Kimono, habits traditionnels

Les Japonais d’aujourd’hui sont enclins à suivre les modes les plus variées. Les salariés et les fonctionnaires portent en général un complet et une cravate pour aller au bureau. D’ailleurs, les jeunes gens portent librement et très volontiers des vêtements colorés.

Cependant, les Japonais d’un certain âge et les femmes habitant dans des villes traditionnelles comme Kyoto aiment porter, quotidiennement ou le jour de l’an par exemple, le vêtement traditionnel : le kimono (着物).

 

En voyage, dans les auberges locales ou pour une promenade dans les stations thermales on porte quelquefois à la japonaise un kimono léger d’été, le yukata (浴衣). Les touristes qui séjournent dans les auberges japonaises trouvent ces coutumes agréables et commodes.

 

À part les serveuses des restaurants typiquement japonais, on revêt pourtant rarement le kimono dans la vie quotidienne en zone urbaine. Les femmes se font alors souvent habiller pour des circonstances particulières.

 

Le kimono de luxe qui est souvent très coûteux est le résultat d’une longue évolution historique. L’art et l’artisanat se trouvent en parfaite harmonie dans la confection du kimono. Les motifs des Yuzen (友禅) de Kyoto, qui comptent parmi les plus beaux kimono, sont dessinés sur soie.

 

Pour accueillir l’été, qui est chaud et humide au Japon, la matière la plus agréable est le chijimi (縮), crêpe japonais. Bien aéré, ne collant pas à la peau, même trempée de sueur, l’Ojiya-chijimi (小千谷縮), tissu traditionnel d’Ojiya, ville de 43 000 habitants, dans la préfecture de Niigata (新潟), apporte un confort surtout en été. Ce kimono est lavable à la maison, il est absorbant et sèche vite. Quand il se chiffonne, vous n’avez qu’à le mouiller avec un vaporisateur pour le défroisser.

 

Transmise depuis l’époque d’Edo (1603-1867), cette étoffe est une sorte de matière à mémoire de forme. Pour sa finition, la méthode classique de fabrication d’Ojiya-chijimi nécessite de froisser le tissu dans l’eau chaude. Ce travail est une étape importante pour lui donner de la souplesse.

 

La raison du développement de ce produit local réside non seulement dans le fait qu’Ojiya soit un lieu producteur de chanvre, mais aussi dans son climat hivernal.

 

Situé dans une région à fort enneigement, les maisons sont entièrement couvertes de neige. Il fait alors froid et humide à l’intérieur des pièces. Ces conditions sont les plus favorables pour tisser cette toile traditionnelle, si l’on considère la faible résistance des fils de chanvre à la sécheresse.

 

JSS