Miyama, le spectacle de la nature (Kyoto)

Je suis convaincu que le charme de ce hameau peut inspirer de la nostalgie à tous les voyageurs. Miyama (美山), littéralement « belle montagne », appartient à la Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager. À la sortie ouest de la station Sonobe, je monte dans le bus vers Miyama. Avant le départ, le chauffeur me tend un jeu de piste à remplir sur place.

Couvrant 95% des terres, les conifères et les feuillus ressemblent à la Provence française. À mesure que le bus avance, un panorama splendide s’ouvre devant mes yeux. Des enfants s’amusent au bord de la rivière Yura (由良川) dont les flots scintillent sous le soleil. Après une heure de trajet, je parviens au hameau caractérisé par ses arbres élagués à leur base, ses terres labourées et une quarantaine de maisons aux toits de chaume.

 

Je déjeune à Kajikaso, un restaurant proposant différents gibiers de Shizen bunka mura (lit. Village aux cultures naturelles). Le plat de daim pané est à 1 300 yens. À la sortie du restaurant, je décide d’aller cueillir quelques pommes, 600 yens le kilo. Une dame charmante me montre comment saisir les fruits. Les pommes de son jardin sont très juteuses !

Je reprends le bus et visite Kayabuki-no-sato, le quartier des maisons aux toits de chaume. Chaque structure porte un grand faîtage et le blason familial est inséré au centre de la façade latérale. Construites en matériaux naturels, la plupart des habitations sont alignées d’est en ouest, parallèlement à la rivière. En marchant, j’ai l’impression que les gens vivent ici en symbiose avec la nature.

Pour étudier l’histoire de ce hameau, je me rends à la maison des archives dont le sol est couvert de tatami. S’arrêtant de travailler un instant, une vieille dame m’accueille chaleureusement et me recommande du thé. Le grenier et ses outils agricoles me rappellent le labeur des paysans. Au moment de la quitter, j’interpelle la dame et lui dis : « J’apprécie beaucoup ce hameau ». Sa réponse : « Vivre et visiter, ce sont deux choses différentes ! ». Cela me fait réaliser qu’en habitant en centre-ville, j’oublie parfois que ma ville ne représente qu’une seule partie de la préfecture de Kyoto.

Sur le chemin du retour, le bus me conduit à Michino-eki, une aire de services. J’y prends un pudding, un chou à la crème et une glace produits avec le lait de ferme du coin.

A l’heure de mon retour, je constate que le soleil éclaire l’autre face du hameau. Le paysage qui nous est offert change ainsi à chaque moment de la journée. Personne ne pourrait résumer en un mot les charmes de ce lieu verdoyant. Alors pourquoi ne pas visiter Miyama, un hameau inexploré loin du centre-ville de Kyoto ?

Itinéraire recommandé

9h38 : prendre le train à la gare de Kyoto vers Sonobe (quai 8, 9 ou 10). Descendre à Sonobe, terminus (42 min. 570 yens). Aller à l’arrêt de bus à la sortie ouest.

10h40 : prendre le bus circulaire vers Miyama (acheter le ticket aller-retour au chauffeur, 2 000 yens).

11h35 : arrivée à Shizen bunka mura. Restaurant, bain (500 yens) et cueillette de pommes (entrée gratuite, pommes à 600 yens / kg).

13h20 : reprendre le bus et descendre à Kayabuki-no-sato (5 min). Promenade, visite du quartier, des temples et de la maison des archives ainsi qu’achat de souvenirs.

14h50 : bus vers Michinoeki, aire de services.

15h30 : retour vers la station de Sonobe, arrivée à 16h15.

16h27 : train vers la gare de Kyoto.

17h14 : arrivée à Kyoto.

 

À titre indicatif :

Bus : 2 000 yens l’aller-retour / service assuré t.l.j. jusqu’au 4 décembre.

Le festival des illuminations : le jeudi 3 novembre 17h – 20h / Entrée gratuite

JSS