Temple ou sanctuaire ?

Todai-ji-temple-Nara

Pour avoir la réponse à cette question, il faut tout simplement avoir à l’esprit que le Japon abrite deux religions principales : le Bouddhisme et le Shintoïsme.  Ce dernier est beaucoup moins connu en Occident, et le profane aura tendance à penser que les japonais sont tous bouddhistes. Ceci s’explique par le caractère intrinsèquement japonais du shinto : il n’existe que sur l’Archipel.

En effet, animiste et polythéiste, le Shinto (神道) est la plus vieille religion connue du Japon (en excluant le koshinto, « l’Ancien Shinto », pratiquée il y a des milliers d’années durant l’ère Jōmon – 縄文時代- par les premiers habitants du Japon, et dont un héritage se retrouverait aujourd’hui dans la religion des Aïnous d’Hokkaido et la religion des Ryūkyū à Okinawa). Le Shinto, ou « la Voie du Divin », déifie et sacralise la Nature, les animaux, et certains personnages importants. Ainsi, une rivière, une cascade, ou un simple rocher peuvent abriter une divinité ou un esprit : ce sont les kami (). Il y aurait aujourd’hui 90 millions de shintoïstes au Japon.

Le Bouddhisme, originaire d’Inde et ayant pour aboutissement la quête de l’Éveil, est arrivé sur l’Archipel par le biais de la Chine et de la Corée à partir du VIe siècle. Adopté dès lors par de puissants clans japonais, le Bouddhisme se développa rapidement. Aujourd’hui, il y aurait 89 millions de bouddhistes au Japon….

Ainsi, pour revenir au sujet de l’article, un sanctuaire sera inévitablement shinto, et un temple sera bouddhiste. Comment les reconnaitre ? Facile : le sanctuaire shinto débute par un torii (鳥居), un portique rouge qui matérialise la limitation entre espace sacré et espace profane. Tandis que pour le temple bouddhiste, l’entrée se fait sous une porte couverte (mon -門), parfois gigantesque et abritant de part et d’autre deux statues protectrices des lieux. Ensuite, un sanctuaire se compose le plus souvent de deux bâtiments (le Honden où l’esprit du kami demeure, et le Haiden où se déroulent les cérémonies religieuses), tandis que les temples peuvent être de véritable complexe de plusieurs édifices dont les fameuses pagodes.

…… Attendez une petite minute ! … Hein ? 90 millions de shintoïstes + 89 millions de bouddhistes = 179 millions de personnes, mais le Japon compte 127 millions d’habitants !.. Ceci s’explique par l’importance historique du Shinbutsu konkō (神仏混淆), textuellement  « syncrétisme des kami et bouddhas », soit un mélange shinto/bouddhisme qui se développa au fil des siècles. Ainsi de nos jours, un même japonais pourra prier les kami au Nouvel An, […se marier dans une (fausse) église chrétienne…] et avoir un enterrement selon la tradition bouddhiste. Ainsi, certains sanctuaires peuvent présenter des caractéristiques bouddhiques, et vice versa.

Du coup, pour ne pas se tromper : en plus de cet aspect architectural, la distinction sanctuaire/temple se fait du point de vue vocabulaire :

  • Les noms des sanctuaires shintos se termineront généralement par le suffixe –jinja 神社 (ex : Shimogamo-jinja), parfois -gū 宮 (ex : Tōshō-gū), ou encore -taisha 大社 (ex : Fushimi Inari-taisha).
  • Pour les temples bouddhistes : -dera 寺 (ex : Kiyomizu-dera), ou -ji 寺 (Kinkaku-ji).

Maintenant, plus aucune raison d’employer le terme « temple » à tort et à travers !

Sanctuaire Shimogamo

Peinture sur Byobu par Oukoku au Musée d’Art de Fukuda à Kyoto

Un chef-d’œuvre mettant en vedette une maison de thé et des chevaux du peintre japonais Konoshima Oukoku (1877-1938) sera exposé au public ici pour la première fois en 78 ans.

