Omi-Hachiman – partie 2 –

Situé au pied de la montagne, les douves (Hachiman-bori) ont autrefois servi de protections au château mais aussi de moyen de transport pour les gens.

 

La vue y est très romantique et plusieurs tournages de films historiques s’y sont déroulés. Le film qui sort en été 2012, intitulé Rurouni Kenshin (るろうに剣心), a aussi été tourné dans ce quartier.

 

Son scénario est tiré du manga du même titre et relate les aventures d’un samouraï de la fin du XIXème siècle.

 

Les maisons d’Omi-Hachiman étaient tenues par des commerçants et ressemblent beaucoup aux machiya de Kyoto. En effet, situé sur l’artère reliant Kyoto et Edo (aujourd’hui Tokyo), les gens fascinés par la ville de Kyoto, ont reproduit les maisons. La visite de maisons ouvertes au public vous permettra de mieux appréhender la vie traditionnelle de l’époque.

 

Pendant l’ère d’Edo (1603-1867), cette ville était placée sous le contrôle direct du shogunat des Tokugawa et les commerçants étaient accrédités par ce clan. Ils pouvaient passer facilement les limites territoriales et voyager dans tout le pays pour affaires. Certains ont réussi à ouvrir leur magasin à Edo.

 

Les commerçants d’Omi-Hachiman établirent leur propre philosophie du commerce : Soyez modeste, économe et studieux. Ils préféraient ainsi une vie austère.  En visitant ce vieux quartier, vous remarquerez que leurs maisons sont solides mais très simples et dépourvues de décorations futiles. Cela donne un aspect traditionnel à ce quartier bien aménagé.

 

Dans ce contexte, à l’époque Meiji (1868-1912), la première école commerciale du Japon fut construite à Omi-Hachiman. William Merrell Vories (1880-1964), architecte américain y a été professeur d’anglais. Il est resté ici jusqu’à son décès pour s’occuper de ses affaires : bureau d’architecture, compagnie de produits pharmaceutiques, école, bibliothèque et hôpital. Il a initié le peuple japonais, non seulement à la culture occidentale, mais aussi à la fameuse crème mentholée Mentholatum (メンソレータム).

 

A l’époque, sans aucune animosité pour les Occidentaux, les gens d’Omi-Hachiman étaient gentils et amicaux envers cet Américain. Des statues et monuments le figurant se trouvent dans le quartier d’aujourd’hui.

 

En l’absence des commerçants, c’étaient les épouses qui tenaient et protégeaient les maisons et vénéraient les ancêtres de la famille. Elles arrangeaient de vieux kimono pour les recycler, ou fabriquaient, avec des morceaux de tissu, de petits sacs et des dés à coudre. Respecter les choses, éviter le gaspillage et avoir l’esprit serein. C’est ainsi qu’elles ont conservé la paix dans leurs ménages et secondé leurs maris. Dans ces maisons, des outils commerciaux et agricoles sont exposés.

 

A Omi-Hachiman, magnifique vieux quartier, berceau du commerce japonais, vous pourrez découvrir une représentation typique du Japon, telle que vous auriez pu l’imaginer.

 

JSS