Le tatouage au Japon

En Occident, le tatouage est un phénomène de mode, très répandu et qu’on affiche sans pudeur. Au Japon, c’est tout l’inverse.

Le tatouage a une connotation négative ; il est associé à la mafia ou tout simplement perçu comme ringard. En effet, aux yeux de la société japonaise, le tatouage n’est pas du tout « cool » mais témoigne au contraire d’un style médiocre.

Bref, le tatouage est très mal accepté au Japon. À l’entrée des bains publics (onsen), vous verrez d’ailleurs des panneaux interdisant l’admission aux personnes tatouées.

Dans le quotidien, il est vivement recommandé de couvrir vos tatouages afin de respecter les coutumes des japonais.

L’histoire du tatouage au Japon:

On appelle irezumi (入れ墨) l’art du tatouage japonais traditionnel. Il recouvre une large portion du corps, généralement tout le dos, le torse et les bras.

L’irezumi prend donc beaucoup de temps à réaliser, souvent plusieurs années.Dans ses motifs, on retrouve souvent la carpe Koï, qui symbolique la force et le courage, ainsi que des dragons ou autres créatures folkloriques.

Parmi les fleurs tatouées, on voit souvent le sakura, qui représente le caractère éphémère de la vie ; la chrysanthème qui symbolise la détermination ; et la pivoine qui représente la richesse. Continuer la lecture de « Le tatouage au Japon »

Le karōshi : la mort par surmenage au Japon

Au Japon, le terme karōshi (過労) fait référence aux morts liées à l’épuisement au travail. Le karōshi est reconnu comme maladie professionnelle par les autorités japonaises depuis 1989.   Réel problème de santé publique, cette mort par surmenage cause 200 décès chaque année. Mais ces chiffres ne représentent que la pointe de l’iceberg… Le karōshi est un phénomène de grande ampleur, peu visible et dont on parle peu. Il toucherait en fait plusieurs milliers de salariés japonais chaque année, tandis que des centaines de milliers de personnes seraient « à risque ».

D’après un rapport publié l’année dernière, 22,7% des entreprises japonaises admettent qu’une partie de leurs employés font plus de 80 heures supplémentaires chaque mois. C’est plus d’un salarié japonais sur cinq ! Plus inquiétant encore, ces 80 heures supplémentaires sont considérées comme le seuil officiel à partir duquel le surmenage présente un risque pathologique, et notamment un risque suicidaire.
Au Japon, la surcharge au travail s’explique plus par les moeurs sociales que par un réel besoin financier. C’est même parmi les salariés les mieux payés, notamment ceux qui gagnent plus de 80 000 euros par an, que le karōshi fait le plus de victimes. Continuer la lecture de « Le karōshi : la mort par surmenage au Japon »

Sakura et Samuraï

Historiquement, le symbole du sakura est aussi associé au code moral et éthique du samuraï (侍), qu’on appelle le Bushido (武士道) et qui signifie littéralement « la voie du guerrier ».

En effet, la vie du guerrier féodal était considérée comme belle et courte, à l’image de la floraison du sakura qui ne dure qu’une semaine. Le sakura représente ainsi la voie du guerrier, qui doit vivre et mourir en beauté pour son empereur.

Par la suite, lors de la Seconde Guerre mondiale, le sakura devint le symbole du sacrifice des soldats japonais pour leur nation. Approchant la défaite, en 1945, le vice-amiral Onishi Takijiro (大西 瀧治郎) lança une opération kamikaze de milliers de pilotes japonais. Le gouvernement, afin de motiver ses soldats, les encouragea à penser que leur âme se réincarnerait en fleur de cerisier. Le sakura décorait ainsi le flanc de leur avion ; et alors qu’ils décollaient pour leur mission suicide, le peuple japonais les saluaient avec des branches de cerisier.

Un moyen de transport d’origine japonaise : le pousse-pousse (rickshaw)

Le pousse-pousse est une petite voiture légère à deux roues, tirée par un homme, pour le transport d’une ou deux personnes. On l’appelle en anglais « rickshaw », dont le terme est en fait dérivé du japonais jinrikisha 人力車. Littéralement, la combinaison de jin (homme), riki (force) et sha (véhicule) signifie « véhicule à force humaine ».

S’il est certain que le pousse-pousse est originaire du Japon, il existe néanmoins plusieurs versions concernant son invention.

Une première version attribue l’invention au partenariat de trois japonais : Izumi Yosuke, Suzuki Tokujiro et Takayama Kosuke. Ils auraient introduit le pousse-pousse en 1869, inspirés par les calèches de Tokyo.

Selon une autre version, il aurait été inventé par un missionnaire américain du nom de Jonathan Scobie, qui vivait dans la ville de Yokohama. Celui-ci aurait imaginé le pousse-pousse comme un moyen de transport confortable pour sa femme handicapée.