“Umayaji no Haru” (Printemps d’une route principale), une peinture réalisée sur une paire de byobu pliants, sera présentée au Musée d’Art de Fukuda, qui devrait ouvrir ses portes à Kyoto en automne 2019.

Oukoku était connu comme un artiste à égalité avec d’autres peintres célèbres, tels que Yokoyama Taikan et Takeuchi Seiho. Cependant, il a gardé ses distances avec la communauté de la peinture dans les dernières étapes de sa vie.

Le musée ouvrira ses portes à Arashiyama en octobre, avec la collection Fukuda, environ 1 500 œuvres d’art recueillies par Yoshitaka Fukuda, président de la société de financement des consommateurs Aiful Corp.

Chacun des Byobu pliants sur lesquels Umayaji no Haru a peint se compose de six panneaux. Chaque panneaux est de 1,7 mètres de haut et 3,75 mètres de large.

Un groupe de voyageurs se reposant dans une maison de thé sur une route principale est dessiné sur le panneaux de gauche, tandis qu’un cheval noir et un cheval blanc sont représentés sur le panneaux de droit.

L’œuvre précieuse a été présentée lors de l’exposition « Bunten » parrainée par le gouvernement en 1913.

Selon Oukoku Bunko, une fondation d’intérêt public pour préserver et montrer les œuvres du peintre, une personne a acheté la peinture après l’événement de 1913.

En 1941, le tableau a été montré au public lors d’une exposition tenue à la mémoire d’Oukoku, après quoi il a apparemment été revendu à une autre personne. En 2014, l’œuvre fait partie de la collection Fukuda par l’intermédiaire d’un marchand d’art.

Umayaji no Haru sera exposé du 20 novembre au 13 janvier lors de la deuxième session de l’exposition pour célébrer l’ouverture du Musée d’Art de Fukuda.

https://fukuda-art-museum.jp/en/

25ème Conférence Générale de l’ICOM à Kyoto

Du 1er au 7 septembre, Kyoto accueillera des milliers de directeurs de musées, de conservateurs et d’historiens de l’art du Japon et du monde entier lors de l’assemblée générale du Conseil international des musées (ICOM), basé à Paris.

Au cours de la semaine, une gamme d’ateliers, de séminaires et d’événements spéciaux sur la culture, l’art, l’archéologie et les musées aura lieu. Entre autres sujets, les participants discuteront de la manière dont les musées peuvent traiter des thèmes historiques.

Ajoutez à ces dizaines d’ateliers et de sessions conçus pour former les employés de musée, traiter de la préservation archéologique et discuter du rôle des musées dans un monde où il est plus facile que jamais de faire une visite virtuelle.

Pour Kyoto, où se trouvent une grande partie des œuvres d’art au Japon, le gouvernement utilise également la conférence de l’ICOM comme une occasion supplémentaire de promouvoir le «beau» Japon auprès de la communauté internationale.

À ce stade, on peut se demander si quelqu’un dans l’administration japonaise ou certains médias ont intérêt à parler à un public international de graves problèmes liés à l’art et à la culture japonaises d’une manière qui ne se présente pas comme une campagne touristique d’auto-satisfaction.

Quels problèmes?
Entre autre, protéger les musées et les anciens objets des collections de musées contre les catastrophes naturelles, par exemple. D’autant plus critique dans un pays avec des tremblements de terre et des typhons fréquents. Le tourisme de masse concentré sur une petite vingtaine de sites à Kyoto qui rendent la visite désagréable et occasionne beaucoup de dégâts etc…

Heureusement, la réunion de l’ICOM débattra sur le sujet des musées en temps de catastrophe. Une meilleure coordination entre les responsables des musées et les gouvernements au Japon, y compris des plans détaillés pour la récupération et la conservation devrait être une priorité absolue pour la coordination des politiques des gouvernements locaux et nationaux.

La mise en place de limites journalières ou horaires strictes concernant le nombre de visiteurs autorisés dans les musées, en particulier si des objets historiques anciens sont exposés mais cela pourrait rendre la discussion plus difficile, surtout au Japon.

