Kodai-ji Kyoto

Kodai-ji est un temple bouddhiste qui fait partie de l’école zen Rinzai.

Il est situé à l’est de la ville, dans le quartier de Higashiyama dans Gion. Il a été construit en 1606 à la demande de Kita No Mandokoro.  Une femme noble souvent appelée “Nene”, à la mémoire de son mari, Toyotomi Hideyoshi (1536-1598). Un grand général qui a réuni une grande partie du Japon sous son autorité à cette époque.
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Le Moine Eisai

Moine Eisai

Myōan Eisai (明庵栄西 – 27 mai 1141 – 2 juillet 1215) donc fondateur du Kennin-ji, commence ses études de moine dans un temple Tendai du japon, mais, mécontent de l’état du bouddhisme à l’époque, il part en 1168 en Chine, où il fait la connaissance du Chan (chinois traditionnel , peut être traduit « méditation silencieuse » et qui deviendra plus tard, au Japon, le zen). Continue reading “Le Moine Eisai”

Ryōan-ji

ryoanji kyotoLe Ryōan-ji (龍安寺, littéralement Temple du repos du dragon) est un monastère zen situé dans le Nord-Ouest de Kyōto, construit en 1450, durant l’ère Muromachi (室町時代 1336-1573). Il fait partie du Patrimoine mondial de l’UNESCO, étant l’un des monuments historiques de l’ancienne Kyoto. Le temple appartient à l’école Myōshin-ji de la branche rinzai du bouddhisme zen.

Le monastère a été fondé par Hosokawa Katsumoto (細川勝元 1430-1473), un aristocrate au cours de la période Muromachi. Katsumoto reçu une villa en succession d’un ministre impérial japonais, Tokudaiji Saneyoshi, puis pour en faire un temple, invite alors le 5ème abbé de l’école Myōshin-ji, Giten Genshō (1393-1462), pour qu’il devienne le moine fondateur du temple et ainsi soutenir la branche Rinzai du bouddhisme zen.

Hosokawa Katsumoto
Hosokawa Katsumoto

Lors de la guerre civil d’Ōnin (1467-1477), le Ryōan-ji fut en partie détruit par un incendie. Hosokawa Masamoto, (le fils de Hosokawa Katsumoto), lance alors, à partir de 1488, la reconstruction du temple de son défunt père. Suite à un nouvel incendie en 1797 le monastère sera alors ravagé puis profondément remanié. Les tombes de Katsumoto, sa femme, son fils Masamoto, et le prêtre Giten reposent aujourd’hui au Ryōan-ji.

De nos jour, le Ryōan-ji est célèbre pour la somptuosité de son jardin sec (枯山水, karesansui), considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de la culture zen japonaise, il attire par jour plusieurs centaines de visiteurs. Le jardin a été construit entre 1499 et 1507 et sa superficie est d’environ 200 mètres carrés.

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Kennin-ji

kenninji

Le Kennin-ji (建仁寺) est situé dans l’arrondissement de Higashiyama-ku à Kyoto, au Japon, dans le quartier touristique de Gion. Il fut nommé Gozan (五山, l’un des cinq grands temples de Kyōto) en 1334. Il contrôle actuellement presque 70 temples annexes.

L’ensemble des bâtiments date du XVIIIe siècle à l’exception de la chūmon (中門, porte centrale) qui date de la création du temple et la pagode à cinq étages, Yasaka-tō (八坂塔), érigée en 1440 et restaurée en 1618. Le temple contient également 3 jardins zen.

En 1202, le temple Kennin-ji fut fondé par le moine Eisai (栄西) à la demande de Minamoto no Yoriie (源頼家). C’est le plus vieux temple zen de Kyoto, les bâtiments sont magnifiques et s’ouvrent sur un jardins sec, un jardin de thé et un jardin de mousse et de roches.

Le jardin Daiôen (大雄苑) est constitué par de la mousse verte et des grandes pierres sur du sable blanc, un très beau jardin Zen.

Le jardin Chôontei (潮音庭) est une cour carré offrant une particularité rare de pouvoir être admirer et être aussi belle de tous les côtés.

Le jardin ○△□no niwa (○△□乃庭) représente six pensées principales du bouddhisme ésotérique (密教). Le ○ signifie l’eau, △ signifie le feu et □ signifie la terre. L’aspect principal de l’univers est d’être constitué par des formes simples.

jardin zen kennin ji

jardin zen kenninji

L’expression « Cinq grands temples » (五山, Gozan) se réfère à dix temples bouddhistes japonais de la branche Zen et de l’école Rinzai (il y a trois écoles du bouddhisme Zen: Rinzai, Sōtō et Ōbaku).

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Si vous voulez voir un match de sumo au Japon

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Le sumo, souvent appelé Kokugi (国技), est un sport national. Il a lieu pendant deux semaines, à partir du deuxième dimanche des mois impairs (1 = janvier, 3 = mars, 5 = mai, 7 = juillet, 9 = septembre et 11 = novembre). Hatsu-basho (初場所), en janvier, Gogatsu Giryoshinsa-basho (五月技量審査場所), en mai, ainsi que aki-basho (秋場所), en septembre, ont lieu dans le Ryogoku Kokugikan (両国国技館) à Tokyo. Haru-basho (春場所), en mars, a lieu dans le Osakafuritsu Taiikukan (大阪府立体育館) à Osaka. Nagoya-basho (名古屋場所), en juillet, a lieu dans le Aichiken Taiikukan (愛知県体育館) à Nagoya. Le dernier, Kyushu-basho (九州場所), en novembre, a lieu dans le Fukuoka Kokusai Center (福岡国際センター) à Fukuoka. Voir aussi mes articles Sumo partie 1 et partie 2 pour plus de détails sur ce sport national.

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Les Japonais, partie 5 : l’harmonie pour vivre

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« JSS, les jardins sont très beaux au Japon. En France, ils servent à embellir un site bâti, et ils sont généralement géométriques. Mais ici, les jardins sont d’abord conçus pour que les gens profitent de la nature, et les temples et les maisons sont construits autour. On peut y voir le vrai visage de la nature », m’a dit un touriste français dont je me suis occupé une fois.

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Ginkakuji -partie 2-

ginkakuji 1

Le temple Ginkakuji, le pavillon d’argent, à Kyoto, est mon monument préféré. Créés par le shogun Ashikaga VIII, à la fin du XVème siècle, le pavillon et son jardin font appel à l’esprit wabi-sabi, c’est-à-dire la sobriété et l’ancienneté. À la différence du pavillon d’or, Kinkakuji, construit un siècle plus tôt par Ashikaga III, le pavillon d’argent n’est pas couvert d’argent. Certains guides du tourisme mentionnent que le shogun voulait le recouvrir d’argent mais qu’il n’en avait pas eu les moyens.

 

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