Où et quand admirer les cerisiers en fleurs à Kyoto ?


C’est bientôt la floraison des cerisiers au Japon !

Au début du printemps, les cerisiers sakura en japonais – colorent le paysage de leurs milliers de pétales roses.

Commence alors la période du Hanami (花見), qui fait référence au rituel annuel de contemplation des sakura en fleurs.

En famille, en amoureux ou entre amis, les japonais se baladent et se posent dans les parcs pour apprécier ensemble le Hanami.
Où et quand admirer les cerisiers en fleurs à Kyoto ?

À Kyoto, le début de la floraison des cerisiers est prévu le 28 mars 2017, mais leur pleine floraison est prévue du 3 au 11 avril 2017.

Ci-dessous les quatres meilleurs spots pour profiter de l’occasion à Kyoto !

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Le Moine Eisai

Moine Eisai

Myōan Eisai (明庵栄西 – 27 mai 1141 – 2 juillet 1215) donc fondateur du Kennin-ji, commence ses études de moine dans un temple Tendai du japon, mais, mécontent de l’état du bouddhisme à l’époque, il part en 1168 en Chine, où il fait la connaissance du Chan (chinois traditionnel , peut être traduit « méditation silencieuse » et qui deviendra plus tard, au Japon, le zen). Il ne passe que six mois en Chine lors de son premier voyage mais il y revient près d’une année en 1187. Au cours de ce second voyage, il devient le disciple de Xuan Huaichang et après sa certification de professeur Zen Rinzaï, Eisai revint au Japon en 1191, apportant avec lui des écritures zen et des graines de thé.

Il fonde immédiatement le temple de Hoon-ji 報恩寺 dans l’île de Kyushu (sud du japon), qui sera le premier temple zen du Japon. Eisai commence alors à propager lentement cette nouvelle foi, essayant de gagner le respect de l’école Tendai et de la cour impériale par une diplomatie habile. Mais confronté à l’opposition des écoles traditionnelles du bouddhisme japonais comme l’école Tendai, Shingon ou encore celle de la terre pure, Eisai quitte finalement Kyoto pour la ville de Kamakura en 1199, où le Shogun et ses Samuraïs accueillent avec enthousiasme ses enseignements zen orientés vers les arts-martiaux. Hôjô Masako, la veuve du Shogun Minamoto no Yoritomo, lui donne l’autorisation de construire le temple Jufuku-ji 寿福寺, le premier temple zen à Kamakura. Eisai meurt en 1215 à l’âge de 75 ans. Il a eu parmi ses disciples Eihei Dōgen (永平道元 1200-1253), qui fondera l’école Sōtō au Japon.

Prête Dogen

 

Eisai est également connu pour introduire la tradition de boire du thé au Japon et est reconnu comme le fondateur de la cérémonie du thé (en raison de ses efforts pour encourager la culture et la consommation de thé).

Ryōan-ji

ryoanji kyotoLe Ryōan-ji (龍安寺, littéralement Temple du repos du dragon) est un monastère zen situé dans le Nord-Ouest de Kyōto, construit en 1450, durant l’ère Muromachi (室町時代 1336-1573). Il fait partie du Patrimoine mondial de l’UNESCO, étant l’un des monuments historiques de l’ancienne Kyoto. Le temple appartient à l’école Myōshin-ji de la branche rinzai du bouddhisme zen.

Le monastère a été fondé par Hosokawa Katsumoto (細川勝元 1430-1473), un aristocrate au cours de la période Muromachi. Katsumoto reçu une villa en succession d’un ministre impérial japonais, Tokudaiji Saneyoshi, puis pour en faire un temple, invite alors le 5ème abbé de l’école Myōshin-ji, Giten Genshō (1393-1462), pour qu’il devienne le moine fondateur du temple et ainsi soutenir la branche Rinzai du bouddhisme zen.

Hosokawa Katsumoto
Hosokawa Katsumoto

Lors de la guerre civil d’Ōnin (1467-1477), le Ryōan-ji fut en partie détruit par un incendie. Hosokawa Masamoto, (le fils de Hosokawa Katsumoto), lance alors, à partir de 1488, la reconstruction du temple de son défunt père. Suite à un nouvel incendie en 1797 le monastère sera alors ravagé puis profondément remanié. Les tombes de Katsumoto, sa femme, son fils Masamoto, et le prêtre Giten reposent aujourd’hui au Ryōan-ji.

De nos jour, le Ryōan-ji est célèbre pour la somptuosité de son jardin sec (枯山水, karesansui), considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de la culture zen japonaise, il attire par jour plusieurs centaines de visiteurs. Le jardin a été construit entre 1499 et 1507 et sa superficie est d’environ 200 mètres carrés.

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Kennin-ji

kenninji

Le Kennin-ji (建仁寺) est situé dans l’arrondissement de Higashiyama-ku à Kyoto, au Japon, dans le quartier touristique de Gion. Il fut nommé Gozan (五山, l’un des cinq grands temples de Kyōto) en 1334. Il contrôle actuellement presque 70 temples annexes.

L’ensemble des bâtiments date du XVIIIe siècle à l’exception de la chūmon (中門, porte centrale) qui date de la création du temple et la pagode à cinq étages, Yasaka-tō (八坂塔), érigée en 1440 et restaurée en 1618. Le temple contient également 3 jardins zen.

En 1202, le temple Kennin-ji fut fondé par le moine Eisai (栄西) à la demande de Minamoto no Yoriie (源頼家). C’est le plus vieux temple zen de Kyoto, les bâtiments sont magnifiques et s’ouvrent sur un jardins sec, un jardin de thé et un jardin de mousse et de roches.

