Le Mont Fuji


On l’appelle Fuji-san (富士山), Fujiyama ou tout simplement le Mont Fuji. Le célèbre volcan japonais se trouve au sud de l’île de Honshū, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Tokyo. Il culmine à 3776 mètres d’altitude, ce qui en fait le plus haut point du Japon.

Le Mont Fuji est non seulement un symbole national du Japon, mais aussi un lieu de culte et de pèlerinage et une grande source d’inspiration pour les artistes du monde entier.

D’ailleurs, il a été à ce titre inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO : « Fuji-san, lieu sacré et source d’inspiration artistique ».

Le mont Fuji serait né, il y a plus de 600 000 ans, de la formation successive de trois volcans qui se seraient rejoint au fil des éruptions. Il s’agit d’un volcan de type explosif, c’est-à-dire que ses éruptions dégagent des panaches de cendres et des nuées ardentes (et non pas des coulées de lave). Sa dernière éruption remonte à 1707, suite au tremblement de terre qui secoua le Japon le 28 octobre 1707. On la nomma l’éruption de l’ère Hōei (宝永大噴火)Aujourd’hui, le mont Fuji est toujours considéré comme un volcan actif, bien que le risque d’éruption soit jugé très faible.

Depuis le VIIème siècle, plusieurs croyances religieuses sont associées à Fuji-san.

Une légende Shinto raconte qu’un empereur japonais détenait un élixir d’immortalité, qu’il ordonna un jour de détruire au sommet du Mont Fuji. Ce serait l’origine de la fumée qui s’en dégage parfois.

Le Mont Fuji est aussi considéré comme le lieu de résidence de la divinité Shinto Ko-no-hana-no-sakuya-hime (木花咲耶), « la princesse de la floraison des arbres ». De nombreux sanctuaires ont été construit en son honneur, et dans l’espoir qu’elle protège le peuple des éruptions de Fuji-san.

Dans la croyance Bouddhiste, c’est la forme du volcan, qui ressemble à la fleur de lotus (ハス), c’est-à-dire la fleur symbolique de Bouddha, qui en fait un objet de culte. Le Mont Fuji a beaucoup été représenté par les peintres et pensé par les poètes du Japon et d’ailleurs. Il a notamment été une source de fascination pour Hokusai (北斎), célèbre graveur et peintre japonais, qui immortalisa sa vision dans Les Trente-six vues du mont Fuji (Fugaku Sanjūrokkei) en 1831 puis dans Les Cent vues du Mont Fuji (Fugaku Hyakkei) en 1835.