Très rapidement, le pousse-pousse connu un énorme succès au Japon. Trois ans seulement après son invention, en 1872, il devint le mode de transport le plus populaire du pays, avec 40 000 véhicules en utilisation. À cette époque, la main-d’oeuvre humaine coûtait moins cher que les chevaux, utilisés en priorité par l’armée. C’est pourquoi le pousse-pousse était plus économique que la calèche.

À l’aube du XXème siècle, plus de 250 000 pousse-pousses arpentaient les rues des grandes villes japonaises !

Le Japon commença aussi à exporter au-delà de ses frontières, en Chine, en Birmanie et à Singapour. La popularité du pousse-pousse continua ainsi de s’étendre massivement en Asie et même en Afrique du Sud. Toutefois, après la seconde guerre mondiale, le Japon lui préféra bien sûr les modes de transport motorisés.

Aujourd’hui, il est cependant encore possible de se faire transporter en pousse-pousse dans certaines villes japonaises, par exemple à Kyoto dans les quartiers Arashiyama et Higashiyama !

Haru Basho, le grand tournoi annuel de sumo à Osaka

En ce moment, le Haru Basho (春場所) a lieu  à Osaka !C’est l’un des six grands tournois annuels de sumo au Japon, qu’on appelle Honbasho (本場所).

C’est aussi la seule occasion de voir des matchs professionnels de sumo à Osaka.

Son nom – Haru Basho – veut tout simplement dire « tournoi du printemps« , car il a lieu chaque année en mars. Cette année, le Haru Basho a lieu au Gymnase préfectoral d’Osaka (EDION Arena Osaka 大阪府立体育会館) du 12 au 26 mars 2017.Les cinq autres tournois annuels ont lieu à Tokyo (en janvier, mai et septembre), à Nagoya (en juillet) et à Fukuoka (en novembre).

Comment s’organise le Haru Basho ?

Le Honbasho dure toujours 15 jours. Chaque sumo a un match une fois par jour, pendant toute la durée du tournoi.Du matin au soir, les combats s’enchainent ainsi et gagnent en intensité, car les matchs des sumos les mieux classés sont prévus en derniers.

Le dernier jour du tournoi, le sumo ayant obtenu le plus de victoires reçoit le trophée de l’Empereur.

Le syndrome de Paris

Le Syndrome de Paris, en japonais Pari shōkōgun (パリ症候群), est un trouble psychiatrique qui touche spécifiquement des touristes japonais en voyage à Paris.

On estime de 10 à 20% le nombre de Japonais qui écourte leur séjour sur la capitale et si ils ne peuvent pas fuir, alors ils s’enferment dans leur chambre d’hôtel jusqu’au départ.

Pour les cas les plus graves une vingtaine de personnes chaque année sont  hospitalisées ou rapatriées au Japon.

Même s’il est rare, il frappe par son intensité : décompensation psychotique transitoire avec délires de persécution, hallucinations, convulsions, tachycardie, et attaques de panique…

C’est en 1986 que le Docteur Hiroaki Ōta (太田 博昭), psychiatre à Paris, repère pour la première fois ce syndrome.

Selon lui, l’origine du trouble vient du décalage entre l’image que se font les Japonais de la France et la réalité. 

En effet, ici au Japon, la France est synonyme d’élégance, de romantisme et de culture…

Sa capitale Paris, en particulier, est sublimée au quotidien dans des publicités pour des produits de luxe « made in Paris« .

Elle apparaît comme au temps du Montmartre et du Montparnasse des années folles, ou encore comme dans le film Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, qui connaît un grand succès auprès des japonais.

Mais en réalité, Paris est loin de correspondre à cet idéal, ce qui constitue un premier choc.
 

Le comportement des français envers les étrangers, mondialement réputé pour sa nonchalance, génère un deuxième choc.

En effet, le syndrome de Paris est aussi le résultat du fossé entre les codes culturels de l’hospitalité au Japon et en France. Continuer la lecture de « Le syndrome de Paris »

Saint Valentin 2017

Au Japon à la Saint Valentin, le 14 février ce sont les filles qui offrent des chocolats aux garçons …………..

Cependant le 14 mars pour le White Day les garçons offrent des chocolats blanc aux filles !

La Saint-Valentin a été lancé par les fabricants de chocolats dans les années 50.

C’est une fête commerciale où les femmes offrent des chocolats aux hommes.

Elles en offrent à l’être aimé, Honmei Choco 本命チョコ?, mais aussi par courtoisie à leurs collègues de travail masculins, patron et leur famille, c’est le Giri Choco義理チョコ?.

Par la suite le 14 mars, les hommes qui ont reçu des Honmei Choco peuvent offrir aux femmes un cadeau en retour pour le White Day ホワイトデー howaito dē?.