Le sur-tourisme, ou «pollution du tourisme», est devenu un problème majeur dans le pays, en particulier dans les temples et les sanctuaires de Kyoto, où le risque de dommages est manifestement plus élevé. L’un des objectifs de la réunion de l’ICOM à Kyoto est de discuter des différentes manières dont les visiteurs des musées peuvent vivre une expérience plus agréable et plus éducative. Différentes idées de marketing modernes seront sûrement présentées et certaines sessions discuteront du rôle des technologies interactives pour aider les visiteurs à comprendre et à apprécier le passé.

À Kyoto, l’idée de limiter le nombre de visiteurs sur les sites touristiques les plus populaires est à l’étude depuis des années. Les musées se plaignent généralement de fermer trop tôt (16h) et pourrait encourager au moins les musées publics à rester ouverts jusqu’à tard dans la soirée certains jours.

Toute limitation du nombre de visiteurs pourrait inquiéter les responsables de Kyoto sur une éventuelle perte de recettes touristiques. Espérons que la réunion de l’ICOM leur fournira des leçons à adopter et pas seulement une autre occasion de se vanter de leur culture et de leur histoire, surtout quand on voit la destruction massive de maisons Japonais traditionnelles dites Machiya.
Plus d’un millier de maisons en 2 à 3 ans et une dizaine de grands temples pour construire des hôtels en général cheap pour une clientèle bien cheap venant majoritairement du grand pays voisin !

Le bilan sur la culture et le tourisme à Kyoto est sincèrement désolante et le nombre de touristes se plaignant d’avoir vécu des expériences négatives à Kyoto dépassent les 50% d’après une étude fourni par Kyoto city..

Il y a beaucoups de choses à faire et il faut reagir vite!

https://icom-kyoto-2019.org/

teamLab présente une exposition sur la “forêt numérisée” au sanctuaire de Shimogamo à Kyoto

teamLab revient une nouvelle fois avec une autre installation artistique immersive sur un site du patrimoine mondial de l’UNESCO à Kyoto, le sanctuaire Shimogamo. L’exposition «Digitized Forest» (Forêt numérisée) met en avant les technologies numériques non matérielles qui transforment la nature en art sans lui nuire.

Cette année, l’installation interactive Walk, Walk, Walk dans la forêt de Tadasu du site génère un groupe de personnalités anonymes et diverses qui marchent le long de la rivière Izumigawa qui traverse la forêt de Tadasu. Les gens peuvent rester avec ces personnages ou les quitter et regarder leur progression. Des œuvres précédentes telles que les sphères flottantes et résonnantes seront placées à la porte du sanctuaire de Shimogamo et les installations Forêt résonante et Autonomous Resonating Life feront écho à la couleur vibrante et au ton répandus dans les sphères lumineuses du jardin.

L’exposition aura lieu du 17 août au 2 septembre 2019. Les billets sont en vente sur le site web de Lawson Ticket ou à la porte pendant la période d’exposition, au prix de 1 300 JPY en semaine et de 1 500 JPY le week-end.

Gion brule à Kyoto

Un incendie s’est déclaré lundi 8 juillet 2019 dans un restaurant japonais du quartier touristique de Kyoto à Gion, engloutissant plusieurs maisons voisines, a annoncé la police.

L’incendie s’est produit vers 21h15 dans un restaurant situé dans la rue principale du quartier des geisha de Gion, où se trouvent de nombreuses maisons de marchands japonais traditionnelles en bois.

Cinq maisons traditionnelles Japonaise sont parties en fumé…..

On remarque que les 3 gros feux en moins de un an étaient tous dans le quartier historique le plus cher de Kyoto et bien sûr du Japon…..

Le Château d’Osaka

Le château d’Osaka est l’un des châteaux les plus célèbres de l’archipel. Notamment grâce à son intérêt historique puisque ce n’est pas moins de 435 ans que nous contemplons depuis ses remparts. Enfin bien entendu si nous mettons de côté que l’édifice fut détruit et reconstruit de nombreuses fois, au gré des nombreuses guerres qui déchirèrent le pays pendant des siècles.

