Les habitants de Kyoto en ont assez des touristes mal élevés et leurs photos

Les habitants de Kyoto affirment que le comportement des touristes s’est aggravé. Aujourd’hui, la beauté des paysages et la vie quotidienne sont gâchées par des randonneurs à moitié nus, des voyageurs qui s’assoie dans la rue et mangent en laissant leur déchets, des touristes qui font des séances de prise de vue prolongées…

Même les agences de photographies ont reconnu les problèmes créés par leurs clients dans l’ancienne capitale, dont certaines quartier grouillent de touristes en permanence.

En septembre, le comité de préservation des paysages de Gion-Shinbashi, dans le quartier de Higashiyama à Kyoto, a signé un mémorandum avec 36 agences de photographies demandant aux touristes d’améliorer leurs comportements.

Ce quartier est une zone de préservation de bâtiments historiques désignée par le gouvernement depuis 1976, est particulièrement populaire parmi les couples qui souhaitent prendre des photos de mariage avant leurs cérémonies de mariage.

Selon le comité, composé de résidents et de commerçants, les visiteurs empiéteraient sur le terrain de résidences privées et casseraient des branches de cerisiers pour leurs photos ou pour leurs souvenirs.

Certains font souffler des bulles de savon pour obtenir des effets photographiques, se promènent dans des robes étriquées sur des routes pavées traditionnelles et s’assoient sur le parapet du pont pour des poses éclatantes.

«Des étrangers pénètrent dans nos lieux de vie sans respecter les habitants», a déclaré Kanji Tomita, 50 ans, représentant suppléant du comité de la préservation des paysages. “Si aucune contre-mesure n’est prise, la vue élégante de Gion sera gâchée.”

Le mémorandum stipule que les visiteurs doivent s’abstenir de changer de vêtements dans les rues publiques, prendre leurs photos le matin, en principe, et terminer leurs prises de vue le plus rapidement possible. . . .

Le comité s’attend à ce que les agences photo se conforment aux règles et demandent à leurs clients de les respecter également.

Le comité a également imprimé 4 000 exemplaires d’un dépliant présentant Gion-Shinbashi. Les dépliants seront envoyés aux agences pour être lus par les touristes.

Le dépliant présente des images en couleur d’événements traditionnels des quatre saisons, ce qui permet de bien comprendre que la région n’est pas un «plateau de tournage» conçu pour les séances photo.

Les résidents de Gion-Shinbashi ont travaillé avec acharnement pour protéger ses paysages et monuments. Ils ont même des directives sur la coloration des compteurs d’électricité et de gaz, des boîtes aux lettres et d’autres objets faisant face aux rues.

Mais avec le touriste de masse, un nombre croissant de résidents se sentent désormais «envahi par des gens déchaînés qui veulent simplement prendre des photos et qui ne rapporteront aucun bénéfice pour la population locale».

Taro Makimura, 51 ans, photographe qui a aidé à élaborer le mémorandum, a déclaré qu’il prenait des photos pour cinq à six groupes à Gion-Shinbashi par jour, et que certains d’entre eux essayaient de poser de manière peu orthodoxe pour obtenir de meilleures photos.

«En tant que travailleurs dans l’industrie de la photos, nous devons faire des efforts pour convaincre les touristes que le quartier est un lieu de vie quotidien des habitants», a-t-il déclaré.

Voici encore le témoignage des méfaits du tourisme de masse mal contrôlé venant de pays sans grandes éducations et respects des autres…. Bienvenue à Kyotoland !