Histoire du Japon 日本の歴史

L’histoire du Japon est subdivisée en 14 périodes.
Préhistoire

Les îles de l’archipel nippon étant reliées entre elles et au continent par la glace, plusieurs colonisations ont eu lieu pendant l’ère glaciaire. Les premiers Homo sapiens seraient arrivés dans l’archipel d’Okinawa par le Pacifique. D’autres groupes, venus de Sibérie, les Aïnu, se sont installés au nord de l’archipel avant de le conquérir complètement.  Suite à la fonte des glaciers à la fin du Pléistocène, les îles s’isolèrent et l’archipel prit sa forme actuelle. Cette période correspond à la découverte de vieilles pierres polies datant d’environ 30 000 ans av. J.-C. Vers -13 000, la population (Aïnous) était majoritairement composée de chasseurs et de pêcheurs. Leurs descendants sont aujourd’hui très peu nombreux et regroupés sur l’île d’Hokkaido.

La période Jōmon (de 660 à 300 av. J.-C.)

Les empereurs furent des dirigeants symboliques, le véritable pouvoir étant le plus souvent tenu par de puissants nobles de la Cour, régents, ou shoguns (gouverneurs militaires).

La période Yayoi (de 350 av. J.-C. à 250 ap. J.-C.)

Des conquérants s’installent au sud de l’archipel, repoussant les Aïnous vers le nord. Ces migrants développent la riziculture inondée, la métallurgie du bronze et du fer, et la poterie au tour. Cette société se divise en clans. La période Yayoi connaît également le développement de la culture Yamato et le shintoïsme.

La période Kofun (de 250 à 538)

Cette période est le début d’un véritable état. Elle se caractérise par la construction de grands monuments funéraires mégalithiques, kofun en japonais, qui ont donné son nom à cette période.

La période Asuka (de 538 à 710)

Elle est marquée par l’arrivée du bouddhisme au Japon. La victoire du clan Soga permet au bouddhisme de devenir la religion officielle à la cour du Yamato. Durant cette période, la culture japonaise subit l’influence de la Chine.

L’époque  Nara (de 710 à 749)

L’époque de Nara débute par la construction d’une capitale à Nara, sur le modèle des capitales chinoises. Les grands monastères de la ville, tels Hōryūji et Tōdaiji, sont construits grâce à l’expansion économique de cette civilisation. À la fin du VIIIème siècle, le nord-est de l’archipel passe sous l’influence de la cour impériale, suite à des campagnes militaires. La fin de l’époque de Nara est marquée, en 794, par le déplacement de la capitale à Heian Kyō (Kyōto).

La période Heian (de 830 à 1192)

Le Japon cesse ses relations avec la Chine. La cour impériale connaît une période de paix. Les arts, particulièrement la poésie (manyoshu) et la littérature, sont à leur apogée.

La période Kamakura (de 1185 à 1333)

En 1185, les Minamoto établissent leur siège militaire à Kamakura. Minamoto no Yoritomo est nommé shōgun (général en chef des armées) par l’Empereur, qui conserve son titre et une influence morale. Puis en 1229, le bouddhisme zen est introduit depuis la Chine. Entre 1274 et 1281, les mongoles tentent par deux fois d’attaquer l’archipel nippon. Mais à chaque fois, suite à de violentes tempêtes, la flotte mongole est détruite. C’est à la suite de cette double coïncidence qui a sauvé le Japon qu’est né le mot “kamikaze” (dieu du vent).

L’époque de Muromachi (de 1336 à 1573)

Pendant cette période, le Japon fut contrôlé par des shoguns de la famille Ashikaga, installée à Kyōto. Cette époque est marquée par une renaissance du style chinois et la reprise des relations avec la Chine.

L’époque Azuchi Momoyama (de 1573 à 1603)

Le nom d’Azuchi vient du château d’Azuchi appartenant à Nobunaga Oda. Le nom de Momoyama vient quant à lui du nom de la colline où Hideyoshi Toyotomi fit construire son dernier et plus beau château. Bien que courte, il s’agit d’une période très importante car elle voit l’unification du Japon.

L’Époque d’Edo (de 1603 à 1867)

Le commerce et les villes se développent, dans un contexte de centralisation de l’État. A partir du début du XVIIéme siècle, le Japon décide de cesser les échanges avec les autres pays. En 1854, le Commodore Matthew Perry impose au Japon de s’ouvrir à l’Occident par la signature de la convention de Kanagawa.

L’ère Meiji (de 1868 à 1912)

Cette ère est marquée par le début de l’époque contemporaine et l’abolition du système féodal. La restauration Meiji de 1868 initia de nombreuses réformes et de nombreuses institutions occidentales furent adoptées. Les diplômes sont valorisés comme passeport pour l’emploi et on introduit rapidement et massivement les connaissances étrangères.

L’ère Taisho (de 1912 à 1926)
L’ère Shōwa (de 1926 à 1989)

Le début de l’ère Shōwa voit l’État japonais tomber sous l’influence croissante de l’expansionnisme militaire, avec un régime politique de plus en plus sévère et autoritaire. En décembre 1941, suite à l’embargo américain sur les ressources et matières premières, l’empereur Shōwa lance la guerre de la Grande Asie Orientale avec l’attaque de Pearl Harbor, l’invasion de la Malaisie et celle des Philippines. Cet événement donne une raison aux États-Unis pour prendre part à la Seconde Guerre mondiale. Le Japon poursuit sa conquête de l’Asie du sud-est en envahissant Singapour, les Philippines, l’Indonésie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée jusqu’à la frontière septentrionale de l’Australie ainsi que les archipels de l’océan Pacifique. Les Japonais s’installent durablement en Birmanie. De 1942 à 1945, la situation militaire japonaise se dégrade dans le Pacifique. Les troupes japonaises sont repoussées progressivement dans les îles Salomon, en Nouvelle-Guinée, en Birmanie et aux Philippines. Le conflit en Chine s’enlise. Une offensive en Inde, en 1944, est un échec. En 1945 à la suite des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki le Japon capitule. Plusieurs hauts officiers du régime Shōwa sont condamnés à mort pour crimes de guerre par le Tribunal de Tokyo.

La seconde guerre mondiale va apporter un grand changement au Japon :

Depuis quinze siècles, le rôle de l’empereur était celui d’un dirigeant impérial. À compter de la restauration Meiji, il était devenu un véritable chef d’État, commandant de l’Armée et de la Marine. Avec la constitution de 1946, l’empereur Shōwa renonce à ses pouvoirs exécutifs de droit divin, ne faisant dorénavant que nommer le Premier ministre et le président de la cour suprême. Le rôle de l’empereur est défini dans le chapitre I de la Constitution du Japon de 1947. L’article 1 définit l’empereur comme le symbole de l’État. Le Japon dévasté d’après-guerre, maintenant confiné à sa taille actuelle, resta sous la tutelle des États-Unis jusqu’en 1952.  Après 1952, son économie se rétablit et permit le retour de la prospérité sur les îles. Le Japon devint progressivement l’une des principales puissances économiques du monde.