Le futur empereur du Japon est en visite en France

Le futur empereur du Japon effectuera sa première visite officielle dans l’Hexagone du 7 au 15 septembre, invité par le gouvernement français à l’occasion du 160e anniversaire des relations d’amitié franco-japonaise.

Akihito abdiquera le 30 avril 2019, et cédera sa place à son fils, le prince Naruhito, dès le lendemain 1er mai. Son avènement marquera par la même occasion l’entrée du Japon dans une nouvelle ère, qui remplacera l’ère actuelle Heisei. La date du 30 avril n’a pas été choisie au hasard : le 29 avril 1926, son père, l’empereur Hirohito, accédait au trône et y demeura jusqu’en 1989.

Jadis considéré comme figure divine, l’empereur est défini par la Constitution japonaise comme un “symbole de l’Etat et de l’unité du peuple” mais n’a aucun pouvoir politique. Akihito, qui est âgé de 84 ans, avait créé la surprise en 2016 en annonçant son intention d’abdiquer en invoquant son âge avancé et des problèmes de santé. La dernière abdication d’un empereur au Japon remonte à 1817.

Plus de 13.000 Français sont établis au Japon et environ 30.000 Japonais vivent en France, selon le Quai d’Orsay.

Le fait que ce voyage commence par Lyon ne doit rien au hasard. Il rappelle l’histoire qui lie le Japon à Lyon, vieille de plus de 150 ans. Dans les années 1850, l’économie lyonnaise de la soie, dévastée par une épidémie qui décime les élevages de vers à soie de la région, trouve son salut à Yokohama. Les soyeux lyonnais vont y chercher des balles de soie, mais également de nouvelles espèces de vers résistantes aux maladies. Et sauvent ainsi leur industrie. Les Lyonnais installent des filatures au pays du Soleil-Levant, et Lyon accueille en 1860 le premier consulat japonais d’Europe.