Marché aux puces de Tenjin (北野天満宮杜弘法市)

Le temple Kitano Tenmangu à Kyoto acceuille tous les 25 du mois un grand marché aux puces, plus connu sous le nom du marché de TenjinIl a lieu quatre jours après le marché aux puces de Tōji, si bien qu’un proverbe local dit « Beau temps au marché de Tōji, temps pluvieux au marché de Tenjin », ce qui sous-entend que le temps à Kyoto change rapidement, seulement en l’espace de quelques jours !

Parmi les deux cent stands, les chineurs trouvent forcément leur bonheur au marché de Tenjin.

On y trouve des pièces inédites d’artisanat japonais, des kimonos, des antiquités, des accessoires traditionnels, des tissus, des objets faits main en tous genres.Ainsi bien sûr que de superbes pièces de céramique japonaise, notamment du raku, à des prix très abordables.D’autres stands proposent aussi de quoi se restaurer. Au menu, des takoyaki (ci-dessous) et autres plats salés ou sucrés pour le plaisir des papilles, et à emporter dans sa promenade. 

Où sont les cerises des sakuras ?

Le sakura est un mot générique qui fait référence aux fleurs du cerisier à l’arbre lui-même. Il est emblématique du Japon, même si on trouve bien sûr aussi le cerisier en Occident.Une question flotte souvent dans l’esprit des visiteurs au Japon… Où sont les cerises des cerisiers ? S’ils resplendissent de leurs milliers de pétales roses, les cerisiers japonais semblent cependant être démunis de fruit.

En fait, les sakura japonais sont pour la plupart stériles ; ils ne donneront pas de cerise ! En effet, ceux-ci proviennent quasiment tous de boutures de mêmes branches. Cela fait plusieurs siècles que les sakuras sont cultivés au Japon en tant qu’arbres ornementaux, c’est pourquoi ils sont tous de la même génération.

Bien que le sakura ne donne pas de fruit, on le retrouve tout de même beaucoup dans la cuisine japonaise. On utilise en effet son arôme pour des pâtisseries et pour parfumer des plats en tout genre !

Où et quand admirer les cerisiers en fleurs à Kyoto ?


C’est bientôt la floraison des cerisiers au Japon !

Au début du printemps, les cerisiers sakura en japonais – colorent le paysage de leurs milliers de pétales roses.

Commence alors la période du Hanami (花見), qui fait référence au rituel annuel de contemplation des sakura en fleurs.

En famille, en amoureux ou entre amis, les japonais se baladent et se posent dans les parcs pour apprécier ensemble le Hanami.
Où et quand admirer les cerisiers en fleurs à Kyoto ?

À Kyoto, le début de la floraison des cerisiers est prévu le 28 mars 2017, mais leur pleine floraison est prévue du 3 au 11 avril 2017.

Ci-dessous les quatres meilleurs spots pour profiter de l’occasion à Kyoto !

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Le syndrome de Paris

Le Syndrome de Paris, en japonais Pari shōkōgun (パリ症候群), est un trouble psychiatrique qui touche spécifiquement des touristes japonais en voyage à Paris.

On estime de 10 à 20% le nombre de Japonais qui écourte leur séjour sur la capitale et si ils ne peuvent pas fuir, alors ils s’enferment dans leur chambre d’hôtel jusqu’au départ.

Pour les cas les plus graves une vingtaine de personnes chaque année sont  hospitalisées ou rapatriées au Japon.

Même s’il est rare, il frappe par son intensité : décompensation psychotique transitoire avec délires de persécution, hallucinations, convulsions, tachycardie, et attaques de panique…

C’est en 1986 que le Docteur Hiroaki Ōta (太田 博昭), psychiatre à Paris, repère pour la première fois ce syndrome.

Selon lui, l’origine du trouble vient du décalage entre l’image que se font les Japonais de la France et la réalité. 

En effet, ici au Japon, la France est synonyme d’élégance, de romantisme et de culture…

Sa capitale Paris, en particulier, est sublimée au quotidien dans des publicités pour des produits de luxe « made in Paris« .

Elle apparaît comme au temps du Montmartre et du Montparnasse des années folles, ou encore comme dans le film Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, qui connaît un grand succès auprès des japonais.

Mais en réalité, Paris est loin de correspondre à cet idéal, ce qui constitue un premier choc.
 

Le comportement des français envers les étrangers, mondialement réputé pour sa nonchalance, génère un deuxième choc.

En effet, le syndrome de Paris est aussi le résultat du fossé entre les codes culturels de l’hospitalité au Japon et en France. Continuer la lecture de « Le syndrome de Paris »

La culture du pourboire au Japon

Dans les cultures occidentales, le pourboire est une récompense qui témoigne de la qualité du service donné par l’employé et génére une partie conséquente du salaire.

