théâtre populaire japonais 歌舞伎 »

Mikoshi est le protecteur du quartier

La Photo du Jour : Mikoshi, Kyoto, Japon

Mikoshi (神輿) est un palanquin qui transporte un Kami (divinité ou dieu) du quartier . Chaque Mikoshi est le protecteur d’un quartier différent.

Les fidèles (hommes ou femmes) le transportent dans les rues d’un quartier au cours d’une procession lors d’un Matsuri (fête) une fois par an pour attirer la bénédiction du Kami.

Ce Kami s’appelle Inari et est porté par 5 Mikoshi differents appartenant au sanctuaire de Fushimi-Inari au sud de Kyoto, connu pour la série de Torii vermillon le long du  chemin qui grimpe la montagne sur laquelle le temple est construit.

Fushi Inari étant à 3 km du quartier qu’il protège, les cinq Mikoshi viennent se reposer dans le sanctuaire Fushimi-inari Taisha Otabisyo (伏見稲荷大社御旅所) pendant une semaine puis commence la procession à travers la partie du quartier qui leur a été désigné.

Le pont Tatsumi bashi

Marcher cinq minutes vers le nord depuis le quartier de Gion… Il y a beaucoup de maisons en bois près du pont Tatsumi-bashi (巽橋) qui traverse la petite rivière Shirakawa. Vous aurez sûrement l’impression que c’est un paysage du 17ème siècle. C’est un endroit charmant et les Kyotoites veulent transmettre ce quartier à la postérité. Situé à la limite nord de Gion, c’est là que la culture traditionnelle a commencé à s’épanouir.

Ce quartier est composé de deux rues, Gion-Shinbashi et Shirakawa-Minami. À l’intersection des rues se trouve le petit sanctuaire « Tatsumi-Daimyojin ». Il abrite la déesse  « Benzaiten », la Déesse qui symbolise l’art et l’eau. De bon matin, des Maiko viennent ici prier pour maitriser les arts traditionnels.

La rivière Shirakawa (littéralement rivière blanche) est vraiment magnifique avec ses cerisiers et ses saules. Le poète du XXème siècle, Yoshii Isamu, adorait ce quartier et lui a dédié ce poème :

Kanikaku ni     Gion wa koishi     neru toki mo  makura no shita no     mizu no nagaruru (Gion est tellement adorable que j’entends le son de sa rivière au chevet.)

Ce poème est écrit sur la pierre au milieu de la rue Shirakawa-Minami. Continuer la lecture de « Le pont Tatsumi bashi »