Cuisine de Kyoto et soirée avec Maiko et Geiko

Au ryokan japonais Hatanaka (畑中), situé en face de la sortie sud du sanctuaire Yasaka (八坂神社), vous pourrez profiter d’un dîner succulent et d’une occasion d’apprécier la danse traditionnelle de Maiko et Geiko.

Ces dernières sont des femmes en kimono, avec le visage maquillé en blanc, qui vous distraient lors d’une soirée. Tous les jours, elles poursuivent assidûment leurs études pour amuser leurs clients. Elles sont invitées lors des grandes réceptions ou de certaines occasions sociales et c’est pourquoi elles doivent avoir de l’esprit pour accueillir différents genres de clients. Continuer la lecture de « Cuisine de Kyoto et soirée avec Maiko et Geiko »

Ôhara – Kyoto

À 12 km au nord de la ville de Kyoto 京都 se situe le hameau d’Ôhara 大原, un village nostalgique. Entouré de montagnes verdoyantes, le site devient plus admirable en automne avec ses feuilles rougies. Dans l’air de la province, vous pourrez aussi entendre la prière de moines depuis des temples tels que le Sanzen-in. À la recherche du temps perdu, Ôhara est le lieu qu’il vous faut visiter !

Depuis un millier d’années, des moines femmes pratiquaient leur foi sous les auspices du temple Sanzen-in, un grand temple d’Ôhara, car elles étaient souvent écartées d’autres temples. Par rapport au  Enryaku-ji, le grand temple en haut de la montagne qui refusait l’entrée des femmes, ce temple bouddhiste a offert un endroit de prière sans distinction de sexe. Son jardin humide de mousse et de cyprès demeure magnifique toute l’année.

(Le tarif d’entrée du temple Sanzen-in : 700 yens. Ouvert de 8h30 à 16h30 de décembre à février, de 8h30 à 17h entre mars et novembre.)

Si vous avez le temps de vous balader dans ce quartier, je vous recommanderais les endroits ci-dessous. Ils sont tous à proximité de l’arrêt de bus Ohara : Continuer la lecture de « Ôhara – Kyoto »

Shuin-cho : Souvenir du Japon ou livre du bon pèlerin

Vous partez pour le Japon, quels souvenirs allez bien vous pouvoir vous ramener ?

Le Japon ne manque pas d’artisanat traditionnel avec les Kimonos, les poteries, les objets en laques, etc. Mais connaissez vous le shuin-cho…?
C’est un livret de prière ou de pèlerinage qui témoigne de votre passage dans un temple.  Cela peut être pour nous occidentaux un jolie souvenir mais il a une vrai valeur symbolique.

Dans chaque temples ou sanctuaires, contre en moyenne 300 yens (environ 3 €) les moines ornent vos carnets d’une calligraphie à l’encre de chine noire et de tampon rouge. Vous pouvez achetez ce livre dans n’importe quel Temple ou Sanctuaire (tout du moins les temples touristiques pour environs 10 euros), près des nombreux souvenir vendus aux mêmes endroits ou ont fait d’ailleurs signé le livre.

Ensuite le pèlerin que vous êtes se balade de temple en temple avec son shuin-cho et les pages se remplissent à chaque temple. Chacune est différente et le tout donne un ensemble très esthétique et harmonieux.

Si vous vous jetez à l’eau, vous serez donc l’heureux possesseur d’une magnifique page comprenant au centre une calligraphie principale qui peut représenter le nom du temple, la déité des lieux ou une prière, entourée d’autres plus fines qui peuvent être la date, la saison ou d’autres souhaits, voeux ou prières. Continuer la lecture de « Shuin-cho : Souvenir du Japon ou livre du bon pèlerin »

Le temple Tofukuji 東福寺

Le temple Tofukuji est sans doute l’une des plus belles découvertes que vous ferez à Kyoto. Il est au 4ème rang des temples zen de Kyoto (voir aussi le Tenryuji).

Au Japon, vous trouverez beaucoup de petits temples annexes aux alentours d’un grand temple zen. Ils s’appellent Tacchu (塔頭) et c’est une particularité de l’école zen. En effet, après le décès du chef du temple, ses disciples construisaient plusieurs petits temples à proximité pour propager ses préceptes. Chacun de ces tacchu possède une chapelle pour prier, un beau jardin ou des trésors secrets. Dans le quartier du Tofukuji, il y avait autrefois plus d’une centaine de ces temples.

Le Tofukuji fut fondé en 1236. Il est très connu pour sa magnifique architecture et ses milliers d’érables japonais (momiji). L’enceinte étant séparée en deux parties par une vallée, on peut la traverser par le pont Tsuutenkyo (通天橋), littéralement « pont qui traverse le ciel ». Cette vallée arborée qui vous s’ouvre à vous est unique en son genre.

En effet, plus de 2000 érables ont été plantés dans ce temple. Leur flamboiement est remarquable à l’automne. Autrefois, il y avait aussi des cerisiers dans ce temple et leur floraison attirait beaucoup de gens au printemps. Il n’y en a cependant plus aucun aujourd’hui.

