Le Zen

Le Zen a été introduit et répandu par Eisai (Rinzai-Shu) à la fin du 12e siècle et par Dogen (Soto-shu) au début du 13e siècle. Tandis que les croyants des autres sectes bouddhiques ont recours à la récitation des invocations ou à la récitation par les moines de sûtras pour se ménager la faveur de Bouddha, ceux du zen cherche à parvenir à l’illumination au moyen de la méditation assise et silencieuse, le Zazen.

A la différence de la prière chrétienne, cette méditation consiste en une communication interne avec soi-même. Les moines Zen essaient à travers de longues années de Zen est une vie austère, de se débarrasser l’esprit de toute préoccupation et de saisir intuitivement la vérité absolue, le satori.

On s’assoit les jambes croisées, les yeux légèrement ouverts, le dos parfaitement droit et les mains posées, l’une sur l’autre, paume ouvertes. Le jeune est souvent observé pendant la pratique du Zazen. Il y a des temples Zen ouverts aux gens qui désirent se livrer à des pratiques de Zazen pendant une période limitée.

Au 14e siècle, des activités artistiques comme la littérature chinoise, le chanoyu, l’art des jardins ou la peinture se sont développées chez les moines Zen du Rinzai-shu; depuis, le zen a exercé une influence considérable sur la culture japonaise.

Le Saké

En japonais, le mot « sake » signifie l’ensemble de l’alcool. Quand vous désirez une bouteille d’alcool japonais dans un magasin, on vous conseille de dire « nihonshu » : par exemple « Nihonshu wo kudasai (Je voudrais du saké japonais, s’il vous plaît)»

Le nihonshu est un alcool transparent produit avec du riz fermenté, son arôme et son goût sont particuliers mais ressemblent un peu à ceux du vin blanc.

Il se boit frais ou chaud, le nihonshu frais s’appelle « hiyazake » et le nihonshu chaud « atsukan ». Ce dernier est souvent servi en cruche à saké appelé « tokkuri ».

Comme le vin en France, le saké est strictement contrôlé au Japon. Dans son processus de fabrication, l’étape de filtration est obligatoire pour lui donner l’appelation de « seishu (sake pur)». De plus, le premier cru du seishu s’appelle « ginjo » ainsi que le grand cru « dai-ginjo ».

Pour fabriquer le ginjo et le dai-ginjo, il faut raffiner le riz qui est déjà décortiqué, on ne peut utiliser que moins de 60 pour cent du riz pour le ginjo et moins de 50 pour cent pour le dai-ginjo. Continuer la lecture de « Le Saké »

Le Ryoanji

 

Ce temple du XVème siècle, Ryoanji  (littéralement Temple du repos du dragon), est considéré comme chef-d’œuvre du jardin zen et fait partie du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Il comprend deux jardins bien contrastés : le jardin extérieur entouré d’arbres variés et le jardin intérieur dans le temple.

Ce dernier est surtout renommé pour son paysage des quinze pierres. Il permet aux visiteurs d’imaginer librement et de retrouver leur paix intérieure. Le philosophe Français Sartre, la Reine Élisabeth et beaucoup de personnes célèbres ont visité et admiré ce temple et ce jardin.

Il se compose simplement d’un lit de fins graviers de kaolin harmonieusement ratissés sur lequel sont savamment disposées quinze pierres  pour que le paysage soit entièrement différent dès que l’on change de place. Il est impossible, quel que soit le point de vue, de voir les quinze pierres à la fois. Il manque toujours une pierre qui est cachée et c’est unique en son genre. Le kaolin ratissé symbolise l’océan et les rochers, les montagnes. Le jardin enseigne qu’il y a plusieurs façons de regarder et que personne ne peut tout voir. Continuer la lecture de « Le Ryoanji »

Les Baguettes : Hashi

Au Japon on mange avec des baguettes (Hashi) lorsqu’ il s’agit d’un repas japonais ou chinois. Les enfants les maitrisent dès l’âge de 4 ans, elle sont en effet très pratiques surtout pour des opérations délicates comme enlever des arrêtes ou manger des nouilles ainsi que pour faire la cuisine. Dans la cuisine japonaise tout est coupé préalablement, la viande est préparée en fines tranches ou coupée en morceaux juste avant d’être servie.

Dans la famille chacun à sa propre paire de baguette de couleur et de taille différentes selon les gouts. Elles sont plus courtes que les baguettes chinoises et leur extrémité est pointue.

Dans les restaurants elle sont en bois naturel ou bambou (Waribashi) servies dans des pochettes de papier et sont jetées après usage.

Le Sakura

Quand les hirondelles retournent en France les fleurs de cerisiers font le printemps au Japon. Le Sakura, cerisier du Japon est aimé par les Japonais en tant que fleur nationale mais n’est pas le symbole officiel du Japon. Ses fleurs étant éphémères, les Samouraï d’autrefois ont comparé leur vie à celles des Sakura car ils frôlaient la mort très souvent sur le champ de bataille.

Comme l’année scolaire commence en avril au Japon c’est aussi le symbole d’un nouveau départ, cependant cette image est parfois étrange pour certaines personnes car autrefois les cerisiers fleurissaient plus tôt par rapport à aujourd’hui. Dans la chanson très célèbre « Sakura » il y a les paroles suivantes :

Sakura Sakura
Yayoi no sora wa
Miwatasu kagiri
Kasumi ka kumo ka
Nioi zo izuru
Izaya izaya
Mini yukan

Traduction :

Les cerisiers sont admirables
Sous le ciel de mars
Qui s’étend à perte de vue
Avec l’odeur du printemps
Depuis la brume et les nuages
Partons aller adimirer
La floraison des cerisiers

Donc les cerisiers étaient plutôt le symbole de mars.

Les Japonais ressentent la vitalité de la nature à travers les cerisiers et aiment bien faire le « Ohanami ». C’est un banquet ou pique-nique à l’extérieur pour admirer les fleurs et de préférence sous un cerisier. Il y a beaucoup de monde dans le Parc de Maruyama, le premier parc de Kyoto situé derrière le Sanctuaire de Yasaka. En fait, les pollens de cerisier contiennent l’éphédrine substance qui stimule les nerfs sympathiques donc il est vrai que l’on reçoit l’énergie par les cerisiers.

Au printemps vous pourrez trouver aussi un « Sakuramochi » dans les pâtisseries japonaises. C’est un gâteau traditionnel de pâte de riz enveloppé avec une feuille de cerisier salée.

Sakura…Kimono…

La photo du jour : Temple Bukko-ji à Kyoty, Sakura (cerisier) fleuri à 100%…. Flâner en Kimono dans la ville juste pour se faire plaisir.