Son propriétaire n’est autre que Toyotomi Hideyoshi (豊臣秀吉 1537-1598) qui en décida l’édification en 1583, mais ne put en profiter que peu de temps : achevé en 1597, il mourut un an plus tard. Passé aux mains du fils, Toyotomi Hideyori , le château sera le théâtre d’un des évènements majeurs dans l’histoire de Japon : le siège d’Osaka par la puissante famille Tokogawa et leur deux campagnes militaires de 1614 à 1615 qui aboutirent à la prise du château et sa destruction complète, et l’unification du Japon féodal par les Tokogawa. Une stèle en pierre fut placée dans la partie nord du château, à l’endroit même où Toyotomi Hideyori, et sa mere, Yodo-dono, se suicidèrent par seppuku, faisant ainsi disparaitre le clan Toyotomi.

Reconstruit par les Tokogawa en 1620, puis quasi détruit a nouveau lors de la restauration de Meiji, re-re-construit dans les années 30, il sera re-re détruit par les américains durant la 2nd guerre mondiale..

Donc, d’un point de vue historique, ce château vaut le détour. D’un point de vue architectural, nous serons mitigés. De l’extérieur, le château, ses remparts et ses jardins sont magnifiques, et ne mâchons pas nos mots, vous y photographierez probablement parmi vos plus belles photos au Japon. Quant à l’intérieur du monument…

Cet édifice est l’une des principales, si ce n’est la principale, attraction touristique de la ville. Et le terme « attraction » n’est pas usurpée tant l’intérieur dénote avec l’extérieur. Pour sa reconstruction, le bois, matériau noble, a laissé sa place à un matériau dit moderne : le béton (soyons sarcastique, mais peut être que le gouvernement japonais était lassé des trop nombreuses destructions du bâtiment..). Ascenseurs, escaliers en bétons d’un triste gris monotone, néons, télévisions, boutique, nous nous trouvons dans un musée moderne de 1997 à la gloire de Toyotomi Hideyoshi. Peut-être est-il trop moderne, peut-être avait-il sa place ailleurs, mais quelque chose ne va pas avec cet intérieur. Mention spécial, avec la possibilité pour les touristes moyennant yen de se coiffer d’une réplique bas de gamme de casque, kabuto (兜, 冑) de célèbres samouraïs…

Accès au château d’Osaka : l’arrêt le plus proche est Tanimachi Yonchome accessible avec les lignes de métro Tanimachi et Chuo. Ouvert tous les jours sauf du 28 décembre au 1er janvier. Tarif d’entrée aux jardins et à l’extérieur du château : gratuit. Tarif d’entrée du château (on va dire que la vue panoramique d’Osaka accessible 8eme étage vous intéresse) : 600 yen.

Le Château de Nijō (二条城) à Kyoto

En 2026, le château de Nijō à Kyoto fêtera ses 4 siècles d’existence. Débuté en 1603, puis achevé 23 ans plus tard, il fut construit à l’initiative du shogun Tokugawa Ieyasu (1543-1616) puis complétée par son petit fils,. Iemitsu Tokagawa. Les Tokugawa firent de l’édifice la résidence secondaire du shogunat à Kyoto, lors de leurs séjours dans la capitale impériale du Japon (le shogun vivant alors à Edo, la future Tokyo). En 1994, le château fut nommé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le monument se compose de deux bâtiments principaux : le Palais Ni no maru (二の丸) et le Palais Hon maru (本丸), soit environ 8 000 m2 de constructions sur  une surface totale de 275 000 m2.

Dans le palais Ni no maru, des premières pièces à la décoration sommaire, aux pièces intérieures richement décorées, l’ordonnancement des pièces témoigne de l’importance des rapports sociaux au Japon : les unes pour les visiteurs lambda, les autres pour les visiteurs de marque.