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France Japon Éco Magazine

France Japon Éco, voici un excellent magazine sur le Japon en Français de la chambre de commerce et de l’industrie Française au Japon. On trouve déjà pas mal de magazines sur le Japon à 99 % en anglais avec en général un point vue anglo-saxon…. intéressant bien sur mais ici c’est une autre façon de voir le Japon car c’est en Français, disons plus latin.

Créer en 1978 France Japon Éco est un magazine bilingue (Français- Japonais) consacré exclusivement à l’économie et à la société japonaise. Facile à lire, très pédagogique et toujours très intéressant, si vous êtes au Japon c’est un impératif pour mieux comprendre ce pays et ainsi mieux s’adapter. Si vous êtes à l’étranger et si vous avez des vues sur le Japon, notamment pour les affaires, alors c’est indispensable. Chaque trimestre, le magazine rassemble :

– Les moments forts de l’actualité
– Un dossier complet sur un thème économique ou social
– Des interviews de personnalités françaises et japonaises
– Des articles techniques, juridiques et fiscaux

Pas facile à trouver au Japon sauf dans quelques librairies au rayon des magazines étrangers, type : Junkudo, Kinokuniya …
Il est cependant possible de le commander directement dans ses librairies ou bien par le web site du CCIFJ et même de le télécharger sur Relay.com

Bonne Lecture….

Le Todaiji

L’arrivée du bouddhisme au Japon au VIème siècle a entraîné la construction des temples et des statues de Nara. Fondé par l’Empereur Shomu (聖武天皇), le temple Todaiji (東大寺) avait pour but d’abriter la statue du Grand Bouddha et de devenir la maison mère de tous les temples du Japon.

Terminé en 752, il fut malheureusement détruit deux fois par des incendies puis reconstruit. Il reste, malgré tout, la plus grande construction en bois du monde et l’immense représentation de Bouddha qu’il abrite ne peut qu’impressionner les visiteurs.

Au sud du temple, vous pourrez voir une grande porte en bois qu’on appelle Nandai-mon (南大門). Les deux statues de gardiens sont debout afin d’observer les visiteurs et de garder le temple, on les nomme Kongo-rikishi (金剛力士). Réalisées au XIIème siècle par les sculpteurs Unkei (運慶) et Kaikei (快慶) , elles nécessitèrent l’assemblage de 3000 pièces de bois pour atteindre leur hauteur de 8m.

Une des statues, bouche ouverte, prononce le mot « a (阿)», premier mot du sanskrit et l’autre bouche fermée, prononce le mot « un (吽)», dernier mot du sanskrit, symbolisant ainsi l’ensemble de la création dans le monde ésotérique. Cela signifie également l’expiration et l’inspiration, ou bien la cause et le résultat. Tout comme les recto et verso d’une même médaille, ces deux actions sont inséparables. Certains disent que la statue avec la bouche ouverte représente un bébé qui naît dans ce monde. L’autre ferme la bouche comme un mort. Certains considèrent donc qu’elles représentent le début et la fin de la vie.

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La Photo du jour : Scène de théâtre Gaiko

La photo du jour : Scène de théâtre Gaiko, la pièce s’appelle Neige, Lune, Fleur : 1961

Le peintre Ito préféré les couleurs sombres et les femmes dans l’atmosphère tranquille mais en même temps élégante. Il a obtenu beaucoup de prix.

Le sanctuaire Fushimi-inari

Au sud-est de la ville de Kyoto (京都), se trouve le sanctuaire Fushimi-inari (伏見稲荷) et ses milliers de portiques rouges : les Torii (鳥居). Il date de 711. Beaucoup de gens viennent prier ici pour la santé de la famille, la prospérité ou bien le succès dans les affaires. Ce sanctuaire a également attiré un grand nombre de paysans qui souhaitaient une bonne récolte, le dieu du riz y étant représenté.

Le riz était d’autant plus important qu’il était, à cette époque, utilisé comme monnaie. Aujourd’hui, ce sanctuaire attire un publique varié : les agriculteurs, bien sûr, mais aussi les ouvriers, les hommes d’affaires et dirigeants d’entreprises, …

Au Japon il y a des milliers de sanctuaires qui portent le nom « Inari (稲荷)». Ce terme signifie la « récolte du riz ». Si vous apercevez un monument qui s’appelle …-inari, cela signifie que c’est un sanctuaire qui fut construit pour souhaiter une bonne récolte et honorer le dieu de la terre. En fait le sanctuaire Fushimi-inari est le siège de tous ces sanctuaires qui sont au nombre de 30 000 dans tout le Japon.

Dans l’enceinte on aperçoit souvent des statues en pierre représentant un renard (en japonais kitsune ; 狐). Au Japon le renard symbolise la moisson : il descend de la montagne pour chercher de la nourriture au printemps et rentre après l’automne. Cette période correspond à celle de la culture du riz : le repiquage à lieu à partir de fin-mai et la récolte entre septembre et novembre.

Le sanctuaire Fushimi 2

Regardez aussi les objets dans la gueule de ces statues. Certaines ont des épis de riz, d’autres une clef et d’autres encore une balle. La clef est celle du dépôt dans lequel on conservait autrefois le riz. La balle représente l’âme ou la parole de dieu. En japonais la clef se dit kagi (鍵) et la balle tama (玉). Continuer la lecture de « Le sanctuaire Fushimi-inari »