Dans certains contextes, il est considéré comme malpoli de ne pas laisser de pourboire ; dans d’autres, le pourboire est calculé selon un pourcentage fixe, voir même obligatoire aux États-Unis par exemple.

Au Japon, c’est le contraire. Le pourboire n’éxiste pas.

Les japonais considèrent qu’un service irréprochable est la norme, c’est pourquoi le pourboire n’est pas nécessaire et compris dans le prix.

Laisser un pourboire au Japon, cela sous-entend que l’employé ne ferait pas toujours de son mieux, ce qui peut-être vécu comme une humiliation.

Certains employés peuvent aussi interpréter le pourboire comme le signe qu’ils ne sont pas assez estimés et conséquemment rémunérés par leur employeur.

Bref, le pourboire est irrespectueux !

Dans le meilleur des cas, si vous laissez tout de même un pourboire, le scénario le plus probable est le suivant : un employé signalera au gérant l’argent laissé sur la table, et toute l’équipe s’activera pour tenter de retrouver le client ayant « oublié » son argent, afin de le lui remettre.

Autrement dit, un pourboire cause plus de souci qu’autre chose ici.

Pour vous conformer aux normes locales japonaises, il est préférable de ne pas laisser de pourboire mais de rester toujours courtois et respectueux en rapport avec son environnement.

 

Kit de survie…

Vous n’êtes pas sans savoir que le Japon est l’un des pays couvrant le plus de catastrophe naturel au monde; typhon, tornade,  éruption volcanique, tsunami et autres séisme font ragent dans le pays du soleil levant. Évidemment dans le cas d’énorme catastrophe naturel (dernièrement le séisme de magnitude 7 de Kumamoto) les habitants se retrouvent coupés subitement du monde; plus d’électricité, plus d’eau, plus de maison… Le plus grand nombre de morts en général n’est pas forcement lié au séisme en lui même, mais plutôt aux jours de survie qui le suive. Et c’est là que vous devriez être préparé, car au Japon nous ne sommes jamais à l’abri des colères de Madame nature.

Le sac de survie ou encore kit de survie (非常持出袋 – Hijōmochidashibukuro) est un sac à dos à utiliser en cas d’urgence ou en cas de catastrophe naturel qui contient des équipements essentiels à la survie d’autrui. Votre sac doit comprendre de quoi vous protéger, vous identifier, vous nourrir, vous éclairer, vous laver, vous soigner, vous informer, et alerter les secours.

Exemple de sac de Survie
Exemple de sac de Survie

Même si il n’est pas obligatoire au Japon, le gouvernement recommande fortement à la population de s’en procurer un. Dans l’idéal, il vous faut un kit pour chaque membre de la famille, et le must have est d’en avoir un à votre domicile, un à votre lieu de travail et un dans la voiture (si vous conduisez souvent). Continuer la lecture de « Kit de survie… »

Gel anti empreinte digitale sur photo

Il est possible de reconstituer une empreinte digitale depuis des selfies.

C’est connu les Japonais font beaucoup de photos et de selfies avec le signe V (signe de la victoire). Avec les performances des smartphone maintenant on peut faire une copie de l’empreinte digital.

Les Allemands du Chaos Computer Club (CCC) ont montré qu’à l’aide d’une photographie en haute résolution (2 400 dpi), d’un film transparent, de la colle à bois et du graphène en spray, il est possible de reconstituer l’empreinte d’une autre personne et donc de déverrouiller un smartphone, iPhone, autre…

Aussi au Japon on peut acheter du gel masquant d’empreintes digitales pour se protéger quand on fait des selfies !

 

NHK en Français

Très pratique quand on ne comprends pas bien le Japonais et si l’on souhaites resté informé….

Pour suivre les informations Japonaises en Français, NHK propose un service gratuit pour lire ou écouter voir même Podcaster !

NHK en Français

La NHK (日本放送協会, Nippon Hōsō Kyōkai, Compagnie de diffusion du Japon) est une entreprise publique qui gère les stations de radio et de télévision du service public japonais.

La NHK a commencé à émettre à partir de 1925 en se basant sur la radio BBC Anglaise.

Louer une maison à Kyoto

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Une des choses les plus agréables à faire c’est de louer une maison typique traditionnelle japonaise, Machiya.

Machiya : Ancienne maison traditionnelle de Kyoto en bois, murs en terre, pierres de taille et dater en générale de 80 à 120 ans.

C’est une chance que Kyoto est encore ces maisons dans toute la ville, l’avantage est de ressentir et de voir comment les Japonais vivaient tout en participant à la sauvegarde de la culture japonaise. C’est aussi que l’on peut les louer à deux ou même pour une famille et ainsi on est comme chez soi !

