La Fête de Gion 祇園祭

La Fête d’Aoi (葵祭), la Fête de Gion (祇園祭) et la Fête de Jidai (時代祭) sont les trois grandes fêtes de Kyoto. La Fête de Gion a lieu durant le mois de juillet, et attire chaque année beaucoup de visiteurs. Elle est liée au sanctuaire Yasaka (八坂神社), qui se trouve à l’extrémité est de l’avenue Shijo (四条通り). A l’origine, la Fête avait pour vocation de chasser les esprits mauvais. Durant le mois de juillet, 32 chars sont montés (23 Yama et 9 Hoko), alors qu’il y en avait autrefois 66, représentant le nombre de provinces de l’ancien Japon.

On pourra admirer le défilé des chars tout en écoutant une musique traditionnelle appelée « Gion-bayashi (祇園囃子) », composée de tambours, flûtes et cloches. La procession des Hoko, dite Yamaboko-junkō (山鉾巡行), a lieu le 17 juillet. Surnommé «Musée en mouvement», c’est le plus grand événement de la Fête.

« Yoiyama (宵山) » correspond aux soirées se tenant entre le 14 et le 16 juillet. C’est une très bonne occasion pour se balader dans ces quartiers en yukata (浴衣), kimono de coton d’été car l’avenue Shijo et ses alentours deviennent piétonnes. Malgré la foule, il est très intéressant de se balader tout en cherchant les différents Hoko ou Yama disséminés dans chaque quartier. Vous pourrez les retrouver entre la rue Anekoji et Matsubara du nord au sud et la rue Higashi-no-Toin et Abura-no-koji d’est en ouest. Arriverez-vous à retrouver les 32 chars?

Si vous ne pouvez pas vous rendre aux soirées Yoiyama ou à la procession du 17, vous pourrez vous pourrez vous rattraper à celle du 24 juillet, appelée « Hanagasa-junkô (花笠巡行) ». Des femmes portent des chapeaux ornés de fleurs. Le défilé de chars part à 10h du sanctuaire Yasaka et y revient pour la danse des Maiko et Geiko, femmes spécialistes des arts traditionnels japonais qui portent des kimono.

Programme des festivités :

À partir du 1er : répétions de musique. Si vous marchez dans les petites rues de ce quartier, vous pourrez entendre jouer les riverains.

Le 10: rituel de lavage du char, Mikoshi-arai (神輿洗). Le char qui reçoit, durant la fête, l’esprit de Susanoo-no-mikoto, une sorte de divinité du shintoïsme, est amené à la rivière Kamogawa pour être lavé et purifié avec l’eau de la rivière.

Entre le 10 et le 14: construction des chars Hoko. Ils sont assemblés de manière ancestrale, avec seulement des cordes, sans utilisation de clou. Les chars à tirer sont construits à partir du 10, alors que les chars portés sur l’épaule sont construits trois jours plus tard.

Entre le 14 et le 16: période précédent la fête du 17, dite Yoiyama. On peut voir de jolis paravents pliants, Byobu (屏風), à l’entrée des anciennes maisons du quartier. L’atmosphère des rues est particulière. Des figurines de dieux sont installées sur les autels des maisons ou du centre citoyen. Les légumes cultivés à Kyoto leurs sont donnés en offrandes et on peut même entrer dans certaines maisons.

Le 17: Yamaboko-junkō, la grande parade des 32 chars. À partir de l’intersection Shijo-Karasuma (四条烏丸), on peut assister à un défilé dynamique.

Le 24: Hanagasa-junkô, deuxième parade qui a commencé en 1966. A travers cette parade, vous découvrirez les arts traditionnels de Kyoto.

La fête de Gion a pour but de chasser les esprits mauvais et les épidémies. Avec le temps, les riverains de Gion sont devenus riches et ont commencé à décorer leurs Hoko avec les trésors qu’ils ont obtenu grâce à l’import-export. Après le XVIème siècle, ils ont reçu des tapis persans, indiens et belges ainsi que des parures de plusieurs pays étrangers. Ces objets d’art furent utilisés afin d’orner les Hoko. Pour les citoyens, les chars sont également une sorte de signe de prestige.