En guise de présent, les femmes reçoivent du chocolat blanc, des bijoux ou de la lingerie de couleur blanche.

Si on ne se fait plus de cadeau (avec le temps), c’est considéré comme le signe d’un amour partagé

Règles pour les touristes à Kyoto

Kyoto est devenu une ville très touristique du Japon dernièrement, en cause, son coté traditionnelle et sa praticité. Dans cette seule et même ville se trouve un grand nombre de temple célèbre, et propose beaucoup d’activités traditionnelles que l’on ne trouve pas forcément ailleurs (comme profiter d’un spectacle de Maiko par exemple).

Kyoto étant connue à l’internationale, cela attire un grand nombres de personnes. Malheureusement les touristes étrangés ne sachant pas se tenir lors de leur voyage au pays du soleil levant, la ville de Kyoto s’est vu obligé de déployer une campagne publicitaire, afin de transmettre aux touristes les bonnes manières et le savoir vivre:

Affiche des règles à respecter à Kyoto.
Affiche des règles à respecter à Kyoto.

– Vous devez fumer dans les aires réserves à cette effet. Il est interdis de fumer sur la voie publique. Attention car vous pourrez recevoir une amende. Il est à noter l’on peut cependant fumer dans les restaurants au japon, coté fumeurs.

– Voir des Geisha et des Maiko est un spectacle rare aujourd’hui, (la plupart du temps celle que vous croiserez dans la rue durant vos visites ne seront pas des Geisha mais de simples touristes qui jouent le jeu). Si vous avez la chance cependant d’en croiser une vraie ; vous pouvez la prendre en photo MAIS il est interdis de la toucher ou de bloquer son passage (pour prendre une photo avec elle). La raison est simple : elle quitte son Okiya (置屋, maison de geisha) pour rejoindre son client, elles sont donc pressées et elles ne peuvent pas s’arrêter pour vous.

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Les japonais qui nettoient Paris !

Paris est sale ! C’est ce que 90% des touristes pensent quand ils viennent dans la capitale !! Aie! Aie!

Pourtant il y a des poubelles partout, une armada de fonctionnaire de la ville de Paris dédié à cette tâche. D’ailleurs ou sont-ils ?

Paris, la poubelle ville du monde.
Paris, la poubelle ville du monde ?

En revanche vous avez peut-être vu des Japonais nettoyant Paris, voir la place de l’Opéra le 20 mars 2016 dernier? Cette belle action écologique n’était pas dû au hasard, l’opération a été lancé par l‘association japonaise Green Bird.

Green Bird - Opération de nettoyage au Trocadero
Green Bird – Opération de nettoyage au Trocadero

Green Bird (グリーンバード, Gurīn bādo) a été créée à Tokyo en 2003, elle rassemble des volontaires qui se sont donné, dans un premier temps, l’objectif de nettoyer les rues de leur ville.
L’idée est simple : « nettoyer une ville c’est nettoyer les cœurs et les esprits des gens. »
Leur devise est: « Garder propre, garder vert, nous sommes les oiseaux verts« .
Leur but: éveiller les consciences à plus de respect pour notre environnement et nos cités.

Au vu du grand succès de l’association dans tous le Japon, les Oiseaux Verts se sont lancé dans le nettoyage des plus grandes villes du monde entier.

Concernant la France, c’est notre belle capitale qui est nettoyée par l’association depuis 2007.

Paris en a bien besoin, les Touristes du monde entier se plaignent de l’image indécrottable de la ville où la propreté devient inexistante, ce qui les empêchent de profiter des monuments et autres magnifiques paysages que devrait offrir la ville.
C’est donc depuis 2007, que l’association se rassemble une fois par mois pour nettoyer les quartiers de Paris. Un travail bénévole réalisé à la main à l’aide de sacs et de pinces.

«Keep clean. Keep Green» !
«Keep clean. Keep Green» !

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Votre guide est-il bien certifié ?

Selon la loi japonaise sur le tourisme, une personne ne possédant pas de certificat de guide national (tsuyaku-annaishi) n’a pas le droit de proposer un service de guide contre rémunération. En Italie, où le titre de guide est bien protégé par l’Etat, les guides sans permis sont arrêtés. Il est donc impossible pour un Japonais parlant l’italien d’y amener des touristes sans certificat.

Le Japon n’en est malheureusement pas encore arrivé là. Parfois, je croise des guides, sans titre national, accompagnant des touristes, alors que des guides officiels n’arrivent pas à trouver de travail. Selon un sondage effectué en février-mars 2008 par le ministère japonais Kokko-sho (ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Equipement et des Transports), sur les 3446 participants au sondage, seuls 10% des guides-interprètes certifiés arrivent à ne vivre que de ce métier.

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