Néanmoins il n’y a pas de label du coup il y a pas mal d’arnaques, souvent ces maisons n’ont rien de traditionnelles elles sont récentes ou ont été complètement désossé, les murs sont en placo-plâtre, le sol en béton et la salle de bain 100 % plastique, c’est comme si vous étiez dans un hôtel ou un vulgaire studio. Plutôt pour une clientèle chinoise et anglo-saxonne (vrai maison pour Mickey !).

Bref renseignez-vous en demandant de quand dates la maison, les travaux et la rénovation car les loueurs jouent sur l’ambiguïté entre maison qui ressemble vaguement à une maison traditionnelle et une vrai maison rénover ancienne traditionnelle. Continuer la lecture de « Louer une maison à Kyoto »

Tsuyu

Le Tsuyu (梅雨, ou baiu, littéralement «pluie de prunes/pruniers») est la première et principale saison des pluies qui marque l’arrivée de l’été au Japon et qui débute généralement début juin et finissant souvent mi-juillet.
Elle touche tout l’archipel à l’exception du territoire de Hokkaidō (北海道) au nord.

Elle est due aux fronts pluviaux saisonniers qui se maintiennent au-dessus du Japon entre les hautes pressions d’origine tropicale et les anticyclones sibériens. On ne parle pas de mousson au Japon.

Shibuya à Tokyo pendant le Tsuyu.
Shibuya à Tokyo pendant le Tsuyu.

Au japon, saison des pluies n’est pas synonyme de pluies torrentielles sans fin. Vous aurez plutôt droit à une humidité forte (plus de 70%) et à des pluies (sous forme d’averses) alternées avec des moments/journées d’accalmies. Chaque année le Tsuyu est plus ou moins marqué et on s’attend en général à avoir 1 jour sur 2 de mauvais temps.

Le mois de juin n’est donc pas forcement le meilleur moment pour venir au japon si vous êtes fâchés avec la pluie, mais il est à noter que en cette période les tarifs des billets d’avions sont plus avantageux.

À savoir que quand il s’agit du temps, rien n’effraie les japonais (du typhon jusqu’à la tempête de neige, on travail et on vit normalement, le mauvais temps n’étant pas une excuse, c’est tout à fait normal pour eux). Le Tsuyu est donc parfaitement intégré au pays, et ne vous empêchera pas de profiter de votre voyage au Japon si vous décidiez de venir.

Il existe d’ailleurs un magnifique film d’animation dont l’histoire ce déroule tout au long du Tsuyu à Tokyo (言の葉の庭 Kotonoha no Niwa).

Magnifique film d'animation autour du Tsuyu: Kotonoha no Niwa.
Magnifique film d’animation autour du Tsuyu: Kotonoha no Niwa.

Une petite anecdote rigolote, au Japon les jours de pluies, vous devriez voir accrochés aux fenêtres des maisons des petites poupée blanche, qui ressemble pour nous, à des fantômes. On appel ces poupée des teru teru bōzu (てるてる坊主).

Teru teru bozu

Cette petite poupée artisanale fabriquée avec du papier ou du tissu blanc combinée à une comptine traditionnelle (qui tient lieu de prière) sert à chasser la pluie. On lui demande de faire venir le beau temps le lendemain et le jour suivant. Si la poupée échoue, on la menace de lui couper la tête.

À l’origine de cette comptine il y a une légende bien sûr, celle d’un moine bouddhiste (un bonze ou bōzu en japonais) qui avait promis lors d’une longue période de pluie de faire revenir le beau temps. À la suite de son échec, il aurait été décapité.

 

Parole en japonais: (romaji)

Teru-teru-bōzu, teru bōzu
Ashita tenki ni shite o-kure
Itsuka no yume no sora no yo ni
Haretara gin no suzu ageyo

Teru-teru-bōzu, teru bōzu
Ashita tenki ni shite o-kure
Watashi no negai wo kiita nara
Amai o-sake wo tanto nomasho

Teru-teru-bōzu, teru bōzu
Ashita tenki ni shite o-kure
Sore de mo kumotte naitetara
Sonata no kubi wo chon to kiru zo

Traduction :

Teru-teru-bozu, teru bozu
Fais que demain soit une journée ensoleillée
Comme parfois le ciel en rêve
S’il fait beau je te donnerai un grelot d’argent

Teru-teru-bozu, teru bozu
Fais que demain soit une journée ensoleillée
Si tu réalises mon rêve
Nous boirons beaucoup de saké sucré (amazake)

Teru-teru-bozu, teru bozu
Fais que demain soit une journée ensoleillée
Car s’il fait nuageux et que tu pleures
Je devrai te couper la tête

Prenez donc votre K-way et vos bottes pour venir découvrir tous les charmes que propose cette période de l’année!