Outre les douves, ses immenses portes et murs de pierre massifs qui constituent la panoplie défensive de tout château digne de ce nom, le château de Nijō possède un plancher dit «rossignol». Comme son nom l’indique, chaque pas sur ce plancher émettra un bruit identique au cui-cui d’un oiseau, afin de prévenir toute intrusion d’individu mal intentionné, les assassins notamment…

En 1867, c’est dans le palais Ni no maru que le shogun Yoshinobu Tokugawa dut rendre officiellement le pouvoir à l’autorité impériale, mettant fin aux 265 années du shogunat des Tokugawa, pour voir débuter un an plus tard, la restauration de Meiji (1868-1912).

Divisé à l’origine en cinq parties : appartements, salles de réception et de divertissement, hall d’entrée et cuisines, le palais Hon maru fut détruit par le feu qui ravagea Kyoto en 1800. Hon maru est ouvert pour le public uniquement lors d’événements spéciaux.

Malgré cette déconvenue, les jardins méritent à eux seuls le détour, Japon oblige, l’ensemble étant très bien entretenu : cerisiers, ginkgos, pins, ainsi qu’un grand bassin dans le plus pur style japonais avec ses nombreuses pierres placées méthodiquement.

Accès au château de Nijō : depuis la gare de Kyoto, prendre la ligne de métro Karasuma, jusqu’à Karasuma-Oike, puis la ligne Tozai jusqu’à l’arrêt Nijojo-mae. Fermée les mardis des mois de janvier, juillet, août et décembre. Tarif d’entrée du château : 600 yen, +400 yen pour le palais Ni no maru.

L’été à Kyoto

L’été à Kyoto est peut-être la saison la moins populaire, car il fait très chaud et humide, il y a des moustiques et des cigales extrêmement bruyantes. Cependant, l’été apporte beaucoup de célébrations et de festivals locaux passionnants qui constitue un moment idéal pour s’immerger complètement dans la culture japonaise et en apprendre davantage sur son patrimoine historique.

Ne manquez pas Aoi Matsuri qui est l’un des trois festivals les plus célèbres de Kyoto et qui se tient chaque année le 15 mai. Organisé depuis le 7ème siècle, c’est un festival de deux sanctuaires Kamo au nord de la ville, Sanctuaire Shimogamo et sanctuaire Kamigamo. Son défilé principal présente 500 personnes vêtues de costumes japonais historiques de la période Heian. Le défilé commence au palais impérial pour arriver au sanctuaire de Shimogamo où les participants se joignent à une cérémonie. La procession part ensuite pour le sanctuaire de Kamigamo.

Le festival de Gion organisé par le sanctuaire de Yasaka est peut-être le festival d’été le plus important de Kyoto. Fondée il y a 1 100 ans, il dure tout le mois de juillet et se termine par une grande procession d’énormes chars, le Yamaboko Junkō, les 17 et 24 juillet.

Août apporte Kyo No Tanabata. Selon la légende, Orihime et Hikoboshi étaient éperdument amoureux et négligeaient leurs devoirs. Le père d’Orihime a puni le couple en bannissant Hikoboshi de l’autre côté de la rivière des Cieux (représentée par la Voie lactée). Orihime est tombée dans le désespoir à cause de la perte de son amour et finalement, son père a cédé et a permis aux deux de se rencontrer une fois par an, le septième jour du septième mois. Ce jour est maintenant marqué comme Tanabata et les Japonais le célèbrent en écrivant leurs souhaits sur des bandes de papier et en les attachant sur des branches de bambou. Des illuminations magiques et des projections d’art sont présentées principalement sur les rivières Hori-kawa et Kamo-gawa dans le plus pur style de Kyoto, créant une ambiance magique permettant aux visiteurs de profiter de la saison estivale pendant les soirées fraîches.

Pour éviter la chaleur étouffante du soleil estival, les habitants cherchent souvent un répit dans les montagnes environnantes de Kibune. De mai à la mi-septembre, cette petite ville attire les visiteurs désireux de s’adonner à l’une des meilleures traditions estivales du Japon: le kawadoko. Originaire de la période Edo, kawadoko se traduit par «le sol de la rivière» et désigne la restauration sur le patio prolongé au-dessus de la rivière. Les visiteurs sont invités à s’asseoir sur les plateformes en tatami construites à quelques centimètres au-dessus de la rivière. Une version plus moderne du restaurant kawadoko est située au cœur de Kyoto, le long de la rivière Kamo. Presque tous les restaurants sur la rivière ont aménagé des terrasse uniquement pendant cette période de Mai à fin Septembre.