Le jardin Daiôen (大雄苑) est constitué par de la mousse verte et des grandes pierres sur du sable blanc, un très beau jardin Zen.

Le jardin Chôontei (潮音庭) est une cour carré offrant une particularité rare de pouvoir être admirer et être aussi belle de tous les côtés.

Le jardin ○△□no niwa (○△□乃庭) représente six pensées principales du bouddhisme ésotérique (密教). Le ○ signifie l’eau, △ signifie le feu et □ signifie la terre. L’aspect principal de l’univers est d’être constitué par des formes simples.

jardin zen kennin ji

jardin zen kenninji

L’expression « Cinq grands temples » (五山, Gozan) se réfère à dix temples bouddhistes japonais de la branche Zen et de l’école Rinzai (il y a trois écoles du bouddhisme Zen: Rinzai, Sōtō et Ōbaku).

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Visite du sanctuaire Fushimi Inari (伏見稲荷大社)

Fushimi-Inari-shrine
Dix milles “Torii”

Le sanctuaire Fushimi Inari (伏見稲荷大社) est un temple shinto situé au sud-est de Kyôto.

Construit sur le Mont Inari en 711 par Hatauji (Coréen) pour rendre hommage à Inari (稲荷), messager de Dieu chargé de veiller sur les récoltes de riz et sur l’agriculture. Cette divinité représente aussi la prospérité des affaires.

Le sanctuaire principal du temple shintoïste a brulé au moment de la guerre d’Onin entre 1467 à 1477. Une guerre de querelles de succession entre chefs de clans, reconstruit en 1499, le sanctuaire Fushimi Inari fait partie des trésors culturels classés Patrimoine Culturel du Japon à ce jour.

On compte environ trente mille temples dédiés à Inari dans tout le Japon, Fushimi est le temple principal. On vient y chercher les faveurs célestes, la sécurité pour toute sa famille, la prospérité etc…

Pendant, les trois premiers jours de l’année entre deux millions et trois millions de personnes viennent y prier. C’est le temple numéro un à Kyoto.

La couleur rouge vermillon du sanctuaire domine dans ce temple shintoïste avec laquelle sont peints les «torii» (grands portiques) qui signifie l’autorité. C’est la couleur aux pouvoirs magiques contre les esprits malins.

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Visites du temple Shimogamo-jinja pour le nouvel an

D’après Gad Elmaleh, la France est le seul pays au monde où l’on se souhaite « Bonne Année » jusque fin février. (sketch de la bonne année!)

Alors, je vous souhaite, avec un peu de retard, une excellente année!

Cette fois-ci, je vous présente les photos de ma première visite au temple shintô pour le nouvel an.

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Au Japon, on va prier dans un temple Shinto en début d’année. Cette coutume se dit « Hatsu-môdé 初詣 » première visite au temple. Moi, j’ai visité le temple shintô Shimogamo-jinja avec ma famille.

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Ginkakuji -partie 2-

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Le temple Ginkakuji, le pavillon d’argent, à Kyoto, est mon monument préféré. Créés par le shogun Ashikaga VIII, à la fin du XVème siècle, le pavillon et son jardin font appel à l’esprit wabi-sabi, c’est-à-dire la sobriété et l’ancienneté. À la différence du pavillon d’or, Kinkakuji, construit un siècle plus tôt par Ashikaga III, le pavillon d’argent n’est pas couvert d’argent. Certains guides du tourisme mentionnent que le shogun voulait le recouvrir d’argent mais qu’il n’en avait pas eu les moyens.

 

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Le temple Mii (à Shiga)

Alors que le Japon compte d’innombrables temples, auriez-vous imaginé déterminer votre temple préféré à sa musicalité? Parmi les « 100 paysages sonores à sauvegarder (残したい日本の音風景100選)», sélectionnés en 1996 par le ministère de l’Environnement, figure la cloche vespérale du temple Mii (三井寺) de la ville d’Otsu (大津). Elle est, pour son timbre, l’une des trois cloches les plus célèbres du Japon avec celle du temple Byodo-in (Uji), pour sa forme, et celle du temple Jingo-ji (Mont Takao, Kyoto), pour son inscription. Le site est également un des huit paysages classés d’Omi, sur les bords du lac Biwa.

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Le temple Rokudo-Chinnoji

Autrefois, de nombreux cercueils de défunts passaient devant le temple Rokudo-Chinnoji (六道珍皇寺) situé sur le chemin reliant le centre-ville et Toribeno (鳥辺野), au sud du temple Kiyomizu, où se déroulaient les obsèques. Les gens disaient que le puits du temple menait au royaume des ombres et à Enma (閻魔), dieu de l’enfer qui juge le bien et le mal. Les rumeurs prétendent qu’au IXème siècle, Ono-no-Takamura (小野篁), poète spirituel et érudit, travaillait le jour à la cour de l’Empereur Saga (嵯峨天皇) et la nuit pour Enma.

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Le temple Jisso-in

L’un des élements à admirer à Kyoto est sans doute l’érable, en japonais momiji (もみじ). Dans le temple isolé d’Iwakura (岩倉), nommé Jisso-in (実相院), vous serez émerveillé par les beaux jardins, mais aussi par le reflet des érables sur le parquet vernissé, appelé yuka-momiji (床もみぢ). Le plancher de la pièce Taki-no-ma (滝の間), littéralement « salle de la cascade », semble changer en fonction des saisons.

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