Ikebana

Si la culture japonaise vous intéresse vous devez déjà avoir entendu parler de l’Ikebana. Mais savez vous exactement ce que c’est ?

Le mot Ikebana (生花) ou Kadô (la voie des fleurs – 華道) vient du japonais «ikeru 生ける» qui signifie «faire vivre», et de « hana » qui signifie «fleur». L’Ikebana est l’art japonais de la composition florale, un art dans lequel la disposition des éléments du bouquet est réglée par une symbolique précise. Au delà de la recherche d’un certain esthétisme, l’Ikebana demande une certaine concentration, dans le but de s’unir à ce que les Japonais appellent «le cœur des fleurs». Il est à noter que au Japon l’étude de l’Ikebana est pris très au sérieux, et qu’ils peuvent commencer à l’étudier dès le plus jeune âge, la parfaite maitrise de l’Ikebana demande des années de pratique.

ikebana a tous les ages

Il est important de prendre en compte l’aspect extérieur de votre œuvre, en jouant avec les couleurs, la courbe, les formes, la matière, l’espace. Du choix de vos plantes jusqu’au vase, il vous faut visualiser votre création pour marier équilibre et harmonie. L’Ikebana est directement relié à votre caractère, alors laissez le s’exprimer.

Depuis peu, cette discipline suscite un grand intérêt à l’international. Au-delà de la conception d’un arrangement floral: lorsque l’on pratique l’Ikebana, on comprend combien le dialogue avec les végétaux amène à la connaissance de soi-même, et que la concentration demandée pour l’élaboration d’un bouquet engendre le calme et la sérénité chez la personne qui créé l’œuvre.

Le Japon a reçu l’art floral de la Chine au début du 6ème « siècle » et été réservé exclusivement aux hommes. Avec le bouddhisme les ambassadeurs japonais ramenèrent cette discipline par la coutume des offrandes florales appelé «Kuge 供花» en japonais.

Exemple de Kuge
Exemple de Kuge

Les compositions florales de l’époque ne portent pas encore le nom d’’Ikebana et cet art en devenir n’est pas encore codifié. Le terme alors employé est celui de Mitsu-gusoku (三具足 terme bouddhique dont la composition utilisé 3 instruments pour le culte: un vase, un bruleur d’encens et un porte bougie, que l’on dépose souvent devant les 3 Hotoke (divinités bouddhistes, à savoir Amida-nyorai (Amithaba) toujours placé au centre au centre, Kannon-bosatsu à sa gauche et Seishi-bosatsu à sa droite ) ou devant une image bouddhique). Continue reading “Ikebana”

Tatami 畳

Le tatami 畳 est le tapis de paille traditionnel du Japon. Il est composé d’une natte fixée sur un socle de paille compressée d’environ 90 cm sur 180 et pesant 30 kg. 畳 littéralement « rempli » ou « tassé ».

tatami-1

On y pratique les arts martiaux comme Judo (柔道) et de nombreuses maisons japonaises possèdent une ou plusieurs pièces de style traditionnel avec des tatamis.

Leur nombre permet de se faire une idée précise de l’espace de la pièce : le tatami est considéré comme unité de mesure pour la surface d’une pièce et on parle souvent d’une pièce de six tatami ou de quatre tatami et demi (en japonais, le premier se dit rokujo 六畳 et le dernier yojo-han 四畳半, environ 7 mètres carrés). Ce sont les dimensions ordinaires de pièce de maison japonaise.

tatami-room

Les tatami absorbent l’humidité de l’air en été et au contraire gardent la chaleur en hiver. Au Japon on doit se déchausser avant d’entrer dans la maison ou de marcher sur le tatami afin de ne pas apporter la saleté de la rue.

En effet, on s’y assoit directement et on peut aussi y dormir en installant un matelas léger (le futon 布団) au moment de se coucher, puis on le range le matin dans un placard.

Une pièce de tatami peut ainsi avoir plusieurs fonctions : on peut y travailler, manger, se divertir et elle peut servir de chambre à coucher. Le tatami permet de vivre simplement dans un espace limité. On appréciera leur souplesse au pied et leur odeur de paille lorsqu’ils sont neufs.

La disposition des tatamis suit certaines regles :

Shūgijiki disposés dans les deux sens et Fushūgijiki disposés en sens unique.

tatami-disposition

Parapluie Japonais

Wagasa
Wagasa

Le parapluie japonais est fait avec du papier japonais (washi) ou un chiffon de soie avec du bambou. Il a été très utilisé et nécessaire dans la vie quotidienne dans l’ancienne capitale du Japon, Kyoto. Il a été largement utilisé pendant la période Heian et Kamakura (794 – 1333) jusqu’à ce que le parapluie de style occidental soit introduit à partir de la période Edo et Meiji (1603-1912).

Au cours des dernières années, les parapluies japonais sont fondamentaux pour le Kabuki, la cérémonie du thé, la danse japonaise, les cérémonies traditionnelles et festivals dans les sanctuaires et les temples. Ils sont également couramment utilisés comme accessoires intérieurs.

Il existe trois types de Wagasa: un parapluie (Wagasa), un parasol pour danser (Maigasa) et un parasol (Higasa).

Wagasa
Le papier Washi est graissé et il peut être utilisé comme un parasol. C’est un parapluie plus solide et résistant. L’élégance et la beauté de la couleur du papier Washi mets en valeur le style japonais. Il est également populairement choisi comme un élément commémoratif pour le mariage ou un cadeau pour des occasions de célébrations.

Maigasa
C’est un parasol pour la danse. Il est utilisé pour la danse japonaise et les chansons folkloriques. Il est léger et facile à utiliser pour la danse. Les parasols sont magnifiquement conçus non seulement pour la danse mais sont aussi utiles dans la vie quotidienne.

Higasa
Ce parasol n’est pas graissé et a une couleur vive. Il ajoute de la couleur aux différents événements de la vie tels que la cérémonie de mariage et la fête des sept ans, cinq ans et trois ans de la vie des petits japonais.

Higasa
Higasa

 

Chochin la lanterne Japonaise

 

Chochin
Chochin – Lanterne Japonaise

La lanterne japonaise ‘Chochin’ est faites de bambou cylindrique et de papier Washi japonais avec une bougie placé à l’intérieur .

Toutefois, il n’est pas clair quand elle fut utilisé pour la première fois, le prototype de la Chochin aurait était créé dans la période Muromachi (1336-1573 AD ). Elle est devenu largement utilisée dans la période Edo (794-1333 AD ) quand les bougies de cire sont devenus populaires.

Aujourd’hui, elle est nécessaire pour les cérémonies traditionnelles et festivals dans les sanctuaires et les temples, également populaire pour la décoration et accessoires d’intérieur .