Visiter les forêts luxuriantes d’Arashiyama est toujours une bonne idée, mais encore plus pendant les chaudes journées d’été. Après une promenade matinale dans la forêt de bambous, allez dans les temples environnants et certains jardins de mousse isolés. Une fois que vous avez terminé, vous pouvez vous rendre à la rivière et faire une promenade en bateau.

Tout savoir sur Kyoto

Kyoto est l’une des villes au Japon qui permets de voyager dans le temps. Pendant la seconde guerre mondiale, Kyoto a été épargné par les bombardements, par conséquent, elle a conservé ses monuments magnifiques et ses jardins absolument exceptionnels. En dépit du développement et de l’urbanisation débridé avec un manque total de cohérence architectural, les anciennes (toutes petites) parties historiques de Kyoto dégagent toujours le charme japonais, quintessence des traditions ancestrales.

Quand Venir à Kyoto ?

Kyoto est toujours à tout moment une bonne idée, les saisons sont bien marquées aussi ce n’est jamais la même ville. Les hordes de visiteurs affluent au printemps (avril) pour s’émerveiller autour de la floraison des cerisiers ou de l’automne (novembre) pour admirer les feuilles rouges, les Koyo.  Les érables japonais sont toujours surprenant avec une magnifique palette colorée du jaune orange au rouge vif.
L’été est un bon moment pour profiter de kawadoko, une tradition qui permet de manger sur les terrasses au bord de la rivière Kamo Gawa. L’hiver est la saison la moins touristique, ce qui signifie qu’une seule chose ! Pas besoin de faire du coude à coude dans la foule pour profiter des sites touristiques les plus fréquentés.

Aucun Festival à Kyoto ne peut égaler l’exceptionnel Festival de Gion. L’un des festivals les plus célèbres au Japon, Gion Matsuri est l’événement annuel du sanctuaire Yasaka qui se déroule en juillet avec le 17 juillet et le 24 juillet quand les chars richement décorés, Yamaboko Junko, défilent dans les rues. C’est le moment idéal pour admirer la promenade des Kyotoites et touriste dans des Yukata.

Que manger ?

En tant qu’ancienne capitale impériale du Japon, Kyoto est aussi le lieu de naissance du Kaiseki Ryori, ou la haute cuisine japonaise. Élaborée et luxueuse, c’est un repas traditionnel japonais à plusieurs plats, issu de la cérémonies du thé au XVIe siècle. Le menu change en fonction des saisons et chaque plats se caractérisent par une présentation visuelle saisissante. C’est une expérience culinaire unique en son genre qui sera un véritable régal pour vos yeux ainsi que pour votre palais.

Cette charmante ville, riche en culture et en histoire, séduira tous les voyageurs.

Les maisons de ville en bois Machiya disparaissent de Kyoto

Kyomachiya Kyoto

Les maisons de ville japonaise traditionnelle, sont systématiquement démolie.

Alors que beaucoup de gens déplorent la perte des Geisha et des Maiko à Kyoto, ce sont aussi les Kyomachiya, les ryokan où les artisans et les marchands vivaient et travaillaient dans la ville qui disparaissent aujourd’hui dans un rythme le plus en plus rapide.

Au cours des dernières années, les Kyomachiya ont été systématiquement démolis dans toute la ville. De nombreuses maisons de ville se sont transformées en maison presque à 100 % made in china et plastique ou bien en immeuble de médiocre qualité.

Une enquête menée en 1998 par la ville de Kyoto montre qu’il ne reste qu’environ 28 000 maisons en bois traditionnelles (sur des centaines de milliers après la Seconde Guerre mondiale), et environ 500 autres sont détruites chaque année. Entre 1993 et ​​2003, plus de 13% des kyomachiya ont été détruits. En faites les maisons n’ont pas étaient détruite pendant la guerre puisque Kyoto n’a pas était touché mais en réalité se sont les Japonais eux même qui les détruises sous le couvert de l’industrialisation à marche forcée du Pays.

Ce n’est pas que les Kyotoites aient tourné le dos à la tradition; le déclin de la kyomachiya dans la ville est en grande partie dû à la politique du gouvernement basé sur l’industrialisation à outrance et à l’économie à court terme sans véritable vision à long terme. Depuis 1936, les autorités ont interdit la construction de nouvelles Kyomachiya, tandis que celles qui restaient ont été démolies car en prime les droits de succession sont très élevés au Japon. Résultat Kyoto est complètement défiguré dans le centre-ville et perd beaucoup de son charme.

Les boutiques en bois d’artisans et de marchands ont prospéré à Kyoto plus que partout ailleurs au Japon en raison de la présence de la cour impériale. Les maisons longues et étroites des commerçants étaient adaptées à leur commerce et à leur style de vie: un magasin à l’avant et la maison pour y vivre à l’arrière. (Un deuxième étage était très mal vue, conformément à une tradition qui interdisait à quiconque de se tenir plus haut que le shogun à cheval.)

Les kyomachiya d’origine laissés dans certaines parties de la ville n’ont guère changé par rapport à celles construites pendant la période Edo (1603-1868). La plupart des maisons de ville ont conservé leurs activités d’origine depuis un siècle avec des façades toujours conformes au type de commerce pour lequel elles étaient connues.

La seule chose pour le momment qui empêche la disparition complète des maisons de ville en bois de Kyoto est le travail de conservation d’organisations à but non lucratif et d‘une nouvelle génération d’entrepreneurs qui convertissent les anciennes structures en cafés, restaurants, galeries et maisons à louer. Sans eux et sans l’intervention du gouvernement (espoir), le lien de Kyoto avec sa longue et fière histoire d’artisanat risque de se perdre à jamais.

Soutenez les en achetant dans ces boutiques et en allant dans les cafés, restaurants, ou bien même en séjournant dans une Machiya en location

Si vous avez envie de vivre l’expérience d’une Machiya pendant votre séjour, vous pouvez en louer une, les prix sont très raisonnable.

Le Japon cède 8 millions de maisons abandonnées

Le gouvernement japonais lance un programme visant à réduire le nombre de maisons abandonnées à travers le pays en les proposant à la vente pour presque rien, ou même rien, selon Insider. Selon un rapport de 2013, environ huit millions de maisons ont été abandonnées dans tout le Japon.

Les catastrophes naturelles et le vieillissement de la population tendent à être les principales raisons pour lesquelles nombre de ces maisons sont restées vides pendant tant d’années. Mais, selon Insider, une superstition persistante au sujet de vieilles maisons ou de maisons où des personnes sont décédées est considérée comme une malchance peut être aussi difficile à vendre.

En plus de certaines des maisons gratuites énumérées, le gouvernement peut également offrir des fonds pour rénover les propriétés, en particulier dans les cas où elles ont été abandonnées et laissées en mauvais état.

Selon le Japan Times, 70% des habitants de Tokyo vivent dans des appartements. Bien que ces maisons abandonnées soient peut-être principalement un problème rural, beaucoup d’entre elles ont également fait leur apparition dans les banlieues et à proximité des villes, ce qui en fait des options potentiellement viables pour les personnes qui en ont marre de vivre dans des zones urbaines restreintes.

En outre, le Nomura Research Institute (NRI) prévoit que le nombre de maisons abandonnées pourrait atteindre 21,7 millions d’ici 2033, soit près du tiers de toutes les maisons du pays, selon le Japan Times.

«Si cela continue, il peut être nécessaire à un moment donné de limiter la construction neuve. Mais cela aurait un impact substantiel sur l’économie », a déclaré Wataru Sakakibara, consultant senior chez NRI, au Japan Times.

Website maisons abandonnées